Communication & Relations Presse

 Quand un livre décrypte Marine Le Pen au-delà du miroir médiatique

par Olivier Cimelière
Front National - Vignette

On ne compte plus les ouvrages qui traitent de Marine Le Pen et du virage « respectable » qu’elle  négocie depuis qu’elle s’est emparée de la présidence du Front National. En revanche, on connaît beaucoup moins sa trajectoire politique et sa personnalité quasi « schizophrénique » tant elle n’était pas destinée au départ à prendre la succession du pater familias d’extrême-droite.

C’est cet angle qu’a choisi de creuser le journaliste politique et éditorialiste de France 3, Patrice Machuret en publiant un livre disponible en librairie à partir du 19 janvier. Impressions et faits saillants d’un ouvrage que j’ai lu avec vif intérêt et dont tout citoyen devrait prendre connaissance.

 Interview Le Pen : Pourquoi Anne-Sophie Lapix mérite-t-elle le triple A du journalisme ?

par Olivier Cimelière
Lapix - Vignette

L’interview pugnace menée par la journaliste à l’encontre Marine Le Pen dans l’émission « Dimanche + » a généré une salve d’applaudissements sur le Web et dans la presse. Ce n’est pas tant qu’Anne-Sophie Lapix ait réussi à faire vaciller la dialectique bancale de la présidente du Front National qui a suscité l’enthousiasme mais aussi l’approche journalistique fouillée de la journaliste de Canal +.

Il faut s’en féliciter mais en profiter également pour s’interroger sur ce concert de louanges qui ne doit pas masquer les déviances et les faiblesses d’une profession plus que jamais indispensable.

 Buzz Cantona : le « King » est à deux doigts du carton rouge !

par Olivier Cimelière
Cantona - Maillot back

A force de jongler intempestivement avec son image d’aiguillon indomptable, Eric Cantona risque de brouiller sa réputation d’homme engagé et affranchi des codes. Son récent coup médiatique opéré par le truchement  d’une fausse candidature à la présidentielle n’est pas du meilleur goût même s’il découle de bonnes intentions, en l’occurrence soutenir la Fondation Abbé-Pierre sur la problématique du logement des défavorisés.

A peine avait-il réussi à susciter le buzz dans la presse et la blogosphère tout en obtenant un bien consensuel satisfecit de la classe politique qu’il est prestement sorti du terrain du débat pour retourner sur les planches du théâtre où il joue actuellement. S’indigner, c’est bien surtout quand la cause est juste. S’engager est mieux surtout lorsqu’on est une personnalité capable de cristalliser des énergies et faire bouger les lignes. Attention à ne pas gâcher une popularité qui pourrait servir autrement des causes que par des saillies sans véritable lendemain.

 Free Mobile : « Téléphonie outragée, téléphonie martyrisée mais téléphonie libérée ! »

par Olivier Cimelière
Free - Carte SIM

Ca y est ! La fusée Free Mobile a enfin décollé de son pas de tir pour rejoindre la planète de la téléphonie mobile. Rarement un lancement pour une marque française n’aura suscité autant de spéculations passionnées dans la blogosphère et les médias, d’anxiété et déclarations bravaches chez les concurrents et d’attentes fiévreuses en tout genre chez les consommateurs. Avec un point d’orgue atteint mardi matin : plus de 340 000 connectés sur le streaming live de la conférence de presse de Xavier Niel et d’innombrables tweets sur la timeline de l’oiseau gazouilleur !

Maintenant que le premier étage de la fusée a été expédié avec brio par « Captain Niel himself » avec une communication mordante et des uppercuts cinglants à l’encontre des trois opérateurs historiques, il s’agit désormais de mettre Free Mobile sur orbite et continuer à surfer sans accroc sur cette vague d’empathie que la stratégie de communication de Free a su habilement capitaliser. En plus de miser sur des prix clairement attractifs, Free a confirmé sa capacité à se différencier fortement autour d’un solide storytelling et 3 atouts clés comme autant d’étages pour propulser la fusée dans la galaxie du mobile.

 Information & Pure players : feu de paille ou vrai big bang du journalisme ?

par Olivier Cimelière
Pure Player - Screenshot News

L’année 2011 s’est achevée sur une exceptionnelle luxuriance éditoriale sur le Web français. Près d’une douzaine d’initiatives journalistiques (1) ont contribué à ce baby-boom numérique d’une ampleur inédite depuis qu’un quarteron de pionniers de l’info (Rue89, Mediapart, Slate et Owni) avait osé embrasser Internet quatre ans plus tôt comme unique canal médiatique de leur travail informationnel. Les plus notoires s’appellent aujourd’hui Atlantico, Quoi.info, Newsring, The Pariser et quelle que soit l’issue de leur aventure, ils ont tous en commun la conviction qu’un « pure player » de l’information peut trouver une voie durable et rentable sur la Toile.

