Projet Center Parcs à Roybon : la communication de crise est-elle encore évitable pour Pierre & Vacances ?

Longtemps, le chantier du village de loisirs Center Parcs à Roybon en Isère fut réduit à une histoire de cloche merle cantonnée dans les rubriques des quotidiens régionaux. Depuis deux semaines, l’affaire est en passe de se transformer en bourbier réputationnel pour le groupe Pierre & Vacances Center Parcs. Entre démonstrations de force sur le terrain entre pros et antis sous l’œil des médias nationaux et mobilisation croissante sur les réseaux sociaux, la communication tourne au vinaigre entre les acteurs. Analyse d’une systémique de crise où l’image du groupe touristique est sous la menace.

Nichée au cœur du département de l’Isère et jouxtant la forêt domaniale de Chambaran, la commune de Roybon n’avait a priori pas le profil pour se retrouver un jour à la Une des médias comme foyer virulent d’une tenace contestation environnementale. Grâce à ses atours naturels et géographiques, le village avait initialement convaincu le groupe Pierre & Vacances d’implanter un complexe touristique de 1000 cottages sous l’enseigne Center Parcs. Une aubaine pour cette bourgade de 1300 habitants où exode rural et fermeture de commerces n’ont de cesse d’assombrir l’horizon. La promesse de lendemains radieux est pourtant sur le point de virer au pugilat médiatique entre tenants du développement économique et protecteurs du site naturel.

Au départ, l’histoire était belle

Le Center Parcs de Roybon en 2017 ?
Le Center Parcs de Roybon en 2017 ?

C’est à l’automne 2007 que les premiers contacts sont noués entre la municipalité de Roybon et les dirigeants de Pierre & Vacances. Au pied du massif du Vercors, le village est à la peine. A part une maison de retraite qui maintient encore un semblant d’activité et quelques services publics, la tendance est plutôt aux devantures de boutiques closes et à la désertion régulière des habitants. Dans ce contexte morose, les finances municipales ont fâcheusement tendance à virer au rouge. Autant dire que le projet de construction d’un complexe touristique Center Parcs est immédiatement perçu par l’édile de l’époque et son conseil municipal comme une aubaine à ne pas laisser échapper.

Pour l’entreprise de loisirs, le site de Roybon constitue parallèlement une cible de choix. Au cœur de la forêt des Avenières sur le massif de Chambaran, l’endroit jouit d’une nature préservée totalement en phase avec le concept de village nature que Center Parcs décline depuis 1988 et l’ouverture de son premier domaine des Bois Francs en Normandie. Un protocole d’accord est donc rapidement signé entre les élus locaux et le groupe Pierre & Vacances pour l’installation future d’un complexe comportant quelques 1000 bungalows, un espace aquatique abrité et chauffé, une salle de congrès ainsi que des boutiques et des restaurants et les aménagements routiers qui vont de pair.

Jusqu’ici, tout va bien

Maquette aérienne du projet
Maquette aérienne du projet

La communication autour du projet est rondement menée autour de thèmes fédérateurs et rassurants qui s’appuient (1) sur la revitalisation des territoires ruraux, la création de 700 emplois (dont 428 à temps plein) et l’assurance de minimiser les impacts environnementaux que le chantier pourrait engendrer. Etude à l’appui, le groupe Pierre & Vacances démontre que ses précédents projets de domaines touristiques ont toujours été suivis de retombées économiques substantielles pour les localités hôtes et l’ensemble des activités avoisinantes. L’entreprise cite ainsi l’exemple du lac d’Ailette dans l’Aisne. Ouvert en 2007, le village a permis de créer 690 emplois auxquels il faut ajouter 130 emplois indirects. 85% de ces salariés habitent le département. 65% d’entre eux étaient au chômage avant de travailler pour Center Parcs (2).

