
La destitution éclair du régime Ben Ali en Tunisie puis l’effritement du pouvoir autocrate de Hosni Moubarak en Egypte ont suscité moult salves de commentaires enthousiastes attribuant aux réseaux sociaux une influence directe sur ces deux événements. A leur lecture, il ne fait guère de doute que c’est la Toile et ses millions d’internautes activistes qui ont fait basculer les gouvernements autoritaires tunisiens et égyptiens. Pour d’aucuns, ces deux mouvements contestataires sous-tendus par une épine dorsale numérique particulièrement vivace augurent même d’une ère nouvelle. Une ère marquée par un renversement radical des pouvoirs entre des gouvernements dictatoriaux et la volonté d’émancipation démocratique des peuples.
Derrière l’image d’Epinal digitale séduisante, peut-on raisonnablement penser que l’ère de la cyber-révolution version 2.0 est désormais avérée ? N’est-ce pas aller un peu vite en besogne que d’attribuer autant d’influence décisive aux médias sociaux au point de générer des manifestations monstres et des renversements express d’antidémocrates ? Sous les octets de la contestation et à la lumière des récents événements de Tunisie et d’Egypte, le Blog du Communicant 2.0 tente de faire le point et de démêler les faits entre mythologie militante et réalité entêtante.














