Communication 2.0 : Good news ! L’art du langage redevient stratégique

par Olivier Cimelière
Institut - Mots

A l’heure où chacun peut être alternativement émetteur et récepteur et dans un univers concurrentiel (voire cacophonique) où se différencier devient crucial, il n’est plus question de recourir aux vieilles ficelles discursives. Fondatrice et directrice de l’Institut de la Qualité de l’Expression, Jeanne Bordeau milite pour une communication où un authentique « parler juste » se substitue au revendicatif « parler vrai » dont tout le monde se réclame depuis des lustres.

C’est une évidence que tous les communicants connaissent : l’avènement du Web 2.0 a complètement remodelé le discours et la linguistique des entreprises et des marques. Du classique flux vertical et incantatoire, ces dernières ont dû apprendre à composer avec l’émergence accrue d’un flux horizontal et conversationnel durant ces dernières années. Dans cette nouvelle donne qui est loin d’avoir pleinement rebattu les cartes, l’art du langage redevient prépondérant dans les stratégies de communication.

C’est dans cette optique qu’avec son équipe, Jeanne Bordeau a mené une étude très fouillée sur le langage numérique adopté par six entreprises notoires à travers leur communication sur Internet. Trois secteurs différents ont été scrutés par les linguistes de l’Institut : le secteur bancaire (avec BNP Paribas et Fortuneo.fr), la vente par correspondance (avec les 3 Suisses et Vente-privée.com) et le marché de la chaussure (avec Puma et Sarenza.com). Au cours d’une conférence petit-déjeuner le 30 novembre à Paris, l’Institut a dévoilé quelques enseignements où ceux qui excellent en langage numérique ne sont pas forcément ceux que l’on imagine spontanément. Pourquoi ? Comment ? Synthèse et éléments de réponse extraits d’une passionnante conférence.

 Note de lecture : « C’est à vous de parler » d’Aurélien Daudet

par Olivier Cimelière
Book-Aurelien-Vignette

Une fois n’est pas coutume, le Blog du Communicant 2.0 chronique un livre sans l’avoir encore intégralement lu. La raison en est simple et ne relève pas du copinage mal placé. Au-delà des échanges toujours passionnants que je peux avoir régulièrement avec Aurélien Daudet, j’ai également eu à le solliciter dans le cadre professionnel d’un médiatraining pour exercer des managers à la prise de parole, notamment devant des journalistes.

J’ai été bluffé par la qualité de la formation dispensée mais encore plus par l’inflexibilité de sa méthode qui interpelle même les plus chevronnés et qui rappelle que l’expression en public est un art qui se travaille soigneusement et avec humilité et sincérité. D’où mon envie de promouvoir ce livre qui va bien au-delà du parfait petit vade-mecum de l’orateur.

 Mediator : Mauvaises vibrations pour l’industrie pharmaceutique !

par Olivier Cimelière
Mediator-Tete-de-mort

A mesure que s’empilent les révélations des investigations et les dépôts de plainte, l’affaire du Mediator prend véritablement une tournure de « Fukushima » sanitaire ravageur pour l’image du laboratoire Servier évidemment mais également pour toute l’industrie pharmaceutique, une importante partie du corps médical et les autorités de tutelle politiques.

A l’instar de la catastrophe du sang contaminé qui avait brutalement ouvert les yeux du corps sociétal français sur les dérives pharmaco-politico-économiques de quelques dirigeants, l’histoire du Mediator emprunte quasiment trait pour trait les mécanismes crisiques délétères du dossier du sang contaminé dévoilé en 1991 par la journaliste Anne-Marie Casteret. On y retrouve en effet les 5 mêmes facteurs de crise ayant conduit l’opinion publique dans une défiance sans précédent à l’égard du médicament et de ses entreprises. C’est peu dire que le scandale du Mediator va laisser des traces durables lourdes de conséquences pour les acteurs du médicament.

 DSK et la com’ : Mister satyre ou Docteur ès économie ?

par Olivier Cimelière
DSK

D’un point de vue strictement technique, l’interview-confession télévisée de Dominique Strauss-Kahn relève du travail d’orfèvre. Les spin doctors de DSK n’ont pas lésiné sur la potion communicante en y insérant tous les ingrédients classiques du parfait petit manuel de communication de crise pour extirper leur champion du bourbier médiatique dans lequel il se débat depuis la fatale gâterie de la suite 2806.

Même si la stratégie élaborée est techniquement de bonne facture, il n’est pas certain qu’elle suffise à redorer l’image de l’ex-prétendant à la compétition élyséenne. Petit décryptage d’un plan com’ aux boulons (trop ?) bien huilés.

 Médias sociaux : piège à politiques ou martingale électorale ?

par Olivier Cimelière
MS et politiques - Twitter

A l’heure où le fracas de la bataille électorale grimpe en intensité dans la perspectives des Présidentielles 2012, un fait est d’ores et déjà acquis. Les médias sociaux joueront un rôle crucial tant dans la campagne que dans l’instant fugace où chaque citoyen devra glisser son bulletin de vote dans l’urne. Il n’en demeure pas moins que les candidats à l’investiture et/ou au poste suprême entretiennent des rapports ambivalents avec les réseaux sociaux.

Tous rêvent de rééditer les coups numériques magistraux de Barack Obama lors de son élection en 2008 à la tête des Etats-Unis puis plus récemment, pour l’adoption en force de sa réforme de l’assurance maladie du pays. Mais paradoxe suprême, tous craignent plus ou moins les débordements que la démocratie digitale peut parfois engendrer à leurs dépens et se faire ensuite happer dans un buzz qui vire souvent au déchiquetage réputationnel. Du coup, tous les états-majors se triturent les méninges pour concocter la stratégie gagnante qui saura le mieux tirer parti des médias sociaux tout en évitant d’hypothéquer l’influence et l’image de leur champion sur la Toile. Revue des pratiques et des opportunités.

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