
C’est avec un vif intérêt que j’ai lu le dernier opus d’Ignacio Ramonet, incontestable sommité du journalisme. Intérêt teinté au départ d’un certain scepticisme car ce journaliste multiculturel et multicartes n’a jamais fait mystère de son tropisme altermondialiste prononcé. Du coup, j’appréhendais quelque peu que la réflexion ne vire au manifeste gauchiste, nostalgique de la rotative, de l’encre qui tâche et d’un soi-disant meilleur journalisme d’antan.
J’ai été agréablement surpris par le recul et la pertinence des analyses formulées par Ignacio Ramonet. Certes, il n’hésite pas çà et là à balancer quelques coups de griffe gauchisants mais cela serait dénaturer la qualité de la réflexion que de s’en tenir à ces saillies militantes. Même s’il n’a pas eu des mots tendres à l’égard du métier que je pratique (Relire à ce propos son brûlot « La tyrannie de la communication »), Ignacio Ramonet apporte un éclairage vraiment indispensable pour qui accepte d’entendre des critiques et/ou des voix originales sur le futur du journalisme.















