Communication & Relations Presse

 L’émission Koh Lanta peut-elle décemment continuer ?

par Olivier Cimelière
Koh Lanta - Logo une communication

Avec le suicide du médecin en charge des candidats de Koh-Lanta,  le producteur Adventure Line Productions et le diffuseur TF1 sont confrontés à une crise médiatique sans précédent. Mort subite d’un participant, accusations anonymes et suicide, il ne pouvait y avoir pire scénario de communication de crise. Que faire ?

 Carambar : Les blagues les meilleures sont les plus courtes

par Olivier Cimelière
Carambar - Logo UNE 2 Communication

La poilade de Carambar aura imparablement nourri le buzz sur les réseaux sociaux et dans les médias mais elle laisse un désagréable arrière-goût de marketing manipulatoire pas forcément pas très pertinent à terme. Communicant et ex-journaliste, je ne cautionne pas ce type de coup médiatique.

Le compte à rebours s’est achevé et Carambar a jeté le masque. C’était donc une gigantesque blague : les plaisanteries potaches de la barre caramel continueront d’animer les cours de récré et les distributeurs automatiques. Le stratagème a parfaitement fonctionné mais il n’est pas sans soulever de cruciales questions déontologiques.

 Carambar : Mauvaise blague ou coup de com’ génial ?

par Olivier Cimelière
Carambar - Logo UNE Communication

« Qu’est-ce qui est vert, qui monte et qui descend ? ». Vous séchez ? Réponse : « Un petit pois dans un ascenseur ». Cette blague potache est l’une des milliers concoctées depuis 1969 par la confiserie Carambar. Cette tradition pourrait disparaître le 15 avril. Info, manip ou intox ?

C’est peu de dire que la célèbre barre de caramel mou à mâcher a suscité un vif émoi depuis qu’elle a annoncé mercredi dernier son intention de mettre un terme aux petites blagues qui accompagnaient les papiers d’emballage de Carambar. Terminés les jeux de mots improbables ou les boutades absurdes. Place à des questions ludo-éducatives et des devinettes culturelles. Véritable repositionnement marketing, bluff pour raviver la flamme ou simple test grandeur nature ? Le Blog du Communicant passe au crible trois hypothèses.

 Viande & Spanghero : Communication de crise cacophonique à tous les étages

par Olivier Cimelière
Spanghero - Logo Une communication

 Chez Spanghero, une viande peut en cacher une autre. Après 750 tonnes de cheval maquillé en bœuf, 57 tonnes de mouton britannique interdit à l’importation ont été découvertes. Les révélations n’en finissent plus d’accoucher de crises à répétition où les acteurs ne brillent guère par leur transparence mais plutôt par leur capacité à trouver des boucs émissaires. Un jeu communicant dangereux où la confiance du consommateur pourrait devenir l’arbitre impitoyable.

L’addition médiatique commence à peser lourdement dans la réputation de l’entreprise de Castelnaudary. En juin 2011, Spanghero s’était déjà retrouvé au cœur d’une crise alimentaire en se voyant contrainte de procéder prestement au retrait du marché de produits à base de viande hachée contaminés par la bactérie E-coli au risque sanitaire avéré. Depuis février 2013, la société spécialisée dans les conserves et la viande fraîche transformée se débat avec des affaires à tiroir de fraude supposée. Devant le fracas des révélations qui s’accumulent, autorités et industriel opèrent une communication qui procède plus du Mistigri qu’on refile à un autre que d’une communication soucieuse d’établir les faits. N’y aurait-t-il pas d’autres voies pour solder cette crise détestable ?

 Journalisme & Armée : L’équation communicante impossible ?

par Olivier Cimelière
War - Journaliste F2 communication UNE

L’intervention armée française au Mali a remis au goût du jour l’antienne récurrente qui ponctue les rapports compliqués entre les militaires et les journalismes. Chacun suspecte l’autre de l’entraver dans ses missions sans vraiment parvenir à placer le juste curseur entre ce qui doit être impérativement su de l’opinion publique et ce qui doit strictement relever du confidentiel défense. Analyse d’un communicant qui a aussi été journaliste !

