Finance

 BPI France : Une communication déjà au bord de la contorsion

par Olivier Cimelière
BPI France - Logo UNE communication

A peine née de la volonté du programme présidentiel de François Hollande, la Banque Publique d’Investissement traverse déjà ses premières turbulences communicantes. Alors qu’elle s’efforce de se bâtir un solide territoire d’image issu de la fusion des entités qui la composent, la communication de BPI France est brouillée par les couacs entre son directeur général et sa vice-présidente et d’autres. A cela, s’ajoute l’emménagement des équipes parisiennes dans un siège très luxueux au loyer dantesque. Attention, risque patent de distorsion d’image pour une structure censée inspirer la confiance et soutenir le dynamisme économique des petites entreprises hexagonales.

C’est officiellement le 23 avril 2013 qu’a été publié le faire-part de naissance de la marque BPI France avec à la clé un nouveau logo, un slogan résolument volontariste (« Servir l’avenir ») et un univers chromique fait de gris taupe et de jaune pour incarner le sérieux, le pragmatisme, le rassurant et la France rayonnant selon les mots (1) de Patrice Bégay, directeur exécutif de la communication de la nouvelle entité bancaire publique.

 Maurice Lévy ou l’éternelle fable du cordonnier mal chaussé

par Olivier Cimelière
Publicis - Maurice Levy portrait

Avec l’octroi de son pactole de 16 millions d’euros de bonus, Maurice Lévy, le PDG de Publicis Groupe a déclenché un buzz d’une maladresse étonnante pour le communicant hors pair qu’il aime incarner auprès des influents de ce monde. Décryptage d’un faux pas.

Dans un portrait que lui a consacré en 2003 le journaliste médias de L’Express, Renaud Revel, Maurice Lévy se plaît à afficher son mantra favori pour qualifier sa méthode de patron en pleine réussite : « Le pragmatisme est ma boussole » (1). De fait, l’itinéraire du PDG et président du directoire du groupe Publicis relève quasiment d’un scénario dont les studios hollywoodiens seraient friands.

 Micro-don : Et si une appli Facebook nous rendait plus solidaires ?

par Olivier Cimelière
CCFD - Logo Une

Saviez-vous qu’un clic de souris sur Facebook peut aider un enfant péruvien à prendre le chemin des bancs de l’école plutôt que lui faire manier la pioche dans une mine ? Ce simple clic de solidarité n’a rien d’un fantasme de geek illuminé. Comme des milliers d’autres, il va désormais être rendu possible par CCFD-Terre Solidaire. L’ONG française a développé une application de micro-dons en ligne spécifique et totalement novatrice pour financer des projets de développement et d’accompagnement des populations les plus fragiles dans le monde entier.

Baptisée « Solidaire Ville », l’application sera hébergée et accessible dès avril 2012 sur une page Facebook dédiée. Outre le caractère innovant de la démarche qui vise à s’appuyer sur les réseaux sociaux pour lever des fonds et aider des communautés à concrétiser des projets de vie au niveau local dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, l’agriculture, la commercialisation de leurs produits, l’équipement en infrastructures, c’est également la première fois qu’une ONG en France déploie en propre un outil de micro-don en ligne pour élargir la palette de ses ressources financières. Lesquelles reposent au global à 90% sur les donations.

 EDHEC & Business fiction : Qui seront les leaders économiques en 2035 ?

par Olivier Cimelière
EDHEC - Future sign

Après Londres et Singapour en 2010, l’EDHEC vient d’inaugurer un nouveau campus en plein cœur de Paris en présence de Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Plutôt que privilégier une cérémonie classique à grands renforts de discours convenus, l’école a résolument choisi de célébrer l’ouverture de son campus en remuant les méninges de ses convives sous la forme d’une iconoclaste business fiction brossant le portrait des 10 entreprises qui seront les leaders économiques  … en 2035 !

Ce parti-pris inaugural plutôt original dans le monde policé des grandes écoles de commerce avait pour vocation de souligner l’attachement constant à la stratégie d’innovation que l’EDHEC entend impulser au travers de ses différents cursus de formation. En route pour un futur du monde des affaires peut-être pas si farfelu que cela !

 6èmes Etats de la France : «A la croisée des chemins»

par Olivier Cimelière
France - Logo Etats de la France

Entre une dégradation du triple A de la performance économique du pays et la perspective des élections présidentielles en mai prochain où l’enjeu de la dette publique sera crucial, jamais la France semble n’avoir été autant entre le marteau et l’enclume. C’est autour de cette délicate équation socio-économico-politique que s’est déroulée la 6ème édition des « Etats de la France » le 6 décembre à Paris. Experts, analystes, penseurs, entrepreneurs et journalistes ont débattu à livre ouvert de l’avenir de la France dans la compétition mondiale.

Doit-on s’aligner sur les objurgations pessimistes qui estiment inéluctable le point de non-retour et d’écroulement ? Ou alors peut-on espérer voir la nation française rebondir et reprendre en main son destin ? Voici une petite synthèse forcément un peu réductrice et subjective tant les interventions ont été abondantes en perspectives et points de vue.