Avec de pareilles perspectives, le projet de village dans la forêt de Chambaran est par conséquent globalement bien accueilli. Encore aujourd’hui, la mairie de Roybon tient à rappeler sur la page d’accueil du site Web de la municipalité que le projet est gage de nouvelles recettes fiscales qui s’élèveraient chaque année à près de 6 millions d’€ sans parler des 1500 emplois induits par le chantier puis les 697 en phase d’exploitation (3). Même les opposants de la première heure en conviennent, le tempo est alors au consensus global à tel point que mairie de Roybon et conseil général de l’Isère multiplient les communiqués enthousiastes devant ce qui s’annonce comme un formidable levier de développement.

Premières fêlures

Roybon - banderole opposition projetLa lune de miel va cependant s’estomper progressivement. A mesure que les conseils municipaux et les procédures administratives se succèdent, les premières crispations se font jour dès 2008 sur un thème qui deviendra à terme l’actuel nœud gordien : la préservation de l’environnement. Un premier groupe d’opposants voit le jour sous le nom de « Quelques opposants à Center Parcs » et ouvre dans la foulée un blog qui compile et critique tous les décisions afférentes au projet de complexe touristique. Cà et là, ils constatent (4) que « des pancartes hostiles furent plantées chez des riverains. Des graffitis apparurent autour de Roybon. Le panneau légal du permis de construire fut arraché. Lors de la journée organisée par Pierre & Vacances pour faire visiter l’endroit aux investisseurs, un riverain alluma dans son champ un feu de paille assez humide pour enfumer les visiteurs. Il y eut aussi quelques sabotages du travail des géomètres et notamment du bornage ».

En dépit de ces sautes d’humeur, les soutiens du projet n’en démordent pas. Le village Center Parcs aura un impact environnemental minimal. L’implantation du dit village n’empiètera que sur 0,42% de la forêt des Chambaran. Autre argument avancé : les 76 hectares de zone humide touchés seront compensés par la restauration du double de la surface sur un autre périmètre attenant. Pour convaincre de leur bonne foi, Pierre & Vacances comme les autorités politiques mettent en avant l’intervention tierce du cabinet Ecosphère dont le rôle est précisément de veiller au respect des mesures compensatoires et des engagements pris par les opérateurs du chantier.

L’opposition enfle

Roybon - manifestants antiEn dépit des professions de foi et de la communication valorisante des pros-village, le dialogue ne parvient pas à se nouer constructivement. En 2009, une seconde association se constitue. Baptisée « Pour les Chambaran sans Center Parcs » (5), l’objectif est très clair : dénoncer « l’incohérence et l’absurdité que représente le projet d’implantation de Center Parcs sur la commune de Roybon. Nous dénonçons que des biens publics d’usage libre et collectif soient retirés à la communauté au profit de la spéculation immobilière et la limitation des droits de chacun. Nous dénonçons l’utilisation du budget des collectivités en faveur de l’intérêt de Pierre et Vacances. Nous dénonçons les mensonges de nos représentants élus et leur recours à la désinformation sous couvert de développement durable et de dynamisme économique ».

Rejoints par notamment la fédération de pêche de la Drôme, la fédération de Protection de la Nature (Frapna) d’Isère et de la Drôme, le flot grandissant des adversaires du projet décide alors d’attaquer sur le terrain légal en déposant plusieurs recours juridiques pour repousser les échéances et tenter de décourager le groupe Pierre & Vacances et les édiles locaux. Une tactique qui va effectivement allonger le calendrier des événements mais qui va aussi solidifier le front des supporters du projet Center Parcs. Les élus parviennent ainsi à mobiliser des associations de commerçants tandis que Pierre & Vacances continue de pousser son dossier auprès des instances décisionnaires sans particulièrement prendre langue avec les opposants. L’entreprise martèle qu’elle a conçu son projet « dans le plus grand respect de l’environnement » (6), selon Eric Magnier, directeur grands projets du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs. Lequel s’agace en retour des « contre-vérités » avancées par les antis. Dès lors, deux blocs antagonistes s’observent et s’invectivent parfois à coups de communiqués de presse qui font les délices de la presse locale.

