
Provoquées par la main de l’homme ou simplement subies, les catastrophes ont toujours rythmé le cours des activités humaines. Plus ou moins bien vécue sur l’instant selon son degré de gravité, l’impact de la catastrophe a longtemps eu tendance à s’estomper progressivement au fil du temps qui passe comme viennent de le retracer les épisodes précédents du dossier « Risque & Progrès ». Il en reste certes des traces dans les livres ou dans les témoignages mais la charge émotionnelle n’a plus la puissance de celle qui avait pu prévaloir à l’instant où l’accident s’était déroulé. Les années 70 vont marquer un nouveau tournant dans la perception des risques liés au Progrès. Avec instantanéité, ubiquité et durabilité.
Depuis quarante ans, l’information planétaire est devenue une réalité plus que tangible. Le fameux « village global » cher à Marshall McLuhan dans ses ouvrages, s’est urbanisé à vitesse galopante, d’abord avec l’avènement de la télévision et de la radio puis aujourd’hui avec celui d’Internet et de ces vidéos instantanées que l’on échange et diffuse à la demande via le téléphone et des sites spécialisés comme You Tube, Daily Motion ou encore via Twitter. Lointaines ou proches géographiquement, les catastrophes et les drames peuvent maintenant être vécus en direct (ou presque) et perdurent ensuite dans la mémoire collective.

















