Décryptage

 Claude Guéant : Une communication amateuriste et kamikaze

par Olivier Cimelière
Guéant - Portrait communication

A peine les révélations du Canard Enchaîné étaient-elles connues que Claude Guéant est monté au créneau comme un seul homme avec deux arguments en bandoulière et une communication kamikaze qui pourrait coûter cher à l’ancien ministre et proche de Nicolas Sarkozy.

Le moins que l’on puisse dire est que Claude Guéant n’a pas esquivé les questions, ni ne s’est subrepticement mis aux abonnés absents. Sitôt révélées les trouvailles des juges menant  des enquêtes sur un potentiel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et sur le sulfureux arbitrage Lagarde-Tapie, Claude Guéant a immédiatement dégainé le parfait vade-mecum de la communication de crise : occuper le terrain médiatique (avec d’emblée un plateau du JT de 20 heures de France 2 s’il vous plaît !), s’inscrire en faux contre les allégations et asséner une ligne argumentaire concrète.

Sur le plan technique, l’élève Guéant a bien récité sa leçon. En revanche, l’affaire se corse nettement sur le fond rhétorique déployé par le fidèle d’entre les fidèles de Nicolas Sarkozy. Soit il est parti à l’abordage sans une once de préparation (et peut-être avec la morgue du haut-fonctionnaire se pensant intouchable), soit il dispose d’un conseil en communication à licencier sur le champ tant la ligne discursive amateur a été réduite en charpie en l’espace de quelques heures. Revenons un instant sur les justifications brandies par Claude Guéant.

 Les journalistes sont de gauche : mythe ou réalité ?

par Olivier Cimelière
Journalisme - carte de presse communication

Il ne s’écoule guère une semaine sans que tintinnabule ce refrain réprobateur qui veut que l’immense majorité des journalistes en France soit vassalisée aux idées politiques de gauche. Autrement dit, la presse roule plus ou moins ouvertement pour ce camp tout en s’évertuant à miner l’autre. Cette vision relève-t-elle de la légende urbaine, d’une réalité avérée ou d’un contexte beaucoup plus alambiqué qu’il n’y paraît ? Tentative d’analyse.

Avec ce billet, je ne prétends évidemment pas pouvoir fournir un exhaustif tour d’horizon de cette question cruciale. Un livre n’y suffirait d’ailleurs sans doute pas. Pas sûr même que toutes les réponses ne soient disponibles. En revanche, j’ai voulu remettre dans la focale de chacun, quelques éléments concrets qui montrent que les faits sont plus complexes et moins gouvernés par l’échiquier politique que ne le prétendent les arguments exacerbés de ceux qui s’agacent du travail des journalistes.

 Digital Detox ou accro aux médias sociaux : C’est grave docteur ?

par Olivier Cimelière
DETOX - Logo communication

Si 60% des Français admettent se connecter quotidiennement à Internet selon une étude de Médiamétrie en mars 2013, un nombre non négligeable d’entre eux déclare éprouver de plus en plus essoufflement, lassitude et même envie effrénée de déconnexion face à l’emprise croissante du Web  et des réseaux sociaux dans leur existence. Alors que l’ « Always On » était encore brandi jusqu’à peu comme le summum de la « branchitude » techno, une autre tendance émerge : la « Digital Detox » ! Danger ou opportunité ?

 Médias sociaux : Les candidats MEDEF passés au banc d’essai

par Olivier Cimelière
MEDEF 2-0 - Logo communication

Après une première passe d’armes polémiques sur les réseaux sociaux contre la candidature finalement avortée de Laurence Parisot, sept candidats étaient jusqu’à jeudi 18 avril dans les starting-blocks pour décrocher la présidence du MEDEF le 3 juillet prochain. Grande première : tous ont eu recours aux réseaux sociaux pour cultiver leur influence, partager leurs idées pour le syndicat patronal et tenter d’attirer les votes.