L’élément déclencheur de crise survient

Roybon - supporters projetDu 16 avril au 28 mai 2014, une enquête publique est alors lancée. Au titre de la loi sur l’eau, la commission doit déterminer l’ampleur exacte des impacts environnementaux susceptibles d’être provoqués par le projet de village Center Parcs à Roybon. Après de multiples auditions, les enquêteurs rendent leurs conclusions en juillet 2014. La commission exprime à l’unanimité un «avis défavorable» en déplorant particulièrement l’absence de débat public, en stigmatisant l’impact sur les zones humides évalué «à minima» selon la commission et en qualifiant au final le projet de « rédhibitoire » (7). Les antis village exultent et voient leurs revendications confortées jusqu’ à la décision du préfet de l’Isère.

Le 3 octobre, ce dernier prend un arrêté qui va à rebours des conclusions de l’enquête publique. Le préfet préfère en effet s’appuyer sur l’avis consultatif favorable du conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires. Résultat : c’est le feu vert pour lancer les tronçonneuses et les tractopelles à l’assaut du chantier maintes fois repoussé. Une décision qui constitue aussitôt l’élément catalytique de la crise où les deux camps déjà bien remontés les uns contre les autres, vont cette fois entrer dans une spirale d’affrontement où médiatisation à outrance et viralisation digitale entrent en jeu. Le tout conduisant au point d’orgue médiatique de fin novembre où la presse nationale est accourue en masse à Roybon pour couvrir le conflit.

La loupe médiatique prend le relais

Roybon - zadistesSi le dossier Center Parcs à Roybon a autant accaparé les médias, c’est que celui-ci intervient dans un contexte sociétal où des oppositions similaires ont déjà fait la Une. C’est le camp retranché de Notre-Dame-des-Landes contre la construction d’un nouvel aéroport de Nantes qui a marqué le coup d’envoi de cette systémique de crise dans laquelle Roybon est en train de s’enfoncer. Face à l’entêtement des autorités et notamment de Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, des militants écologistes particulièrement jusqu’au-boutistes mènent une véritable guérilla rurale pour obtenir l’abandon du projet. Pareille situation s’est reproduite plus récemment avec des ingrédients quasi identiques et encore plus dramatiques à Sivens pour bloquer le chantier d’un barrage d’irrigation agricole.

Médiatiquement, Roybon rassemble à cet égard tous les critères pour devenir le nouveau « Sivens ». Les journalistes n’ont d’ailleurs guère tardé à établir l’analogie depuis que les activistes verts radicaux plus connus sous le surnom de « zadistes » (pour Zone à Défendre) ont décidé d’occuper le terrain, d’harceler les équipes du chantier Center Parcs et de vandaliser des équipements. Dans le camp d’en face, la réplique n’a guère tardé avec des contre-manifestations de commerçants locaux mais également des associations comme Stop (Société qui Travaille avec des Ouvriers et des Patrons). Un creuset explosif où le groupe Pierre & Vacances et son enseigne Center Parcs ont beaucoup à perdre en termes de réputation.

Attention, risque de bouc émissaire

Roybon - Infographie AFPAu-delà des débats frontaux autour de l’environnement dégradé par le chantier, c’est effectivement l’entreprise Pierre & Vacances qui est en train de devenir progressivement le bouc émissaire de l’affaire. Même si les incohérences et les esquives des décisionnaires politiques sont également vivement morigénées, c’est surtout le groupe dirigé par Gérard Brémond qui cristallise les attentions des acteurs sur le terrain et par ricochet l’intérêt de la presse. Or, dans ce potentiel bourbier réputationnel, on ne peut pas dire que la communication de l’entreprise soit particulièrement inspirée. Interrogé par la presse début décembre après les heurts à Roybon, le PDG est resté droit dans ses bottes (8) : « Je suis confiant, calme et déterminé. C’est un projet qui a fait l’objet de multiples recours dans le passé. Les deux principales autorisations, qui sont l’autorisation de défrichement et le permis de construire, ont été validées après moult procédures en première instance, en appel, etc, par le Conseil d’Etat. Donc c’est irrévocable. Nous restons très calmes. Nous ne voulons pas entrer dans une bataille idéologique. De toute façon, l’opération se fera ».

