
La crise surréaliste que s’est offerte le football français pendant son piteux séjour en Afrique du Sud est un concentré phénoménal des erreurs d’attitude les plus classiques en matière de communication de crise. Erreurs qui ont conduit le football tricolore dans une apocalyptique débâcle. Il reste désormais à espérer que celle-ci soit à l’aune du concept de l’économiste autrichien Schumpeter : la destruction créatrice. Revue de détail d’un désastre annoncé.
La tragi-comédie malsaine dont le monde entier a pu se gausser pendant deux semaines, n’est en fait que l’aboutissement logique d’une crise qui couve depuis la précédente coupe du Monde de 2006. A cet égard, le coup de boule hallucinant de Zidane sur l’inélégant Materrazzi en pleine finale résonne comme une sorte d’augure des sables mouvants délétères dans lesquels le football français ne va plus cesser de s’enfoncer jusqu’à l’Afrique du Sud.
Si mythique fut-elle, cette finale fut pourtant une divine surprise. Qualifiée laborieusement pour la phase finale, la France démarre le tournoi de manière tout aussi pataude et sans génie. Un homme cristallise le ressentiment général : le sélectionneur Raymond Domenech. Déjà ! La suite est connue. Les leaders du vestiaire tricolore que sont les Zidane, Thuram, Gallas, Makelele, prennent le pouvoir, isolent le sélectionneur et font parler le talent sur la pelouse jusqu’en finale contre l’Italie.





















