
Avez-vous remarqué qu’à chaque crise qui fait irruption dans les gros titres des médias, s’accompagne alors une inexorable litanie de révélations. Auparavant reléguées dans le confortable placard poussiéreux des dossiers à oublier, les révélations s’emboîtent au fur et à mesure comme un puzzle qui prend enfin toute sa logique et assemble une image jusque-là morcelée.
Il suffit de piocher au hasard de l’actualité récente pour trouver ce type de résurgence chronique qui met alors violemment à jour une réalité longtemps confinée à l’abri des regards de la société civile. Ainsi, le récent désastre nucléaire de la centrale japonaise de Fukushima a-t-elle mis en exergue dans la foulée du tsunami, l’impérétie de la société exploitante Tepco. Laquelle n’en était pourtant pas à son premier coup d’éclat malheureux tant les casseroles traînées finissaient par rassembler à une batterie de cuisine. En France, l’affaire du Mediator et du laboratoire Servier a brutalement mis en pleine lumière des pratiques contestables sur lesquelles d’aucuns savaient depuis des décennies sans jamais vraiment se donner les moyens d’en débattre ouvertement. A cet égard, la catastrophe meurtrière du tunnel du Mont-Blanc en 1999 constitue un exemple emblématique des mécanismes crisiques plus que jamais à l’oeuvre aujourd’hui et dont les enseignements demeurent plus que jamais valables.















