Communication corporate

 BPI France : Une communication déjà au bord de la contorsion

par Olivier Cimelière
BPI France - Logo UNE communication

A peine née de la volonté du programme présidentiel de François Hollande, la Banque Publique d’Investissement traverse déjà ses premières turbulences communicantes. Alors qu’elle s’efforce de se bâtir un solide territoire d’image issu de la fusion des entités qui la composent, la communication de BPI France est brouillée par les couacs entre son directeur général et sa vice-présidente et d’autres. A cela, s’ajoute l’emménagement des équipes parisiennes dans un siège très luxueux au loyer dantesque. Attention, risque patent de distorsion d’image pour une structure censée inspirer la confiance et soutenir le dynamisme économique des petites entreprises hexagonales.

C’est officiellement le 23 avril 2013 qu’a été publié le faire-part de naissance de la marque BPI France avec à la clé un nouveau logo, un slogan résolument volontariste (« Servir l’avenir ») et un univers chromique fait de gris taupe et de jaune pour incarner le sérieux, le pragmatisme, le rassurant et la France rayonnant selon les mots (1) de Patrice Bégay, directeur exécutif de la communication de la nouvelle entité bancaire publique.

 E-Réputation & Dirigeants : Faut-il être parano ou s’engager ?

par Olivier Cimelière
EDHEC - Reputation Logo Une communication

Le sujet de l’e-réputation chez les dirigeants, c’est un peu comme l’histoire sans fin du sparadrap qui colle obstinément à la casquette du capitaine Haddock. Beaucoup aimeraient pouvoir s’en débarrasser mais peu peuvent de moins en moins ignorer les enjeux croissants autour de leur identité numérique. Juriste spécialiste  d’Internet et enseignant, Cédric Manara est intervenu le 14 juin lors d’une conférence à l’EDHEC Paris pour faire le point sur cette question cruciale. Résumé d’un passionnant exposé.

C’est désormais une évidence : les réseaux sociaux ont cassé les codes classiques en matière de gestion de la réputation. Si auparavant une petite phrase malencontreuse déclenchait souvent une mini-tornade médiatique aussi aigue que volatile, le Web brasse en revanche en permanence les contenus et stocke ad vitam aeternam le moindre propos dans ses entrailles digitales. A l’instar des séries policières américaines où le héros clame au méchant, la fameuse formule « tout ce que vous direz peut être retenu contre vous » devient la jauge réputationnelle. Sur les réseaux sociaux, le moindre faux pas peut s’amplifier soudainement ou ressurgir subrepticement des années plus tard. Faut-il pour autant se réfugier dans une salutaire et étanche paranoïa qui voudrait que pour « vivre heureux, vivons cachés » ? Cédric Manara ne le croit pas. Le remède pourrait même être pire que le mal qu’il prétend éradiquer.

 Patrons français & Twitter : Des progrès mais toujours des questions !

par Olivier Cimelière
Conférence Media Aces - Logo Boss communication

Si beaucoup d’entre eux ne sont pas encore résolus à franchir le cap du premier tweet et concourir au gazouillis numérique, les patrons français sont en revanche nombreux à s’accorder sur l’avènement incontournable de Twitter et consorts dans la panoplie communicante des dirigeants d’entreprise. Mais avec beaucoup de questions en suspens. C’est en substance le constat global qui ressort de la dernière conférence de Media Aces qui s’est tenue le 11 juin dans les locaux de Mines Paris Tech. Sélection des temps forts et des enseignements issus de témoignages de quatre patrons d’envergure et une étude qualitative exclusive d’Ipsos.

De prime abord, la logique voudrait qu’un patron s’empare de Twitter, outil de communication directe et spontanée par excellence. N’est-il pas après tout le visage et le porte-drapeau incarnés de son entreprise en de nombreuses circonstances ? Qu’il s’agisse de conventions internes, de colloques sectoriels, d’interviews avec les médias ou de road shows financiers, un dirigeant d’entreprise consacre une énorme partie de son temps à communiquer en public, partager une vision, expliquer une stratégie, motiver des acteurs ou défendre des intérêts. Pourtant, tous ne ressentent pas le besoin d’aller en plus se confronter à l’agora digitale dont Twitter est un pivot incontestable même s’ils sont conscients des enjeux. C’est le sentiment prédominant qui ressort de l’enquête qualitative effectuée par Ipsos auprès d’une quinzaine de patrons ainsi que des interventions riches des quatre témoins conviés par Media Aces.

 Lobbying, vous avez dit lobbying ? Une étude fait le point

par Olivier Cimelière
Lobbying - UNE communication

A peine le mot de lobbying est-il prononcé en France qu’il suscite illico suspicion, voire répulsion au sein d’une vaste majorité d’acteurs. D’origine anglo-saxonne, l’activité est en effet plus réputée pour des dérives délétères qu’un concours concret à l’exercice de la vie démocratique. Une étude conjointement menée par l’agence de relations publics Burson Marsteller i&e et l’institut TNS Sofres tend pourtant à montrer que cette profession peut trouver sa place à condition de respecter des règles de transparence plus strictes qu’aujourd’hui. Etat des lieux.

De février à mars 2013, une quarantaine d’entretiens qualitatifs a été menée auprès d’élus issus de tous les échelons de la représentativité nationale (local, régional, national et européen) et de hauts fonctionnaires d’Etat. Face à des enjeux économiques et sociétaux à la complexité croissante, les décideurs en charge de la nation sont régulièrement sollicités par divers organismes censés promouvoir les intérêts d’une catégorie professionnelle. Cette orchestration des échanges qui vise à influencer l’orientation d’un texte de loi ou d’une norme est communément appelée « lobbying ». En France, le vocable revêt souvent une connotation sulfureuse, voire péjorative au sein l’opinion publique. Où en est la perception de ceux qui reçoivent fréquemment des lobbyistes dans leurs bureaux lambrissés ?