De fait, lorsqu’on cherche un peu plus d’informations sur les espaces officiels de Pierre & Vacances et de Center Parcs, le dossier Roybon est étrangement absent. Sur le site Web du groupe, le projet Roybon n’existe tout simplement pas. Aucun contenu n’est disponible pour qui voudrait connaître le chantier plus en détail et/ou la position et les arguments de la société sur les tensions actuelles. Il en est de même sur l’espace presse de Pierre & Vacances. Quant au blog de Center Parcs, Roybon n’est cité qu’une seule fois dans un communiqué en date de … 2009 ! Ce silence communicant n’est pas sans présenter de danger. A vouloir contourner le débat comme s’il n’existait pas, l’entreprise se met potentiellement en risque d’image. Avec tout ce que cela comporte potentiellement d’amplification négative. Par exemple pour accentuer la pression sur Pierre & Vacances, certains n’hésitent plus à attaquer en parallèle les largesses fiscales et les subventions publiques dont bénéficierait l’entreprise pour implanter des villages touristiques dans des zones rurales.

Vers le point de rupture d’image ?

Roybon - Capture site PVCPSur les réseaux sociaux, Roybon est en tout cas devenu un sujet de conversation récurrent à tel point que la page Facebook de Center Parcs est régulièrement inondée de commentaires acerbes et d’appels au boycott à propos du chantier actuel. Etonnamment là aussi, aucune réponse de l’entreprise n’est formulée sur cette page qui compte tout de même près de 220 000 fans, soit une bonne proportion de consommateurs, clients et citoyens capables à leur tour de s’intéresser au problème et de prendre position … pas forcément en faveur de l’enseigne !

La probabilité est d’autant plus forte que les opposants historiques au projet de Roybon ont également investi les réseaux sociaux. Une page (qui rassemble 2400 fans) et un groupe (qui compte plus de 600 membres) s’activent sur Facebook. Le hashtag #Roybon sur Twitter est désormais régulièrement nourri de messages dont la teneur est majoritairement franchement hostile à Pierre & Vacances. Enfin, la pétition publiée sur Change.org pour appeler à l’arrêt de la construction du village s’est diablement emballé ces dernières semaines pour dépasser désormais la barre de 20 000 signataires.

Autant d’indices qui accentuent la pression sur Pierre & Vacances. Lequel vient d’ailleurs d’essuyer un camouflet au conseil régional de Rhône-Alpes. Si les élus de droite comme de gauche étaient jusqu’alors globalement des soutiens, les défections commencent à se manifester comme en témoigne le vote d’un texte censé appuyer la continuation du chantier de Roybon. Au final, 87 élus sur 156 ont rejeté ce dernier. Autre zone à risque : le second chantier que mène Pierre & Vacances conjointement avec Euro Disney avec le futur complexe touristique Village Nature en Seine-et-Marne, à 6 kilomètres du parc d’attractions. Bien qu’aujourd’hui la contestation soit nettement moindre qu’à Roybon, les contentieux commencent pourtant à se faire jour. En n’agissant pas plus proactivement dans sa communication autour de Roybon, l’entreprise joue avec le feu de l’amalgame médiatique et digital. Un chantier contesté, ça va. Deux chantiers contestés, bonjour les dégâts !