S’il fallait résumer d’une phrase les relations qu’entretiennent journalistes et soldats lors d’un conflit, celle-ci pourrait ressembler à une formule à la Michel Audiard du style « Les baveux et la Grande Muette » tant les premiers veulent raconter ce que les seconds s’obstinent à tenir secret pour motif de guerre. Le déclenchement de l’opération Serval pour la reconquête du territoire Nord du Mali le 10 janvier n’a pas manqué d’emprunter à nouveau au registre des chiens de faïence. Pendant longtemps, les journalistes ont été confinés dans les bases urbaines de Bamako à l’écart des premières manœuvres offensives qu’effectuaient les soldats français, maliens et tchadiens sur le terrain occupé par les djihadistes terroristes. Est-il pourtant possible d’envisager le travail de la presse et celui d’une armée sans que l’un ne mette en péril l’autre ?

 Réseaux sociaux & sportifs : mariage d’amour ou de raison ?

par Olivier Cimelière
Sportifs - Social Media logo communication

Avec l’émergence des réseaux sociaux, nombreux sont les athlètes de haut niveau à avoir enfilé le maillot du 2.0 pour communiquer à leur façon avec les fans et les passionnés de sport. Au fil des ans, l’exercice du digital est quasiment devenu incontournable dans la réputation d’un sportif professionnel. Un exercice qui requiert toutefois tact et pertinence pour éviter de transformer l’aventure en bad buzz catastrophique. Interview exclusive avec Sylvain Caillot, un expert numérique qui accompagne de grands noms du sport.

Depuis neuf ans avec son agence de communication Interactive One, Sylvain Caillot conseille des sportifs célèbres et d’autres en devenir pour construire avec intelligence leur réputation numérique sur Internet et les réseaux sociaux. A l’instar de la préparation d’un match de haut niveau, la conversation digitale d’une personnalité sportive ne s’engage pas sans un minimum d’implication et de dextérité. Le Blog du Communicant 2.0 s’est entretenu avec Sylvain Caillot qui livre quelques clés fondamentales pour tout aspirant sportif épris de nouvelles technologies de communication.

 Jennifer Preston du New York Times : « Journalistes, osez les réseaux sociaux ! »

par Olivier Cimelière
NYT - Logo une communication

Lors du Netexplo Forum qui a eu lieu les 14 et 15 février à Paris, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Jennifer Preston, rédactrice en chef de la newsroom médias sociaux du prestigieux quotidien américain The New York Times. Jennifer a eu l’extrême gentillesse de répondre à mes questions sur l’usage du crowdsourcing et de l’UGC (User Generated Content) dans la stratégie éditoriale de la « Vieille Dame Grise ». Entretien exclusif et instructif pour le Blog du Communicant 2.0.

Au cours d’une table ronde avec Minter Dial, consultant en stratégies numériques, Jennifer Preston a expliqué comment le journal new-yorkais a enrichi sa couverture journalistique de la guerre civile en Syrie avec des contenus issus d’internautes. A la fin de ce billet, vous pouvez d’ailleurs retrouver l’intégralité de la captation vidéo de ce dialogue sur le site de la conférence.  A la suite de ce captivant échange, le Blog du Communicant 2.0 en a profité pour prolonger la discussion autour des contributions écrites et vidéos issues des réseaux sociaux et de leur intégration dans les contenus journalistiques que publie le New York Times.

 Journalisme infiltré : Information nécessaire ou déformation caractérisée ?

par Olivier Cimelière
Infiltrés - Logo communication

Le récent reportage en caméra cachée de deux journalistes de la télévision allemande sur les coulisses peu reluisantes d’un entrepôt d’Amazon à Bad Hersfeld a remis sur le devant de la scène l’épineuse question du journalisme d’infiltration. Sous prétexte de contourner l’opacité mise en œuvre par la communication des entreprises, les investigateurs rivalisent d’astuces pour enquêter ni vu, ni connu au-delà des portes closes et des micros verrouillées. Que penser de ce mode opératoire digne des meilleurs espions de John Le Carré ?

En soi, la technique du journaliste incognito est loin d’être totalement inédite. Déjà en 1887, la journaliste américaine Nellie Bly avait recouru à ce stratagème pour  briser l’omerta sur les conditions réelles des aliénés internés dans l’asile de Blackwell Island. Pendant 10 jours, elle s’était faite passer pour folle et avait pu vivre de l’intérieur les maltraitances abominables administrées aux patients par le personnel de l’établissement. Son récit publié dans le New York World fera grand bruit et consacrera même la naissance de ce type de journalisme baptisé par les anglo-saxons, « stunt journalism » (1).

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