#geonpi : L’action de masse 2.0 a-t-elle un véritable avenir ?

Indéniablement, le mouvement des « Pigeons » a été la vedette de 2012 sur le podium des revendications de la blogosphère. En une poignée de jours, il a fait plier un gouvernement totalement désarçonné par cette jacquerie numérique aussi impromptue que virulente. De quoi donner des ailes aux activistes et militants de tous bords pour tenter de cloner ce foudroyant succès au profit de leurs propres causes. Chimère digitale ou réelle brèche contestataire à considérer ?

C’est incontestable. Il y a désormais un avant et un après depuis que le collectif des Pigeons a obtenu le scalp d’un projet de loi gouvernemental sur la taxation des plus-values issues de cessions d’entreprise. En un temps record, les initiateurs de cette gueulante » 2.0 ont obtenu la reculade du gouvernement français. Cette « blitzkrieg » revendicative a aussitôt inspiré dans la foulée de nombreuses autres personnes et associations en mal d’écoute de la part des pouvoirs et des élites. Avec le fol espoir de susciter autant de buzz et d’impact que les volatiles énervés sous leur bannière #geonpi. Décryptage d’une mobilisation gagnante et des perspectives potentielles.

Les Pigeons : Du paradoxe à la mobilisation

Les Pigeons ont réussi à fédérer des gens d’horizons divers

Le coup de génie des Pigeons est sans conteste d’avoir réussi le tour de force à faire porter des revendications intrinsèquement catégorielles par un agglomérat massif de personnes d’horizons et de conditions souvent très différents, voire antinomiques. Qu’on ne s’y trompe pas en effet. La genèse du mouvement des Pigeons trouve d’abord ses racines dans la révolte de jeunes entrepreneurs du Web excédés par les envies de taxation quasi confiscatoire du gouvernement en cas de cession de leurs parts d’entreprise.

Pourtant, qui d’entre nous n’a pas vu circuler la page Facebook des Pigeons assortie de quelques commentaires rageurs et vachards envers ce gouvernement liberticide et spoliateur sans pour autant être soi-même un entrepreneur ? Cette page a été effectivement véhiculée et partagée par des milliers d’individus aux profils paradoxalement divers et même aux antipodes dans certains cas du combat mené par Jean-David Chamboredon, président du fonds d’investissement Isai et quelques acolytes la plupart du temps issus de l’entrepreneuriat numérique.

Comme le note très intelligemment Thierry Herrant, directeur du département Communication Corporate de Publicis Consultants (1), « la naissance des Pigeons, c’est d’abord, phénomène plutôt rare, la concomitance de deux « grognes » fiscales très distinctes : celle des auto-entrepreneurs et de leur combat à propos des exonérations de charge et celle des entrepreneurs – plutôt patrons de PME ou de start-up – à propos des 60,5% de taxation pour la revente de leurs parts d’entreprise. Deux colères très différentes, mais qui vont coaguler dans une partie de l’opinion autour d’un combat : la défense de l’entrepreneur et de l’esprit d’entreprendre ».

C’est en effet là que réside la clé intrinsèque du succès mobilisateur enregistré par les Pigeons : la capacité à cristalliser un mécontentement diffus mais dans l’air du temps autour d’une valeur symbolique forte et très concrètement admise par une vaste partie de l’opinion publique. Même si l’image de l’entreprise peut diverger fortement selon les catégories socio-professionnelles, tout le monde s’accorde au moins à dire que l’entreprise est incontournable pour créer des emplois et des richesses dans un pays. En sachant capter habilement ce consensus latent, les Pigeons ont su identifier l’élément coagulant décisif pour faire tâche d’huile sur la Toile et ailleurs. Et faire peur au pouvoir en place.

