Communication de crise

11Centrales EDF vs Greenpeace : Portes ouvertes et communication verrouillée

par Olivier Cimelière
EDF - Logo

La filière nucléaire tricolore se serait probablement bien passé du nouveau coup d’éclat des activistes de Greenpeace le 5 décembre dernier. En s’introduisant frauduleusement dans les centrales d’EDF de Nogent-sur-Seine et Cruas, ceux-ci ont mis en évidence les carences de l’énergéticien français en matière de sécurisation des sites nucléaires, surtout si pareille intrusion avait été perpétrée par des terroristes aux visées nettement plus belliqueuses.

A l’offensive heuristique choc des activistes écologistes, ont aussitôt répliqué de succinctes communications d’EDF minimisant la portée des faits. Le débat déjà bien exacerbé ces dernières semaines autour de l’atome civil ne risque guère d’y gagner en clarté et en sérénité.

 Affaires DSK : la contre-com’ conspirationniste passe à l’offensive !

par Olivier Cimelière
DSK - Com Plot

Et c’est reparti pour un tour ! Mieux qu’un sitcom haletant, la saga DSK n’en finit pas d’accoucher d’épisodes à rebondissement dans les médias. Aux sales draps des hôtels Sofitel et Carlton, deux chevaliers blancs répliquent par deux enquêtes journalistiques où ils se déclarent persuadés que l’ancien directeur du FMI est victime d’un complot totalement orchestré.

Dans un précédent billet, je m’étais efforcé d’identifier les options communicantes qui s’offraient à DSK et son staff pour s’extirper de l’avalanche médiatique que la révélation des SMS coquins avait déclenchée. J’en avais distingué deux. L’une consistait à admettre les faits, notamment sous la forme d’un livre « confession » pour tenter un aléatoire retour en grâce ou au moins juguler l’hallali réputationnel autour de DSK. L’autre visait à nier les faits dont on l’accusait sous réserve de produire des preuves tangibles pour démonter les suspicions. Analyse erronée de ma part puisque c’est une voie médiane particulièrement téméraire que les apologistes de DSK ont empruntée : la théorie du complot. 

 McDonald’s & activisme animalier : « Malmenez comme vous voulez ? »

par Olivier Cimelière
McDo-Logo-Video-titre

La célèbre enseigne américaine de restauration rapide s’est récemment retrouvée dans le viseur médiatique d’une association de protection des animaux baptisée « Mercy for Animals ».  Cette dernière reproche à McDonald’s  de s’approvisionner en œufs auprès  d’un élevage avicole où les volailles subissent des traitements particulièrement dégradants. Preuve à l’appui avec une vidéo trash tournée en caméra cachée dans l’établissement coupable, les images ont vite circulé dans la blogosphère avant d’être diffusées sur la chaîne américaine ABC.

L’impact a été immédiat puisque le géant du hamburger a stoppé net ses relations contractuelles avec l’entreprise incriminée. Bien que ce ne soit pas la première fois que McDonald’s ait à subir ce type d’assaut activiste ultra-punchy, la tactique communicante employée n’est pas sans soulever quelques questions cruciales et révélatrices d’un corps sociétal prompt à s’enflammer, surtout lorsqu’un grand nom célèbre est potentiellement impliqué. Eléments de réflexion sur une tendance qui n’a pas fini de s’accentuer dans un futur proche.

 DSK et les SMS : Sales draps pour le plan com !

par Olivier Cimelière
DSK - Logo SMS

L’improbable horlogerie communicante de Dominique Strauss-Kahn vient à nouveau de se détraquer depuis que le quotidien Libération a révélé la teneur des SMS libertins que l’ex-directeur du FMI échangeait gaiement avec ses comparses de parties fines. S’il avait jusqu’à présent manipulé la com’ rédemptrice avec un certain « brio » pour contrer les accusations de Nafissatou Diallo et de Tristane Banon, la réputation de DSK retombe dans de sales draps.

Cette fois, peut-on d’ores et déjà parler d’extrême-onction médiatique de l’ex-candidat à la candidature et de chômage technique pour ses spin doctors ?