Sources

– (1) – Emmanuelle Germain – « En Isère, l’implantation contestée d’un Center Parcs » – Le Figaro – 27 novembre 2014
– (2) – « L’impact positif de Center Parcs sur les tissus économiques de proximité » – Blog de Center Parcs – 25 septembre 2009
– (3) – Site de la mairie de Roybon
– (4) – « Opposition à Center Parcs » – Blog d’opposants à Pierre et Vacances Center Parcs
– (5) – Stéphane Peron – « Pourquoi cette association ? » – Blog « Pour les Chambaran sans Center Parcs » – 13 décembre 2009 –
– (6) – « Mobilisation des opposants au Center Parcs de Roybon » – Le Monde – 30 novembre 2014
– (7) – Ibid.
– (8) – « Center Parcs de Roybon: pour le président de Pierre et Vacances le projet se fera » – France 3 Alpes – 3 décembre 2014

15 commentaires sur “Projet Center Parcs à Roybon : la communication de crise est-elle encore évitable pour Pierre & Vacances ?

  1. Grégoire Lecocq -

    Bonjour Olivier Cimelière

    Je viens de terminer la lecture de votre article. Premièrement, bravo d’avoir fait ce travail synthétique qui permet aux néophytes comme moi de s’y intéresser. Deuxièmement, c’est intéressant de découvrir les parallèles par rapport à la communication de crise avec les autres polémiques sur le territoire français. Enfin, et je vous le propose en axe d’amélioration, c’est l’établissement d’une liste synthétique de tout ce qui est contesté après votre introduction. Parce que même si ces éléments sont dans cet article, on s’y perd un peu.

  2. Cotard -

    Cette analyse est très intéressante. Les compléments intéressants fournis par Préfix n’enlèvent rien à sa pertinence. Comme pour Sirvens, la logique juridique et « ingénieurale » fait croire aux dirigeants que leur projet devenu légal, parce qu’ayant franchi sans trop de difficulté le parcours d’obstacle juridique ad hoc, est forcément légitime. C’est donc méconnaître le mouvement de fond de la société qui remet en cause les institutions et l’autorité. Pour agir il convient donc au préalable de convaincre. Pour convaincre il faut discuter, aller vers l’autre et pourquoi pas chercher à améliorer le projet en trouvant un gagnant gagnant. La volonté de rapidité des ROI, la « foi » dans les procédures tant techniques que juridiques perturbe le jugement des décideurs. Dans cette affaire comme celle de Sirvens, celle de ND des Landes, l’analyse du communicant, et ici celle d’Olivier Cimelière, souligne les blocages de la société française avec un hiatus grandissant entre les dirigeants (élus, responsables d’entreprises etc…) et les citoyens. Il est urgent de mettre de l’huile dans les rouages.

    1. Olivier Cimelière -

      Bonjour Jean-Luc
      Vous avez parfaitement pointé le principal dysfonctionnement de ce dossier : le manque patent d’écoute des parties prenantes au profit du tout-économique. Je reste convaincu que ce projet pourrait rallier plus de suffrages si des concessions plus larges étaient faites et si les points de vue des opposants (je mets à part les irréductibles « talibans » verts) étaient mieux pris en compte.

  3. opposantsolitaire -

    Les manifestations pro-center parcs ont été organisées par certains cadres politiques et administratifs liés (de quelle façon ?) au projet de construction. Ils essaient d’opérer un retournement médiatique de la situation en faisant croire que ce sont les opposants au projet qui vont à l’encontre du processus démocratique ; alors que ce sont leurs magouilles fiscales et administratives qui bafouent la démocratie et nuisent au bien public (environnementalement ET économiquement).

  4. Préfix -

    Aha, la sacro sainte opposition Environnement vs Economie.
    Seulement, ce qui n’est pas encore mentionné dans l’article c’est tout le coté gabegie économique d’un parfait PPP qui cache son nom. Et oui, dans ce cas la l’environnement va de paire avec l’économie (ma motivation première).
    Olivier, à vous d’intégrer toutes cette part du dossier en accord avec les docs fournis.