Les bonnes vieilles ficelles communicantes marchent toujours

Emblème du mouvement, la page Facebook ne fut pourtant qu’un catalyseur

La saga rebelle des Pigeons telle que narrée dans les médias a très souvent été réduite à la colère de quelques jeunes patrons de start-ups ayant fédéré plus de 70 000 personnes sur leur page Facebook en l’espace de quelques jours. Ce n’est pourtant que la partie émergée d’un iceberg contestataire à la mécanique d’influence finalement bien plus classique qu’il n’y paraît. Contrairement à la perception communément répandue, la page Facebook a surtout servi d’entonnoir et de catalyseur aux opposants. Les ressorts initiaux qui la sous-tendent, sont eux nettement plus traditionnels.

Parmi les « signataires » de la page Facebook, la majorité d’entre eux n’a sûrement jamais lu l’intégralité du texte publié au départ par Jean-David Chamboredon sur le site Web d’un média économique très ciblé : La Tribune. Le timing est d’ailleurs plutôt habilement calé puisque la tribune frondeuse du président d’Isai sort pile au lendemain de la remise du Projet de Loi de Finances du gouvernement Hollande dont la presse décortique déjà les morceaux les plus critiquables. Pour autant, La Tribune n’est pas le média le plus généraliste qui soit dans l’optique d’obtenir un écho ample qui aille au-delà du monde des décideurs.

Les Pigeons auraient même pu ne jamais quitter leur nid si un expert en communication n’était pas venu rejoindre le mouvement pour prodiguer d’astucieux conseils. . L’expert est en l’occurrence Patrick Robin, créateur et patron de l’agence de communication digitale, 24h00. Interviewé par un magazine professionnel, il raconte l’étape suivante à laquelle songeaient au départ les Pigeons pour prolonger la publication de la tribune (2) : « Je les ai dissuadés d’organiser une manifestation de patrons dans le XVIème arrondissement. On courait à la catastrophe en termes d’image ». Il incite donc les entrepreneurs « sans-culotte » à multiplier les prises de parole sous forme de nouvelles tribunes libres et de les faire essaimer sur le Web, notamment via la fameuse page Facebook.

Du visuel et de l’impact

Une communication savamment soignée

Le tir ayant été rectifié, le mouvement des Pigeons peut alors mettre en branle les ingrédients de son futur impact médiatico-politique. Au premier rang de ceux-ci, figurent le message et l’objectif. Dans le cas des Pigeons, point de long discours ratiocineur mais une ligne directrice simple à comprendre, la défense des entrepreneurs français, et un objectif tout aussi sobre mais ambitieux, le retrait d’un projet de loi mijoté par les officines de Bercy. Or, c’est précisément le caractère « dépouillé » de ce message et le caractère « unique » de l’objectif qui vont servir de terreau extrêmement fertile pour faire monter au créneau celles et ceux qui se sentent menacés à divers titres dans leur liberté d’entreprendre.

Ensuite, les Pigeons capitalisent sur des techniques narratives et visuelles  bien rôdées. Du côté de l’histoire, la trame tourne autour de ces jeunes entrepreneurs plein d’énergie et de créativité qu’on risque de brider ou pire de réduire à néant en promulguant une loi injuste et démotivante pour ceux qui font le pari de bâtir une entreprise en France. Le tout est habillé avec des visuels au design particulièrement mémorisable et très signifiant sous la forme d’une tête de pigeon en colère et prêt à en découdre. Des codes graphiques rebelles qui possèdent tous les attributs nécessaires pour plaire aux internautes et alimenter ainsi une intense campagne de viralisation.

A ce cocktail punchy, il ne faut pas non plus oublier les figures de proue du mouvement. Thierry Herrant précise (3) : « Dès le début, le mouvement trouve à la fois des émissaires emblématiques présents sur Internet – des patrons qui incarnent des success stories à la française – et des professionnels de l’influence digitale pour garantir la montée en puissance. Page Facebook pour « massifier » et rendre mesurable la contestation, viralisation via Twitter avec (…) un hashtag un peu décalé (#geonpi) qui affiche un second degré caractéristique des codes du Web ». Il ne reste ainsi donc plus qu’à battre les œufs des Pigeons et les faire monter en neige jusqu’au retrait définitif du texte de loi.

