Culture

16Etude : Comment 25 marques conversent-elles avec leurs clients sur Facebook & Twitter ?

par Olivier Cimelière
A1 - Twitter Facebook UNE communication

L’Institut de la Qualité de l’Expression vient de dévoiler début juin une étude sémantique inédite menée sur 25 marques issues de cinq secteurs d’activités différents. Objectif : passer au crible le registre conversationnel adopté par chacune d’entre elles sur Twitter et Facebook avec leurs consommateurs. Résultat : la relation existe mais reste encore un peu trop calibrée en dépit de très bonnes pratiques créatives. Morceaux choisis.

Quel que soit le secteur considéré, toutes les marques du corpus analysé par l’Institut de la Qualité de l’Expression ont établi une présence active sur Facebook et Twitter. En cela, elles s’inscrivent pleinement dans la tendance déjà soulignée par la dernière édition du rapport Technorati sur les médias sociaux et les marques : 91% disposent d’une page Facebook et 85% d’un compte Twitter. Excepté YouTube qui séduit également 73% des marques, les autres réseaux sociaux sont loin derrière ce duo incontournable dans les stratégies de CRM. C’est précisément ce poids prééminent de Facebook et Twitter qui a conduit les équipes de l’Institut à scruter d’un peu plus près la teneur des conversations de marques provenant du secteur bancaire, de l’automobile, de la cosmétique, du bricolage et du commerce en ligne.

 Note de lecture : « La condition numérique » de Bruno Patino et Jean-François Fogel

par Olivier Cimelière
Patino - Logo UNE condition numérique communication

A ceux que le titre un soupçon philosophico-éthéré pourrait dissuader, je conseille vivement d’aller outre leurs réticences et de dévorer illico ce brillant essai commis par Jean-François Fogel, consultant en journalisme et professeur à Sciences-Po, et Bruno Patino, récemment nommé directeur des programmes de France Télévisions après avoir été directeur du développement numérique du groupe télévisuel public. Avec l’immixtion quotidienne du numérique, les deux auteurs s’interrogent sur le devenir de notre humanité. L’homo sapiens est-il devenu un homo numericus à part entière ?

En neuf chapitres très vivants et riches en références, les deux auteurs explorent toutes les facettes de l’existence humaine que le numérique a chamboulées. Ici, point de fulgurances de gourous égotiques persuadés de détenir les clés explicatives du monde à venir. Avec beaucoup d’humilité et de souci de pertinence, le duo s’attache avant tout à comprendre comment Internet (avec au premier chef, les réseaux sociaux et la connectivité permanente qui vont de pair) a considérablement remodelé la façon d’être et de se comporter de millions d’internautes.

 Entreprises : « Dirigeants, changez votre langage numérique ! »

par Olivier Cimelière
IQE - Logo Une communication

Cette bienveillante mais ferme exhortation émane de Jeanne Bordeau. Créatrice du bureau de style en langage, l’Institut de la Qualité de l’Expression, et surtout auteur tout récemment d’un petit manifeste sur les dirigeants et la prise de parole à l’heure du numérique, elle invite ces derniers à prendre la pleine mesure des exigences linguistiques que le digital requiert et éviter de tomber dans une novlangue désincarnée et automatique. Réflexions glanées au fil du livre.

« Mesdames, Messieurs les dirigeants, êtes-vous sûrs de savoir adapter le ton juste face à la formidable conversation permanente qui se déroule sur le Net ? ». Dès les premiers paragraphes, cette question pose le décor et interpelle sans détours les dirigeants auxquels le nouvel ouvrage de Jeanne Bordeau est plus particulièrement destiné. S’il y a encore peu, le patron d’entreprise pouvait calibrer et sécuriser son discours derrière les innombrables validations et bons à tirer de son service communication, la posture relève désormais de l’obsolescence programmée. Plus qu’une menace (certes réelle si elle n’est pas considérée), c’est aussi une opportunité qui s’ouvre selon Jeanne Bordeau pour explorer de nouveaux terrains d’expression et de conversation où les dirigeants pourront regagner cette influence souvent érodée par des paroles convenues et aseptisées. Le Blog du Communicant a sélectionné quelques points clés mis en lumière par ce bref mais riche opuscule.

 Jusqu’où la communication peut-elle provoquer ?

par Olivier Cimelière
Provo - Paquet Marlboro communication

Pour émerger dans un univers médiatique saturé de messages, la communication de certaines marques et causes n’hésite pas à recourir à la provocation. En interpelant de manière choquante et/ou décalée, elle espère ainsi gagner les faveurs de ses publics. Est-ce une impasse ou une brèche à exploiter ? Avec quels garde-fous ?

