Réputation 2.0 : Quand les salariés se mettent à taper sur leur entreprise

par Olivier Cimelière
Reputation - Blog Story

L’histoire a surgi sans crier gare au détour d’un blog publié le 8 novembre 2011 sur la plateforme de micro-blogging Tumblr. Intitulé « The real story – histoire d’un licenciement abusif », le site émane de l’ancien directeur de BNP Paribas Securities Services (BP2S), Jacques-Philippe Marson. A ses yeux injustement licencié pour faute grave en 2010, il entend désormais porter son conflit avec la banque sur la place publique comme le révèle deux semaines plus tard le site d’informations OWNI.

Le fait pourrait sembler anecdotique et relever uniquement d’un conflit privé qui tourne vinaigre entre un employeur intraitable et un ex-salarié évincé brutalement. Or, la controverse, abstraction faite du fonds de l’affaire pour laquelle je n’ai pas les compétences de juger, est loin d’incarner un évanescent épiphénomène. Avec la vigueur incontestée des réseaux sociaux et leur ancrage croissant dans le quotidien des gens, les entreprises vont très probablement se retrouver de plus en plus confrontés à d’acrimonieux salariés partageant depuis l’interne ou l’externe, leurs coups de gueule et leurs déboires professionnels. Avec des impacts réputationnels non négligeables à la clé. Petit tour d’horizon en quelques illustrations non-exhaustives et tentative d’analyse.

 Journalisme innovant : Lecteur, ô mon lecteur, dis-moi ce que tu veux …

par Olivier Cimelière
ScPo - Logo

D’innovation journalistique, il a été largement question lors de la 3ème conférence internationale de l’école de journalisme de Sciences-Po. Dans un univers de la presse sérieusement chahuté depuis quelques années par l’irruption croissante des technologies numériques, l’enjeu de la manifestation était précisément de mettre l’accent sur les opportunités qu’ont les journalistes de reconquérir leur audience plutôt que les rengaines pessimistes d’une presse subclaquante que d’aucuns déclinent à l’envi. 

Devant un vaste parterre d’étudiants en journalisme, les intervenants américains et français qui se sont succédé tour à tour à la tribune ont montré que la technologie n’est pas systématiquement l’ennemie létale du journalisme mais au contraire synonyme d’élargissement des horizons éditoriaux et de relations interactives avec le public. David Klatell, vice-doyen de la Graduate School of Journalism of Columbia, a d’ailleurs particulièrement insisté sur la nécessité pour les journalistes d’expérimenter en matière de numérique, quitte à connaître parfois des échecs. A ses yeux, c’est par une meilleure expérience des possibilités offertes par les outils digitaux que le journalisme saura se réinventer.

 Affaires DSK : la contre-com’ conspirationniste passe à l’offensive !

par Olivier Cimelière
DSK - Com Plot

Et c’est reparti pour un tour ! Mieux qu’un sitcom haletant, la saga DSK n’en finit pas d’accoucher d’épisodes à rebondissement dans les médias. Aux sales draps des hôtels Sofitel et Carlton, deux chevaliers blancs répliquent par deux enquêtes journalistiques où ils se déclarent persuadés que l’ancien directeur du FMI est victime d’un complot totalement orchestré.

Dans un précédent billet, je m’étais efforcé d’identifier les options communicantes qui s’offraient à DSK et son staff pour s’extirper de l’avalanche médiatique que la révélation des SMS coquins avait déclenchée. J’en avais distingué deux. L’une consistait à admettre les faits, notamment sous la forme d’un livre « confession » pour tenter un aléatoire retour en grâce ou au moins juguler l’hallali réputationnel autour de DSK. L’autre visait à nier les faits dont on l’accusait sous réserve de produire des preuves tangibles pour démonter les suspicions. Analyse erronée de ma part puisque c’est une voie médiane particulièrement téméraire que les apologistes de DSK ont empruntée : la théorie du complot. 

 Exclusif – Emmanuel Gabla, membre du CSA, détaille les enjeux de la TV connectée en France

par Olivier Cimelière
Logo-Assises-du-Numerique2011

Membre du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) depuis janvier 2009, Emmanuel Gabla travaille activement sur le dossier de la télévision connectée. Avec son président Michel Boyon, ils ont été le premier régulateur en Europe à traiter du thème en organisant un important colloque le 28 avril 2011 à Paris. Objectif : Mieux cerner les conséquences du développement des téléviseurs connectés sur l’ensemble des acteurs du secteur audiovisuel, sur la façon de réguler les contenus et au financement de la création et de la production audiovisuelle.

En exclusivité pour le Blog du Communicant 2.0 et dans le cadre de la table ronde des Assises du Numérique qui est revenue sur le sujet le 30 novembre, Emmanuel Gabla brosse l’état actuel du marché de la TV connectée en France, les perspectives d’ici les années à venir ainsi que les chantiers réglementaires auxquels s’attelle le CSA. Interview en préambule de la remise imminente du rapport de la mission « TV connectée » au gouvernement français dans les jours qui viennent.

Le plus - Le nouvel observateur

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