 Communication de crise : Quand le supermarché Cora se trompe de rayon !

par Olivier Cimelière
CORA-La-foire-a-1-euro-2

En menaçant de licencier une caissière suspectée d’avoir empoché un coupon de réduction de 1 € laissé par un client, la direction d’un supermarché mosellan de la chaîne de distribution de Cora s’est retrouvée prise au piège d’une implacable crise réputationnelle. Une crise mixant pression sans relâche des médias sociaux et emballement médiatique traditionnel face à laquelle les dirigeants de Cora ont vite été désemparés. Leur réaction maladroite n’a fait qu’empirer un problème qui aurait pu être traité avec plus de doigté et d’humilité.

Au-delà de cette polémique qui a agité les médias et la blogosphère, l’affaire Cora est également symptomatique d’une ère nouvelle où la communication des entreprises ne pourra plus se contenter de faire de la com’ de crise à l’ancienne. Le Web 2.0 est passé par là. Il y a donc fort à parier que d’autres cas similaires éclateront dans les mois et années à venir si les attitudes ne changent pas. Eléments de décryptage.

 Sécurité routière : un spot trash peut-il réduire la mortalité des jeunes au volant ?

par Olivier Cimelière
Alcool - Levier vitesse

Il faudrait être totalement inhumain pour ne pas être pris aux tripes par le visionnage du nouveau spot de la Sécurité Routière. Dans la lignée de la première génération projetée l’an passé, le film narre tel un reportage caméra sur épaule, la virée nocturne alcoolisée d’une bande de jeunes qui s’achève tragiquement dans le sang et la tôle froissée.

A coups de plans-séquences au scalpel, les scènes s’enchaînent vers l’inéluctable drame comme il s’en produit malheureusement tous les week-ends sur les routes de France. Le film sera diffusé à la télévision et sur Internet à la veille des vacances de la Toussaint, une période accidentogène particulièrement critique. Mais est-ce réellement suffisant pour enrayer cette inacceptable hécatombe ?

 Web 2.0 : Bad buzz, vous avez dit bad buzz ?

par Olivier Cimelière
Buzz - Hub logo

Le « bad buzz » est la grande frayeur tapie dans les réseaux sociaux et prête à déchiqueter n’importe quelle réputation en l’espace de milliers de clics à la seconde. Pour les communicants, c’est la grenade dégoupillée capable de mettre à mal des mois d’efforts pour soigner l’image d’une marque, d’une entreprise ou d’une personnalité.

Durant la 2ème édition du Hub Forum qui s’est tenu les 6 et 7 octobre à Paris, une table ronde a rassemblé plusieurs experts du digital pour décortiquer le phénomène, exemples à l’appui. Le Blog du Communicant 2.0 vous propose une synthèse de ce riche débat. Le « bad buzz » est-il autant à craindre, qui est-il, pourquoi surgit-il et peut-il être évité ? Autant de questions que les panelistes ont évoquées très directement sous la houlette de Thierry Wellhoff, président du Syntec RP.

 La com’ d’Apple est-elle usée jusqu’au trognon ?

par Olivier Cimelière
Apple - Pomme

Ils en rêvaient tous mais Apple ne l’a pas fait. Après des semaines d’intenses spéculations et de rêves de fans, la montagne iPhone 5 a accouché d’une souris iPhone 4S. La double peine n’a guère tardé à tomber : chute du cours de la firme de Cupertino  à Wall Street et déchaînement critique des geeks, des médias et des aficionados de la Pomme sur la toile. S’agit-il juste d’un pépin anecdotique ou y a-t-il quelque chose de pourri au royaume de la com de la Pomme ?

Comme à son habitude, Apple avait pourtant exécuté avec dextérité son opération de teasing pour préparer le lancement de son nouveau téléphone mobile et entretenir le suspense. A tel point que le coup du prototype malencontreusement égaré par un employé d’Apple dans un improbable restaurant mexicain de San Francisco avait été rejoué durant l’été 2011 par la firme de Cupertino selon le site spécialisé CNET.

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