Ces questions épineuses ont été soulevées le 11 avril lors d’un colloque qui s’est tenu à l’université de la Sorbonne. L’événement était organisé par la jeune mais dynamique association d’étudiants, Sorbonne Communication qui avait rassemblé pour la circonstance, un panel d’intervenants particulièrement pertinents et impliqués sur le sujet. Le Blog du Communicant retrace les temps forts et les points clés des éclairages apportés par les témoins.

 L’outrance peut-elle être une stratégie de communication politique viable ?

par Olivier Cimelière
Outrance - UNE populisme communication

Les bisbilles fleuries et les dérapages verbaux ont toujours émaillé les débats politiques en France. En revanche, ces dernières semaines ont vu un seuil alarmant être franchi. Désormais, l’outrance et la caricature sont devenues le modus operandi des politiciens de droite comme de gauche. N’importe quelle opportunité est bonne pour donner de la voix, biaiser la réalité, injurier si besoin et tenter d’exister au détriment de l’autre. Au risque non-négligeable de servir la communication des extrêmes qui n’en demandent pas tant.

Certes, le climat délétère n’aide guère à la sérénité des esprits. Courbe obstinément haussière du chômage, floraison obsessionnelle de taxes en tout genre, matraquage fiscal des petites entreprises, coups de boutoir à répétition sur l’euro et creusement inexorable du fossé entre riches et pauvres, tout cela ne concourt guère à des visions politiques de lendemains enchanteurs. Il y a quasiment un an, Nicolas Sarkozy avait été tenu pour comptable de la déliquescence et du désespoir dans lesquels s’enfonce le pays. Dix mois plus tard, son successeur cristallise tout autant (sinon plus) un rejet diffus mais virulent où s’expriment pêle-mêle crispations militantes, déceptions électorales et attentes irréalistes. La solution réside-t-elle dans l’outrance des discours ?

 L’émission Koh Lanta peut-elle décemment continuer ?

par Olivier Cimelière
Koh Lanta - Logo une communication

Avec le suicide du médecin en charge des candidats de Koh-Lanta,  le producteur Adventure Line Productions et le diffuseur TF1 sont confrontés à une crise médiatique sans précédent. Mort subite d’un participant, accusations anonymes et suicide, il ne pouvait y avoir pire scénario de communication de crise. Que faire ?

 Mgr Hervé Giraud : « L’Eglise doit habiter les médias sociaux ! »

par Olivier Cimelière
Eglise - UNE follow Jesus

Evêque de Soissons depuis début 2008, Monseigneur Hervé Giraud est aussi le premier évêque français à avoir pleinement investi les médias sociaux pour amplifier la parole de l’Eglise catholique et toucher de nouveaux publics. Il m’a accordé un entretien absolument passionnant dans son bureau de l’évêché de la ville pour évoquer sa pratique du 2.0, sa vision de la foi sur les réseaux sociaux et les opportunités qui s’offrent à l’Eglise pour sortir de l’entre-soi et être à l’écoute du monde. Le numérique peut aussi être spirituel !

A première vue, l’idée de mêler religion et réseaux sociaux peut encore apparaître comme iconoclaste. En décembre 2012, la création du compte Twitter de Benoît XVI (@Pontifex) n’avait d’ailleurs pas été sans susciter des crispations et des craintes au sein de la hiérarchie catholique. Nombre d’ecclésiastiques redoutaient les commentaires agressifs, les blagues scabreuses ou les amalgames avec une récente actualité vaticane pas toujours limpide. Réactivé avec l’élection du Pape François, le compte Twitter qui se décline en 9 versions linguistiques rassemble aujourd’hui 4 millions de followers et enregistre près de 200 000 nouveaux abonnés par jour (1).

 Contenus en ligne : Les commentaires sont-ils plus nuisibles qu’utiles ?

par Olivier Cimelière
Troll - Radar troll communication

Au risque d’être quelque peu provocateur, je m’interroge de plus en plus sur la finalité des commentaires déposés en ligne par les lecteurs internautes. D’une saine initiative où le dialogue est  encouragé, on observe désormais une tendance accrue à la binarisation exacerbée et au défouloir gratuit. Une étude toute récente menée aux USA montre que les trolls sont source de radicalisation. Que pourrait-on faire pour enrayer cette pollution verbale tout en conservant la libre expression et le relèvement du débat ?

Au nom de la transparence démocratique, les médias en ligne (mais aussi les blogueurs, les plateformes de contenus et les sites de marques et d’entreprises) ont ouvert leurs pages aux lecteurs. A peine un article est-il publié que ceux-ci peuvent aussitôt apporter leurs remarques en complément des investigations, des analyses et des informations récoltées par le journaliste ou même par l’émetteur d’un billet. Ne boudons pas notre plaisir. Il s’agit d’une authentique avancée dans le rapport que les médias peuvent entretenir avec le reste de la société civile puisque cela n’a pas toujours été le cas.

Le plus - Le nouvel observateur

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