A titre personnel, je ne peux que me réjouir d’assister à cette irruption prolifique de nouveaux acteurs qui montrent que 1/le journalisme n’est pas mort et 2/que des journalistes sortent enfin des sentiers battus pour tenter de réinventer le travail de l’information, trouver des modèles d’affaires originaux et toucher des lectorats méfiants ou allergiques aux anciens formats. Certains succomberont probablement en route, d’autres muteront mais à la lumière de cette effervescence entrepreneuriale, il est permis d’espérer qu’une (ou plusieurs) de ces start-ups de l’info nées dans la promiscuité de modestes locaux puissent grandir et rejoindre les grands titres encore implantés dans les quartiers aux noms ronflants.

A travers ce premier billet de 2012, le Blog du Communicant 2.0 ouvre un mini-dossier qui va brièvement brosser dans un premier temps le panorama de l’offre éditoriale en présence et les enjeux actuels avant de consacrer dans les semaines à venir, un banc d’essai pour chacun des nouveau-nés de 2011.

 Free Mobile : l’image du geek trublion suffira-t-elle à s’imposer sur le marché ?

par Olivier Cimelière
Free - Logo Free Mobile

D’aucuns l’attendaient avec impatience au pied de leur sapin de Noël. Pas de chance ! Free Mobile n’a pas encore dégainé l’offre fracassante promise par son emblématique patron, Xavier Niel. En attendant le 10 janvier, échéance butoir fixée par l’ARCEP (le régulateur des télécoms) pour procéder au lancement effectif, celui que les médias surnomment volontiers le « flibustier du Net » peaufine sa stratégie de communication pour bousculer les opérateurs traditionnels mais aussi les MVNO, ces acteurs sans réseau qui proposent des forfaits low-cost.

Décryptage d’une image savamment cultivée de rebelle high-tech allergique à l’establishment guindé des télécoms. Un pari à quitte ou double ? A voir !

 Centrales EDF vs Greenpeace : Portes ouvertes et communication verrouillée

par Olivier Cimelière
EDF - Logo

La filière nucléaire tricolore se serait probablement bien passé du nouveau coup d’éclat des activistes de Greenpeace le 5 décembre dernier. En s’introduisant frauduleusement dans les centrales d’EDF de Nogent-sur-Seine et Cruas, ceux-ci ont mis en évidence les carences de l’énergéticien français en matière de sécurisation des sites nucléaires, surtout si pareille intrusion avait été perpétrée par des terroristes aux visées nettement plus belliqueuses.

A l’offensive heuristique choc des activistes écologistes, ont aussitôt répliqué de succinctes communications d’EDF minimisant la portée des faits. Le débat déjà bien exacerbé ces dernières semaines autour de l’atome civil ne risque guère d’y gagner en clarté et en sérénité.

 Affaires DSK : la contre-com’ conspirationniste passe à l’offensive !

par Olivier Cimelière
DSK - Com Plot

Et c’est reparti pour un tour ! Mieux qu’un sitcom haletant, la saga DSK n’en finit pas d’accoucher d’épisodes à rebondissement dans les médias. Aux sales draps des hôtels Sofitel et Carlton, deux chevaliers blancs répliquent par deux enquêtes journalistiques où ils se déclarent persuadés que l’ancien directeur du FMI est victime d’un complot totalement orchestré.

Dans un précédent billet, je m’étais efforcé d’identifier les options communicantes qui s’offraient à DSK et son staff pour s’extirper de l’avalanche médiatique que la révélation des SMS coquins avait déclenchée. J’en avais distingué deux. L’une consistait à admettre les faits, notamment sous la forme d’un livre « confession » pour tenter un aléatoire retour en grâce ou au moins juguler l’hallali réputationnel autour de DSK. L’autre visait à nier les faits dont on l’accusait sous réserve de produire des preuves tangibles pour démonter les suspicions. Analyse erronée de ma part puisque c’est une voie médiane particulièrement téméraire que les apologistes de DSK ont empruntée : la théorie du complot. 

Le plus - Le nouvel observateur

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