
Journaliste médias au Monde, Xavier Ternisien a récemment publié une pertinente analyse sur l’anonymat des blogueurs. Le sujet semble préoccuper de plus en plus quelques bonnes âmes soucieuses d’accroître la transparence cristalline de la blogosphère, notamment en matière de diffamation. En témoigne la proposition de loi initiée par le sénateur Jean-Louis Masson qui réclame la levée de l’anonymat. Alors bas les masques et haut les plumes ou alors tous aux abris derrière le clavier ?
Fraîchement débarqué dans l’univers trépidant du blogging, c’est effectivement la première question que je me suis posée. Dois-je avancer à couvert du fait de mes fonctions professionnelles qui exigent un certain droit de réserve ou dois-je au contraire afficher clairement mon profil au risque de peut-être me carboniser dans mon métier pour excès de parole ? Pour quiconque embrasse la tentation de l’expression publique, le dilemme vaut la peine d’être soupesé. Chacun sait évidemment qu’entre le « off » et le « on », entre l’oral et l’écrit, la barrière est mouvante, subtile, perverse et potentiellement piégeuse.





















