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11 janvier 2020

Violences policières : Analyse d’une guerre d’image asymétrique

La question des violences policières cristallise les débats médiatiques depuis l’émergence des Gilets Jaunes. A chaque manifestation et les heurts qui s’ensuivent entre forces de l’ordre et participants du cortège, les réseaux sociaux et les chaînes d’information charrient en boucle des scènes de matraquage, de jets de gaz lacrymogène et de grenades de désencerclement, de tirs tendus de LBD et de corps-à-corps brutaux et spectaculaires. A l’heure d’aujourd’hui, le bilan est lourd avec quantité astronomique de visages éborgnés et de mains mutilées. A tel point que les plus radicaux opposants au gouvernement n’hésitent pas à dénoncer la mise en place d’une dictature policière où tous les coups sont permis. Dans ce choc des perceptions, les autorités sont nettement en train de perdre la bataille de l’opinion publique. Y a-t-il d’autres options ?

Difficile de rester insensible lorsqu’on voit passer à cadence régulière, des extraits vidéos où des policiers (ou des gendarmes) rouent à coups de tonfa une jeune femme tombée à terre qui tente vainement de se protéger. Difficile d’admettre le croche-pied déplacé et gratuit d’un membre des forces de l’ordre qui fait chuter une autre jeune femme interpelée par des collègues. Difficile encore de refréner une crispation énervée lorsqu’un CRS vise et tire avec son lanceur de balles à bout portant un manifestant qui lui fait face. Difficile enfin de ne pas être pétrifié et indigné devant l’arrestation du livreur à scooter qui est plaqué au sol et molesté avant de décéder d’un arrêt respiratoire à son arrivée à l’hôpital. Pour un humain normalement constitué, ces scènes de violence inouïe sont tout bonnement inacceptables.
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