Les corps intermédiaires désavoués

Les politiques ont vite été débordés par les Pigeons

La taxe est donc morte avant d’avoir éclos sous les coups de bec 2.0 des Pigeons. De ce point de vue-là, c’est un succès pour les animateurs de la fronde numérique. On aurait pu croire que ces derniers allaient alors s’évertuer à capitaliser sur la piteuse retraite du gouvernement. Il n’en fut rien et Jean-David Chamboredon s’en est alors expliqué dans une ultime tribune à nouveau mise en ligne sur La Tribune.fr. Selon lui, la mise en veille des Pigeons devient souhaitable car il estime que (4) « les actions du groupe sont désormais contre-productives et il se dit lassé des attaques dont les entrepreneurs sont victimes ».

Et si derrière les attaques invoquées par Jean-David Chamboredon, il s’agissait plutôt des convoitises ingérables générées par ce pactole contestataire indubitable ? Par sa propagation éclair et ses résultats tangibles tout aussi rapides, le mouvement des Pigeons a évidemment excité les intérêts et les tentatives de récupération et de greffe de dernière minute. Notamment en provenance des partis politiques d’opposition prompts à essayer de s’immiscer (en vain) dans la bronca provoquée par les Pigeons. Pour ces derniers, c’était évidemment le risque de dévoyer la volonté d’apolitisme affichée au départ et par ricochet, d’affadir la puissance contestataire du mouvement.

Il faut bien avouer que la fulgurance des Pigeons a constitué un formidable camouflet pour les corps intermédiaires traditionnels. Outre les politiciens, associations professionnelles comme le CJD ou Croissance Plus et syndicats patronaux comme le MEDEF et la CGPME ont été d’emblée largués. Pourtant, Thibaud Lanxade, dirigeant d’Aqoba, rappelle que (5) « depuis juin, le MEDEF avait pris position contre la taxation sur les plus-values. Il a été totalement inaudible sur le sujet. Pourtant, le MEDEF dispose des MEDEF territoriaux en régions. Il aurait pu les activer pour contrer le gouvernement ».

A cet égard, le mouvement des Pigeons n’est que la énième démonstration flagrante de la déréliction de la confiance envers les pouvoirs, les élites et les relais classiques qui sévit depuis de nombreuses années. Dans cette révolte spontanée, tout le monde a été court-circuité pour établir un dialogue direct au plus haut niveau ainsi que le relate Le Point (6) : « En pleine montée du mouvement de protestation, le ministre Jérôme Cahuzac se trouvait à l’Assemblée dans le bureau du rapporteur général du Budget, Christian Eckert pour discuter de choses et d’autres. On passe à Cahuzac un appel de l’Elysée om l’on demande que le problème des start-ups soit réglé. « D’accord, on arrangera cela pendant la discussion de la loi de finances ». « Non, exige-t-on au château, on ne peut pas attendre, ce doit être fait dans les 24 heures ! ». Eckert est effaré de la méthode ».

Un succès qui fait des émules

Les médecins s’emparent à leur tour du symbole des Pigeons

Si les Pigeons ont mis désormais leurs ailes en veille, le bestiaire des mécontents s’est en revanche très vite enrichi d’une parentèle animalière décidée à faire valoir à son tour ses motifs d’irritation à l’encontre du pouvoir politique. Mi-octobre, apparaissent ainsi les Moutons, des travailleurs indépendants et chefs d’entreprise qui s’insurgent de la hausse des cotisations sociales de leur régime sous le slogan « On ne veut plus se faire tondre ». Dans le même registre du refus des impôts augmentés, le pré râleur est investi par les Vaches à Lait  au profil politique  cependant ultra-marqué !

Chez les volatiles, l’heure est même à la dissidence puisque de jeunes entrepreneurs plus offensifs que leurs aînés Pigeons décident alors de voler de leurs propres ailes en fondant les Moineaux pour tenter d’alerter sur les autres obstacles qui les handicapent dans le développement de leur entreprise. En revanche, les médecins en colère restent fidèles au symbole du pigeon avec une page Facebook à son effigie.