 Transport aérien & médias sociaux : y a-t-il un passager twittos dans l’avion ?

par Olivier Cimelière
Aérien - Voyageur twittos communication

Et si le passager lamba d’un avion se transformait en commentateur impitoyable de son expérience aérienne sur les réseaux sociaux ? Depuis le 22 mai, c’est une réalité que propose une initiative originale baptisée « Plane of Shame/Plane of Fame ». Enjeu : recueillir les sentiments « instantanés » des voyageurs pour optimiser les prestations fournies par les compagnies aériennes. Mieux que le questionnaire à bord qui atterrit souvent nulle part, chaque consommateur pourra donner et amplifier un écho positif ou négatif au sujet de son passage en cabine à l’ensemble de la communauté. Explications.

Qui d’entre nous n’a jamais expérimenté un vol désastreux où la console vidéo ne fonctionne pas, où le personnel navigant joue à l’adjudant irascible, où le plateau repas est proche du carton-pâte indigeste, où le siège porte encore les stigmates du passager précédent ? Avec l’intense bataille commerciale que se livrent grands noms de l’aérien et trublions du « low cost », ces saynètes ont parfois tendance à se multiplier au détriment du confort du passager. C’est ce constat pas toujours folichon qui a conduit un professionnel de l’industrie du transport et un expert des médias sociaux à lancer l’opération « Plane of Shame/Plane of Fame ». Attachez vos ceintures et armez vos tweets !

 Etude : Comment 25 marques conversent-elles avec leurs clients sur Facebook & Twitter ?

par Olivier Cimelière
A1 - Twitter Facebook UNE communication

L’Institut de la Qualité de l’Expression vient de dévoiler début juin une étude sémantique inédite menée sur 25 marques issues de cinq secteurs d’activités différents. Objectif : passer au crible le registre conversationnel adopté par chacune d’entre elles sur Twitter et Facebook avec leurs consommateurs. Résultat : la relation existe mais reste encore un peu trop calibrée en dépit de très bonnes pratiques créatives. Morceaux choisis.

Quel que soit le secteur considéré, toutes les marques du corpus analysé par l’Institut de la Qualité de l’Expression ont établi une présence active sur Facebook et Twitter. En cela, elles s’inscrivent pleinement dans la tendance déjà soulignée par la dernière édition du rapport Technorati sur les médias sociaux et les marques : 91% disposent d’une page Facebook et 85% d’un compte Twitter. Excepté YouTube qui séduit également 73% des marques, les autres réseaux sociaux sont loin derrière ce duo incontournable dans les stratégies de CRM. C’est précisément ce poids prééminent de Facebook et Twitter qui a conduit les équipes de l’Institut à scruter d’un peu plus près la teneur des conversations de marques provenant du secteur bancaire, de l’automobile, de la cosmétique, du bricolage et du commerce en ligne.

 Conférence Media Aces 11 juin : Un patron doit-il tweeter ou s’abstenir ?

par Olivier Cimelière
A1

C’est la grande question shakespearienne du moment chez les dirigeants d’entreprise : tweeter ou ne pas tweeter ? Doit-on juste céder à une mode, peut-on se tenir précautionneusement à l’écart ou faut-il s’emparer de ce canal de communication inédit ? A toutes ces interrogations, la conférence Média Aces du 11 juin à Paris va répondre à travers les témoignages de 5 grands managers de la vie économique française. Il est encore temps pour s’inscrire.

Aux Etats-Unis, un PDG sur 2 du classement Fortune 500 dispose aujourd’hui d’un compte Twitter. Néanmoins, moins de la moitié de ceux qui ont posé le pied dans le gazouillis numérique sont véritablement actifs et partagent régulièrement leurs impressions, leurs lectures, voire leurs coups de gueule ou coups de cœur à un instant T. Une présence relativement faible que déplore l’agence de communication Brandfrog. Selon son étude récente, il s’avère que 82% des consommateurs accordent  davantage confiance aux marques dont les dirigeants sont engagés sur les réseaux. 78% se déclarent même prêts à rejoindre leur entreprise pour y travailler et 77% ont envie d’acheter leurs produits. Alors, est-ce un « must » incontournable ou un outil à considérer avec recul et pertinence ?

 Nutella et médias sociaux : Quand le juridique fait sa tartine de zèle

par Olivier Cimelière
Nutella Day - Logo Event communication

Une récente passe d’armes a mis aux prises une blogueuse américaine fan de Nutella et le service juridique de la célèbre pâte à tartiner. Enjeu du litige : obtenir l’annulation du « World Nutella Day » que Sara Rosso organise bénévolement et de son propre chef depuis 2007 ainsi que toute citation de la marque sur les réseaux sociaux qu’elle anime. La tension est retombée quelques jours plus tard mais l’anecdote est révélatrice des décalages encore rémanents au sein des entreprises à l’égard des médias sociaux.

Après cinq jours de suspense et de discussions avec l’animatrice du « World Nutella Day », Ferrero a finalement choisi de faire marche arrière et de débouter son département juridique. Sara Rosso pourra continuer à partager sa passion pour le produit phare de l’entreprise et organiser un prochain « World Nutella Day » le 5 février 2014. Mieux, l’entreprise exprime même dans un communiqué officiel sa « sincère gratitude » envers la blogueuse et s’estime « heureuse d’avoir des fans si fidèles » qu’elle. Ce n’était pourtant guère la lecture initiale du service juridique qui s’était emparé du dossier Nutella Day !

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