    1. Olivier Cimelière -

      Ecoutez j’aime bien discuter. La preuve en est avec ce long échange. En revanche, arrêtez de vous méprendre sur l’objectif de mon article. Lequel n’a pas vocation à dire s’il s’agit là d’une gabegie économique et environnementale … ou pas. Je répète que j’analyse les tactiques mises en place, les arguments objectés de part et d’autre et les systémiques de crise qui en résultent …
      Pour conclure, il y autant d’arguments issus de Center Parcs et les pro-village que ceux brandis par les opposants. Mon rôle n’est pas de prendre parti pour l’un ou pour l’autre. Ce n’est pas l’objet de cet article.
      Je comprends que vous militiez pour rassembler des soutiens mais cet article n’est pas un papier militant

  5. PEILLON -

    Un exemple flagrant dans ces discussions du Nimby. On veut bien des subventions, de l’activité économique, de l’emploi, des routes refaites, des nouveaux commerces, de la taxe professionnelle mais surtout pas de nuisances….

    1. Olivier Cimelière -

      Il y a effectivement du Nimby dans l’air ! Ceci dit, les dissensions dans le village sont également marquées entre des riverains qui ne veulent pas voir la forêt touchée et ceux qui aspirent à revitaliser la vie économique du village .. Pas gagné cette histoire !

  6. Préfix -

    Les chiffres : source Brémond dans le DL du 05/11/14.
    Je vous envoie l’article par email.
    Il peut paraitre naturel d’être en défiance avec une opposition de citoyen mais on n’a aucunement besoin de mentir, nous…
    Sachez que jamais un de nos chiffres n’a été remis en question par les équipes de CP.
    Et pensez bien qu’ils nous scrutent sous toutes les coutures…

    Pour les chiffres de la population, on ne va pas jouer les virgules. C’est juste que ca n’a rien à voir avec la catastrophe tant propagandé par les coms de CP.

    1. Olivier Cimelière -

      Pas de soucis !
      En tout cas je remarque une chose intéressante dans vos propos : votre dénonciation de la communication de Center Parcs. Cela rejoint mon analyse où CP est en train de devenir le point de focale et de cristallisation alors que les discours biaisés émanent aussi des autres parties prenantes (les décideurs politiques notamment !)
      On va en tout cas continuer de suivre avec attention les évolution ! Bien reçu par ailleurs votre courriel et vous en remercie !

  7. Préfix -

    Ah mais je ne dis pas que vous êtes à la solde de CP. Je soulève la question car les erreurs (très largement diffusées dans les médias) vont toujours dans leur sens. Ce n’est pas parce que presque tous les journalistes tombent dans le piège que c’est vrai. On peut reconnaitre que vos confrères communicants de CP sont forts, la c’est sûr.

    Je vais faire au plus vite :

    « la désertion régulière des habitants » : Faux
    – Nombre d’habitants inchangé depuis 1936
    – Un collège qui a fermé certes mais en sursis depuis plus de 40 ans (le plus petit de l’Isère)
    – Un nombre de commerçants sans doute largement dans les standards d’une commune de 1300 hab
    Qu’en sera t-il si l’Intermarché ouvre (ouverture liée à CP) ?
    – Plus de 40 associations actives ( http://roybon.fr/index.php?page=associations )
    – Médical : 1 Médecin, 2 kiné, 2 dentistes, 2 cabinets infirmiers…
    – Employeur : Hôpital / Maison de retraite, Centre d’hébergement temporaire, Aliments agricole Margaron, de nombreux artisans et commerçants, Dépôt d’autocars, Institut médico-éducatif…

    « 700 emplois (dont 428 à temps plein) » : selon CP c’est 468 Equivalent Temps Plein, selon le Maire 450, en vrai ???, en vrai après les 9 ans des premiers baux et proprios écœurés à la renégociation encore moins…