 Etats de la France : Optimisme droit devant ou déprime totale ?

par Olivier Cimelière
France - Logo Etats de la France

J’ai participé comme auditeur à la 5ème édition du colloque « Les Etats de la France » qui s’est tenu le 16 décembre au Palais du Luxembourg à Paris. Ce rendez-vous annuel des dirigeants et décideurs d’entreprise prend régulièrement le pouls de la nation France à travers les prismes économiques, politiques, sociaux et internationaux. A travers le décryptage conjoncturel opéré par des experts, des patrons et des acteurs de la vie publique nationale et étrangère, l’événement s’efforce de poser un regard sur l’attractivité de la France auprès des investisseurs et de tracer les futures lignes de progrès pour que l’Hexagone puisse demeurer dans le peloton des pays compétitifs et innovants à l’horizon de 2020.

Alors que la France vient de sortir d’une période agitée de mouvements sociaux liés à la réforme des retraites et qu’elle doit faire front avec ses partenaires à une zone Euro en pleine turbulence financière, l’évènement tombait à point nommé pour prendre un peu de recul et tenter de comprendre où se situe exactement la nation sur l’échiquier des enjeux économiques, politiques et sociaux.

Est-elle ce pays en perte de vitesse que décrit Nicolas Baverez dans son célèbre opuscule décliniste La France qui tombe ? Est-elle au contraire un pays enfin ouvert à la réforme et prêt à tirer parti de cette mondialisation si vilipendée et anxiogène pour de nombreux compatriotes tout en sachant conserver certaines spécificités qui ont toujours forgé le caractère tricolore ? Une étude exclusive de l’INSEAD et des observateurs avisés de la vie hexagonale ont croisé leurs opinions et leurs constats pour dessiner les grands traits de ce qui pourrait être la France de demain. Résumé des interventions et des idées soulevées.

 Note de lecture : Journal intime d’un banquier d’Hugues Le Bret

par Olivier Cimelière
Journal Intime banquier - resized

A peine le procès Kerviel s’était-il refermé que la Société Générale a dû affronter quasi concomitamment un inattendu pavé dans la mare sous la forme d’un livre choc de son ancien directeur de la communication, Hugues Le Bret. Dans un exhaustif carnet de bord, il narre dans les moindres recoins les circonstances de la découverte de la fraude commise par le trader déchu et les épreuves que l’état-major de la banque va ensuite traverser dans les semaines qui suivent. Un témoignage inédit, parfois subjectif mais toujours instructif. Un livre que tout professionnel de la communication devrait lire comme un cas d’étude transposable à n’importe quel secteur d’activité.

En plus de fournir une hallucinante plongée au cœur du réacteur bancaire de la Société Générale, l’ouvrage d’Hugues Le Bret constitue en effet un enrichissant regard d’un directeur de la communication confronté à une crise aussi violente qu’inattendue et aux répercussions potentielles dramatiques pour le système financier mondial. A cet égard, le livre fournit un bien meilleur cas d’étude de communication de crise que n’importe lequel des manuels et précis universitaires qui glosent sur le sujet sans jamais vraiment l’avoir touché du doigt.

 Kerviel contre Société Générale : Agios éternels ou erreur de la banque ?

par Olivier Cimelière
Kerviel - Cartoon SG vs Kerviel

Dans l’affaire Kerviel contre Société Générale, le verdict est tombé froid et implacable comme une guillotine effilée : 5 ans de prison dont 3 ferme et surtout 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts à rembourser par le trader déchu à la banque plaignante. Dans ce procès hors normes, l’établissement financier a remporté une victoire judiciaire totale en faisant assumer l’intégralité du préjudice commis sur les épaules de son ex-employé indélicat.

Tous les chefs d’inculpation reprochés à Jérôme Kerviel (abus de confiance, faux et usage de faux, introduction frauduleuse de données dans le système informatique) ont été punis au maximum des sanctions prévues par la loi. Les dirigeants de la Société Générale auraient pourtant été bien avisés de souvenir du personnage historique de Pyrrhus 1er. A l’époque de la Rome triomphante, le roi d’Epire avait réussi le tour de force d’infliger deux cuisantes défaites aux invincibles légions romaines. Au bémol près que cet exploit militaire avait été accompli au prix de telles pertes humaines parmi ses propres soldats que son royaume ne s’en est jamais remis par la suite.

Malgré un premier round judiciaire remporté haut la main, la banque est aujourd’hui confrontée à la résolution d’une délicate et explosive équation d’image institutionnelle. Il y a d’autant plus péril en la demeure que l’avocat de Jérôme Kerviel, Maître Olivier Metzner a décidé de faire appel du jugement prononcé le 5 octobre. Fort d’un contexte troublé où la réputation de la Société Générale ne sort guère grandie, l’avocat entend fermement appuyer sur les faiblesses du groupe bancaire pour inverser les rôles. Autant dire que la banque n’a pas fini de traîner une image délabrée qui peut compromettre l’avenir.

Le plus - Le nouvel observateur

Catégories

Ma liste de blogs