Depuis, deux d’entre eux (Frédéric de Saint Geours et Jean-Claude Volot) ont jeté l’éponge dont un qui s’est officiellement rallié à Pierre Gattaz. Le Blog du Communicant a passé au crible les dispositifs digitaux de chacun. Quels enseignements peut-on en retirer ?

 Twitter est-il un accélérateur de violence militante ?

par Olivier Cimelière
Laffont - Twitter Logo

Ce week-end a vu se dérouler l’épilogue nauséabond d’une passe d’armes digitale entre défenseurs forcenés du mariage pour tous et opposants farouches. Depuis plusieurs semaines, Twitter a été le réceptacle d’échanges d’insultes, de menaces et d’appels plus ou moins nuancés à la violence. D’abord verbale, la polémique a atteint son zénith avec l’agression au couteau d’un militant UMP prénommé Samuel Lafont et très en pointe dans les actions contre l’union gay. Les réseaux sociaux sont-ils des incubateurs de haine brutale ? Tentative de décryptage.

Il y a encore quelques semaines, Samuel Lafont était surtout connu des milieux militants de la droite musclée. Issu de l’UNI, syndicat étudiant et membre du conseil national de l’UMP, le jeune homme est ce qu’on appelle communément un activiste politique fortement engagé et qui n’hésite pas à le faire savoir. Il suffit d’aller faire un tour sur le site de sa société de conseil en communication et influence numérique baptisée E-Fluence pour aussitôt remarquer la tonalité droitière totalement assumée du personnage. Sitôt le projet de loi pour le mariage d’un couple du même sexe était-il engagé par le gouvernement que Samuel Lafont est monté au créneau sur son réseau favori : Twitter.

 Affaire Cahuzac : Jouer la victime peut-il réparer son image ?

par Olivier Cimelière
Cahuzac - Logo UNE communication

L’entretien exclusif accordé au quotidien régional La Dépêche du Midi marque-t-il le début d’une lente reconquête d’image de la part de Jérôme Cahuzac ? A sa lecture, on devine une posture victimaire se dessiner. Est-ce une option viable en termes de communication ?

Depuis ses aveux, Jérôme Cahuzac a dû subir une déferlante médiatique et politique sans précédent. Entre réprobation écœurée et sans appel de ses désormais ex-amis politiques et télescopage d’une actualité lourde en révélations sur les frasques fiscales de divers riches Français, il est devenu à son corps défendant, le symbole honni d’une dérive patente des élites dirigeantes.

 Valérie Trierweiler : Est-elle condamnée pour toujours au bûcher médiatique ?

par Olivier Cimelière
Trierweiler - Dessin Glez communication

Il a suffi d’une brève séquence vidéo passée en boucle où Valérie Trierweiler empoigne rageusement la capuche d’un journaliste caméraman pour que se déchaîne à nouveau la vindicte sur les réseaux sociaux et dans les médias. La première Dame de France est-elle vouée à traîner une image détestable ou peut-elle enrayer l’hémorragie médiatique ?

Quelques secondes d’énervement contre un reporter d’image et voilà Valérie Trierweiler encore clouée au pilori de la lessiveuse médiatique. Il faut bien avouer que la compagne du Président de la République a « l’art et la manière » de cristalliser les agacements de toutes parts. Explications.

 Affaire Cahuzac : La communication doit aussi faire son ménage !

par Olivier Cimelière
Cahuzac - LOGO communication

Au-delà des questions d’éthique républicaine et de morale publique que soulève l’affaire Cahuzac, un autre dossier mérite également d’être scruté et nettoyé de fond en comble: la communication gouvernementale et particulièrement ceux qui en tirent discrètement les ficelles sans jamais assumer les conséquences de leurs « conseils ».

Les plus hautes instances gouvernementales seraient fort avisées de lire et relire l’excellent article (1)  du Monde en date du 4 avril consacré à Stéphane Fouks, puissant patron de l’agence Havas Worldwide et jusqu’à présent conseiller en communication plus ou moins officiel de l’ex-ministre du Budget. C’est une opportunité unique de se débarrasser de certaines déviances communicantes.

Le plus - Le nouvel observateur

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