    « chaque année à près de 6 millions d’€  » Faux
    C’est 3M€ la première années puis 2.8M€ annuel en exploitation (basé sur un remplissage exagéré)
    Mais comme il faudra payer les intérêts des 37M€ de subventions territoriales, plus les très nombreux couts d’infrastructures et d’entretien étonnement oubliés…(Trop long de tout mettre ici)

    « Même les opposants de la première heure en conviennent » : Ah oui ??
    Ce n’est pas parce qu’on reprend leurs chiffres qu’on les croit véridiques. Mais devant la gigantesque gabegie financière globale, ils nous suffisent largement. Et ca vous n’en parlez pas. (Voir page 3 : http://www.pcscp.org/IMG/pdf/bulletin-pcscp_numero4.pdf )
    Argent public offert à CP : 112M€ (a minima)
    Pour 468 ETP = 240 000€ d’argent public pour chaque emploi créé.
    Comme une majorité des contrats sont à temps partiel on rajoute encore 200 à 400€ de RSA activité par mois
    Avec seulement 112M€ c’est plus de 7000 emploi aidé à temps plein qu’il est possible de créer…

    « 0,42% de la forêt des Chambaran » : Grossièrement faux
    – 0.42 % du « Massif forestier des Chambaran » : Argument fallacieux, ce « massif » est un territoire administratif qui regroupe 106 communes. Les vrais Chambaran (désignation carte IGN) c’est de 3500 à 3700 ha.
    Sans compter qu’une zone humide ne peut en aucun cas être amalgamée avec une forêt classique.

    « 76 hectares de zone humide touchés » selon étude financé par CP. Les experts et enquêteurs indépendant du TA ont planché pendant 3 mois : Entre 110 et 120 ha de zone humide et forcément ça coute de l’argent en plus…

    Vous avez fait un gros travail, sans doute honnête, dommage pour toutes ces erreurs mais c’est corrigeable.
    (Mais forcément trop tard pour tous ceux qui auront déjà lu l’article)

    1. Olivier Cimelière -

      Re-bonjour et merci pour tous ces compléments qui vont donc figurer à la suite de l’article. Cela permettra à chacun de croiser tous les éléments.

      En revanche, quelques précisions malgré tout. Les chiffres de l’évolution de la population de Roybon viennent de l’INSEE. En 1936, il y a 1390 habitants. Cela décroit jusqu’en 1962 à 1305 puis un rebond en 1968 à 1487 habitants et à nouveau un déclin avec une population qui oscille entre 1230 et 1290 selon les années. Je n’appelle pas cela une dynamique ni même une stabilisation !

      Les chiffres des retombées financières estimées proviennent de la mairie de Roybon. Libre à chacun de les remettre en question mais au moins il y a une source citée.
      Après il convient effectivement de retrancher les subventions publiques et les défiscalisations qui entrent en ligne de compte. Mais encore une fois les chiffres proviennent de sources variées. J’ajoute donc la vôtre. Mon propos était surtout d’expliquer le mécanisme qui conduit aujourd’hui à la quasi impasse avec deux blocs radicaux qui se font front … Merci en tout cas pour ces compléments

  8. Préfix -

    Pour des communicants, je vous trouve pas très averti pour reprendre sans vérification toute la propagande déversée par Center Parcs. Votre article est truffé d’erreur. (Ce n’est pas le premier)
    Envoyez-moi votre email, par retour vous recevrez un contre argumentaire.
    Maintenant, le but de votre article est peut-être de propager les propagandes de CP ?

    1. Olivier Cimelière -

      Bonjour

      Je pense que vous avez lu un peu trop rapidement et en diagonale mon article. Je vous signale deux choses :
      1/ les arguments des deux camps sont exposés et je ne prends pas partie pour l’un ou pour l’autre
      2/ le but de l’article n’est pas de soutenir quiconque mais de mettre en évidence les mécanismes qui concourent à aggraver la crise

      Je vous invite donc à relire plus attentivement avant d’asséner des jugements à l’emporte-pièce. Mon adresse email figure dans l’onglet « contact » du site.

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