Peut-on concilier blog d’expression personnelle et activité professionnelle ?

par Olivier Cimelière
BLOG - Blog logo

Formulée ainsi, la question peut apparaître déplacée tellement l’identité numérique est peu à peu devenue une prolongation mutuelle de son profil personnel et de sa réputation professionnelle pour bon nombre d’experts, d’influenceurs et d’acteurs de la vie publique. Même si cela ne constitue pas en soi une obligation incontournable, la création et l’animation d’un espace numérique en son nom propre est incontestablement un levier pour augmenter sa visibilité professionnelle, décloisonner et étendre son réseau de contacts, accélérer la circulation et le partage d’idées, voire susciter des opportunités que le « real life » aurait mis des lustres à générer. C’est qu’on appelle communément le « personal branding » et les ouvrages abondent sur le sujet !

C’est précisément sur ces bases exaltantes que je me suis lancé à corps perdu dans l’aventure d’un blog personnel sur la communication, l’information et la réputation en mai 2010. Quelques mois plus tard, je ne regrette absolument pas d’avoir apporté ma petite pierre digitale à cette effervescente blogosphère. Cela m’a permis de nouer de nouvelles relations enrichissantes avec des homologues, des journalistes, des blogueurs partageant les mêmes centres d’intérêt et d’apprendre un peu plus à évoluer dans l’univers bavard et luxuriant des médiaux sociaux. En faisant cela, je n’ai jamais eu l’impression d’affronter un dilemme schizophrénique où la casquette professionnelle du personnage craindrait en permanence de se voir écornée par la plume prolixe et passionnée de la face personnelle.

 Etats de la France : Optimisme droit devant ou déprime totale ?

par Olivier Cimelière
France - Logo Etats de la France

J’ai participé comme auditeur à la 5ème édition du colloque « Les Etats de la France » qui s’est tenu le 16 décembre au Palais du Luxembourg à Paris. Ce rendez-vous annuel des dirigeants et décideurs d’entreprise prend régulièrement le pouls de la nation France à travers les prismes économiques, politiques, sociaux et internationaux. A travers le décryptage conjoncturel opéré par des experts, des patrons et des acteurs de la vie publique nationale et étrangère, l’événement s’efforce de poser un regard sur l’attractivité de la France auprès des investisseurs et de tracer les futures lignes de progrès pour que l’Hexagone puisse demeurer dans le peloton des pays compétitifs et innovants à l’horizon de 2020.

Alors que la France vient de sortir d’une période agitée de mouvements sociaux liés à la réforme des retraites et qu’elle doit faire front avec ses partenaires à une zone Euro en pleine turbulence financière, l’évènement tombait à point nommé pour prendre un peu de recul et tenter de comprendre où se situe exactement la nation sur l’échiquier des enjeux économiques, politiques et sociaux.

Est-elle ce pays en perte de vitesse que décrit Nicolas Baverez dans son célèbre opuscule décliniste La France qui tombe ? Est-elle au contraire un pays enfin ouvert à la réforme et prêt à tirer parti de cette mondialisation si vilipendée et anxiogène pour de nombreux compatriotes tout en sachant conserver certaines spécificités qui ont toujours forgé le caractère tricolore ? Une étude exclusive de l’INSEAD et des observateurs avisés de la vie hexagonale ont croisé leurs opinions et leurs constats pour dessiner les grands traits de ce qui pourrait être la France de demain. Résumé des interventions et des idées soulevées.

 WikiLeaks : Que penser après le bruit et la fureur médiatiques ?

par Olivier Cimelière
Wikileaks 2 - Logo

De site quasi confidentiel vénéré par une poignée d’initiés du crypto-Web, WikiLeaks est devenu en l’espace de quelques mois le phénomène Internet dont tout le monde s’empare. Autour du répertoire de données informatives brutes fondé par Julian Assange, se cristallisent désormais les passions les plus acharnées. Antis et pros se cognent et s’étripent à grand renforts d’arguments fracassants et de manipulations informatiques dignes de l’agit-prop des grandes heures.

Même au plus haut niveau de l’Etat français, la schizophrénie guette pour commenter l’action de WikiLeaks. Le 29 novembre dernier, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, se montre sur les ondes de RMC plutôt enthousiaste envers la révélation massive des télégrammes de la diplomatie américaine (1) : « L’important, c’est la transparence, c’est pour çà que c’est bien ». Le lendemain, elle est sévèrement contredite par Nicolas Sarkozy aux yeux duquel WikiLeaks fait figure de « dernier degré d’irresponsabilité » (2).

Cette dissonance gouvernementale est révélatrice du climat qui entoure aujourd’hui WikiLeaks. Pour les uns, le site est un formidable appel d’air à la liberté d’expression et à la transparence de l’information. Pour les autres, le site est une grenade dégoupillée aux motivations partiales et éminemment nuisibles. Une chose est en tout cas certaine. Il y a désormais un avant et un après WikiLeaks. Pas sûr en revanche que la qualité de l’information, la clarté des enjeux et la compréhension des citoyens sortent toujours gagnants de cette nouvelle donne éditoriale. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ?

 Et si on sortait de la sinistrose du JT de 20 heures ?

par Olivier Cimelière
Sinistrose-Remede

(Billet initialement paru le 30 novembre sur le blog de Nicolas Bordas)

Crise financière, plans sociaux, agressions en tout genre, contaminations, conflits armés, catastrophes naturelles, etc, rien n’est épargné au quidam qui se plante devant son petit écran pour s’enquérir des nouvelles du monde. Ici, point (ou peu) d’information décryptée, ni de mise en perspective mais souvent un angle journalistique qui privilégie à fond le fracas des news, le choc brut et l’émotion cash.

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