D’autres reprennent la recette des Pigeons mais sans emprunter à l’imagerie animale pour faire entendre leur voix. Début novembre, le collectif des « 4 millions » déboule à son tour dans l’arène de la rébellion en ligne avec une page Facebook (disparue depuis) et des encarts dans la presse quotidienne nationale. Credo : sensibiliser les Français sur les conséquences dramatiques de la suppression du forfaitaire sur le secteur des services à la personne.

Tous ces exemples récoltent cette fois des flops aussi rapidement qu’ils ont germé sur la brèche ouverte par les Pigeons. Sans doute est-ce le sentiment de déjà vu au sein de l’opinion publique conjugué au désintérêt des médias qui a freiné l’élan de ces émules en colère. Sans parler des revendications très fragmentées et compartimentées qui ne pouvaient espérer susciter le souffle « consensuel » de la révolte des Pigeons.

Conclusion – Feu de paille sans conséquence ou braises prêtes à repartir ?

Ne jamais oublier que le citoyen n’est plus un Pigeon !

Tous les jours, la Toile bruisse de thèmes de mécontentement et d’appels à la mobilisation contre tel ou tel projet ou encore à la dénonciation contre certaines dérives et déviances condamnables. La plupart du temps, les initiatives regroupent les plus acharnés et les plus vindicatifs mais sans jamais parvenir à une masse critique suffisante, ni attirer l’œil des médias malgré tout nécessaire pour envisager de faire grossir un mouvement et s’assurer d’une caisse de résonnance.

Est-ce donc à dire que les Pigeons auront été un épiphénomène du Web 2.0 ayant bénéficié de circonstances favorables exceptionnellement réunies ? D’aucuns aimeraient le croire tant le mouvement implique des questions très dérangeantes où le populisme et l’incivilité numériques affleurent tandis que les décideurs aux abois gèrent à l’émotion et à la petite semaine. Cela serait pourtant une profonde erreur que de s’arrêter à cette vision épiphénoménale.

Même si l’escadrille digitale des Pigeons aura été en fin de compte éphémère, elle traduit très concrètement une tendance de fond qui s’affirme de manière de plus en plus prégnante au sein de la société et en particulier sur le Web où chacun peut s’emparer d’un porte-voix numérique. Pour Thibault Lanxade, l’épisode des Pigeons a (7) « fait prendre conscience aux organisations qu’elles étaient coupées de leur base. Du coup, quelques dirigeants de ces structures ont créé leur compte Twitter. Dans tous les cas, cela va laisser des traces ».

Pour autant, la prise de conscience semble encore se limiter à la simple création d’outils relevant du « Yaka créer un fil Twitter » et « Fokon ouvre une page Facebook ». Cette approche mécaniste rassurante de prime abord oublie néanmoins une chose fondamentale : l’exigence de dialogue de la société civile dans la durée. Cela ne signifie pas nécessairement céder à tout et trop vite comme l’a fait le gouvernement Hollande mais prendre le temps de la consultation, de l’écoute des parties prenantes mais aussi de la pédagogie et de l’explication avant de décider.

Plus les sphères influentes et décisionnaires  se cadenasseront dans leur isolement capitonné, plus ce genre de jacquerie numérique disposera de motifs pour ressurgir à intervalles réguliers. Le risque est alors de voir l’authentique et nécessaire débat citoyen kidnappé par des guérillas numériques plus ou moins légitimes, souvent corporatistes et au final bien peu prolifiques au dialogue démocratique. Attention à ne pas toujours reculer devant le diktat 2.0 de groupes aux motivations pas si collectives qu’elles ne le clament. Attention aussi à cesser de penser et organiser la société en termes exclusivement technocratiques où le vulgum pecus est superbement ignoré. Ce dernier n’est plus … un Pigeon !

