Google est-il en train de renier les valeurs de son moteur de recherche ?

par Olivier Cimelière
Google SPYW - Google evil

Depuis le 10 janvier, Google a fait évoluer son moteur de recherche en introduisant « Search Plus Your World ». Objectif de cette innovation : répondre aux requêtes des internautes en incluant des informations issues de leurs réseaux sociaux en plus de celles traditionnellement indexées. L’initiative a écorné le slogan fétiche de Google : « Don’t Be Evil ».

Sur le papier, le mouvement opéré par Google avec Search Plus Your World (SYPW – pour l’instant uniquement disponible aux Etats-Unis) s’inscrit dans une évolution stratégique logique. Aujourd’hui, les contenus disponibles sur la Toile émanent en effet autant des sites classiques que le moteur indexe inlassablement depuis 1998 que des réseaux sociaux où les internautes partagent à tour de bras quantité d’informations avec leurs contacts et leurs amis.

 RATP & Stéphane Guillon : Est-il pertinent de censurer un artiste ?

par Olivier Cimelière
Guillon - Liberté très surveillée

Stéphane Guillon n’a pas le ticket avec la régie publicitaire de la RATP. Jugeant trop politisée l’affiche du prochain spectacle de l’humoriste à l’Olympia,  celle-ci a décrété l’annulation sine die de la campagne programmée dans les couloirs du métro. Erreur de communication et atteinte à la liberté d’expression.

Le titre du DVD du précédent spectacle de Stéphane Guillon, « Liberté (très) surveillée » n’aura en fin de compte jamais été aussi prémonitoire.

 Kodak : Ô image, ô désespoir !

par Olivier Cimelière
Kodak - Logo pixelise

Si iconique soit-elle, une marque ne constitue pas une assurance-vie inébranlable pour la pérennité d’une entreprise. Fleuron magistral de l’industrie de la photographie pendant plus d’un siècle, la débâcle financière de Kodak vient d’administrer une énième cuisante leçon de faillite stratégique.

Faute d’impulser les nécessaires ruptures dans sa vision d’entreprise et de capter avec volontarisme les tendances émergentes du marché, Kodak est proche de rejoindre le cimetière des éléphants. Extrême-onction programmée ou renaissance possible ?

 Quand un livre décrypte Marine Le Pen au-delà du miroir médiatique

par Olivier Cimelière
Front National - Vignette

On ne compte plus les ouvrages qui traitent de Marine Le Pen et du virage « respectable » qu’elle  négocie depuis qu’elle s’est emparée de la présidence du Front National. En revanche, on connaît beaucoup moins sa trajectoire politique et sa personnalité quasi « schizophrénique » tant elle n’était pas destinée au départ à prendre la succession du pater familias d’extrême-droite.

C’est cet angle qu’a choisi de creuser le journaliste politique et éditorialiste de France 3, Patrice Machuret en publiant un livre disponible en librairie à partir du 19 janvier. Impressions et faits saillants d’un ouvrage que j’ai lu avec vif intérêt et dont tout citoyen devrait prendre connaissance.

 Interview Le Pen : Pourquoi Anne-Sophie Lapix mérite-t-elle le triple A du journalisme ?

par Olivier Cimelière
Lapix - Vignette

L’interview pugnace menée par la journaliste à l’encontre Marine Le Pen dans l’émission « Dimanche + » a généré une salve d’applaudissements sur le Web et dans la presse. Ce n’est pas tant qu’Anne-Sophie Lapix ait réussi à faire vaciller la dialectique bancale de la présidente du Front National qui a suscité l’enthousiasme mais aussi l’approche journalistique fouillée de la journaliste de Canal +.

Il faut s’en féliciter mais en profiter également pour s’interroger sur ce concert de louanges qui ne doit pas masquer les déviances et les faiblesses d’une profession plus que jamais indispensable.

 Buzz Cantona : le « King » est à deux doigts du carton rouge !

par Olivier Cimelière
Cantona - Maillot back

A force de jongler intempestivement avec son image d’aiguillon indomptable, Eric Cantona risque de brouiller sa réputation d’homme engagé et affranchi des codes. Son récent coup médiatique opéré par le truchement  d’une fausse candidature à la présidentielle n’est pas du meilleur goût même s’il découle de bonnes intentions, en l’occurrence soutenir la Fondation Abbé-Pierre sur la problématique du logement des défavorisés.

A peine avait-il réussi à susciter le buzz dans la presse et la blogosphère tout en obtenant un bien consensuel satisfecit de la classe politique qu’il est prestement sorti du terrain du débat pour retourner sur les planches du théâtre où il joue actuellement. S’indigner, c’est bien surtout quand la cause est juste. S’engager est mieux surtout lorsqu’on est une personnalité capable de cristalliser des énergies et faire bouger les lignes. Attention à ne pas gâcher une popularité qui pourrait servir autrement des causes que par des saillies sans véritable lendemain.

 Free Mobile : « Téléphonie outragée, téléphonie martyrisée mais téléphonie libérée ! »

par Olivier Cimelière
Free - Carte SIM

Ca y est ! La fusée Free Mobile a enfin décollé de son pas de tir pour rejoindre la planète de la téléphonie mobile. Rarement un lancement pour une marque française n’aura suscité autant de spéculations passionnées dans la blogosphère et les médias, d’anxiété et déclarations bravaches chez les concurrents et d’attentes fiévreuses en tout genre chez les consommateurs. Avec un point d’orgue atteint mardi matin : plus de 340 000 connectés sur le streaming live de la conférence de presse de Xavier Niel et d’innombrables tweets sur la timeline de l’oiseau gazouilleur !

Maintenant que le premier étage de la fusée a été expédié avec brio par « Captain Niel himself » avec une communication mordante et des uppercuts cinglants à l’encontre des trois opérateurs historiques, il s’agit désormais de mettre Free Mobile sur orbite et continuer à surfer sans accroc sur cette vague d’empathie que la stratégie de communication de Free a su habilement capitaliser. En plus de miser sur des prix clairement attractifs, Free a confirmé sa capacité à se différencier fortement autour d’un solide storytelling et 3 atouts clés comme autant d’étages pour propulser la fusée dans la galaxie du mobile.

 Obésité infantile : peut-on communiquer efficacement par la culpabilisation ?

par Olivier Cimelière
Obesite - Logo page

D’année en année, le constat ne varie guère. L’obésité infantile ne cesse de grignoter du terrain dans les pays occidentaux. Aux-Etats-Unis, la cote d’alerte a déjà été franchie depuis longtemps malgré les campagnes de communication. En France, les indicateurs virent à leur tour invariablement à l’orange avec actuellement 12 à 15% des enfants obèses ou en surpoids.

Pour enrayer cet indéniable problème sanitaire, certains acteurs de la santé rivalisent de messages et de propositions chocs. Avec régulièrement un ressort systématique : motiver à manger moins en culpabilisant les personnes. Peut-on raisonnablement espérer faire fondre la masse graisseuse excessive à coups de slogans flagellateurs ?

Le plus - Le nouvel observateur

Catégories

Ma liste de blogs