Sources

(1) – Thierry Herrant – « Les Pigeons, symbole de la fracture entrepreneuriale française » – Stratégies – 18 octobre 2012
(2) – Gilles Wybo – « La plume des pigeons » – Stratégies – 31 octobre 2012
(3) – Thierry Herrant – « Les Pigeons, symbole de la fracture entrepreneuriale française » – Stratégies – 18 octobre 2012
(4) – « Les « geonpi », c’est fini » – Les Echos – 30 octobre 2012
(5) – Gilles Wybo – « Traces de Pigeons » – Stratégies – 20 décembre 2012
(6) – Sylvie Pierre-Brossolette – « Pigeons : comment l’Elysée a paniqué » – Le Point – 25 octobre 2012
(7) – Gilles Wybo – « Traces de Pigeons » – Stratégies – 20 décembre 2012



4 commentaires sur “#geonpi : L’action de masse 2.0 a-t-elle un véritable avenir ?

  1. Pabrantes  - 

    Il est regrettable que vous vous contentiez de cela. Je ne suis pas convaincu par ce texte amalgame savant qui au final est resté très vague sur deux ou trois notions.

    1 – Le gouvernement ne sait plus quoi faire et tire dans tous les sens, depuis la citadelle bureaucratique. Cela sans évaluer l’impact des mesures – entre le simple populisme et l’efficacité opérationnelle – il y a un faussé impossible à combler. Par ailleurs, prendre toujours plus, sans faire d’économies et d’optimisations des ressources, n’est pas concevable. Les gens ne sont pas dupe.

    2 – Les syndicats, tout comme les organisations politiques (malgré les efforts des communicants) ne sont plus représentatifs des aspirations des citoyens, ni de celles des entreprises. De profondes réformes des lois, qui actuellement jugulent la représentativité, doivent être menées. Mais cela va profondément changer le paysage politique, associatif et syndicaliste français. Le web est un outil porte-voix qui sera utilisé tant qu’il n’y aura pas d’autres solutions. L’apparition des Think Tank est une autre forme d’agglomération des gens qui va dans le même sens. Mais la démarche intellectualisé ne répond plus aux attentes.

    3 – Les citoyens sont en attente depuis de nombreuses années de la capacité de faire des mouvements apolitiques conduisant à des actions en justice de masse. PAR CE QUE les sujets portés sont justes quelque soit le milieu de ceux qui le portent. Le phénomène des pigeons est du même ressort.

    4 – Vous oubliez que pendant les premières heures, sinon tout premiers jours, le mouvement a sembler spontané.Il était impossible d’identifier des meneurs, de contacter une cellule d’organisation. Il nous ai apparu, dés lors, que nous devions tous le porter. Un mouvement organisé ne donne pas sa place aux gens et cela n’est plus tolérable.

    Les gens n’attendent qu’une chose de pouvoir descendre dans la rue.

    Après-coup, de mon côté, je me suis demandé si cette mesure annoncée (et à mon sens intenable) n’a pas été placé là pour cristalliser certaines forces vives, mécontentements et détourner l’attention de toutes les mesurettes qui sont passées entre temps mais qui sont toutes aussi sottes les unes que les autres et probablement inefficaces.

    1. Olivier Cimelière  - 

      Bonjour

      J’ai un peu de mal à suivre votre raisonnement décousu mais je vais essayer d’apporter quelques points qui auraient pu manquer dans le billet

      1/Je dis exactement la même chose. Nombre de dirigeants sont dans leur monde technocratique et déconnecté des aspirations du terrain et des citoyens

      2/Les syndicats sont en effet depuis longtemps peu représentatifs. En revanche, rien à voir avec les think tanks qui sont avant tout des espaces « clos » ne s’adressant pas forcément au citoyen lambda

      3/Oui les citoyens sont en attente qu’on porte leur message mais attention aux formes de récupération (y compris sur le Web) où rien n’est jamais apolitique

      4/Le mouvement des Pigeons a très vite été identifié. Ce n’est pas un soi-disant anonymat qui a incité les gens à relayer. Au contraire oserai-je même dire et tant mieux. Si les gens relaient des messages sans savoir qui est derrière, c’est grave !

      Votre conclusion me rappelle la fameuse « théorie du complot » qui traîne régulièrement sur Internet. Cette mesure aurait été sciemment créée par le gouvernement pour faire diversion ? Un peu science-fiction quand même :-)

Les commentaires sont clos.