Notes de lecture

 Note de lecture : « La condition numérique » de Bruno Patino et Jean-François Fogel

par Olivier Cimelière
Patino - Logo UNE condition numérique communication

A ceux que le titre un soupçon philosophico-éthéré pourrait dissuader, je conseille vivement d’aller outre leurs réticences et de dévorer illico ce brillant essai commis par Jean-François Fogel, consultant en journalisme et professeur à Sciences-Po, et Bruno Patino, récemment nommé directeur des programmes de France Télévisions après avoir été directeur du développement numérique du groupe télévisuel public. Avec l’immixtion quotidienne du numérique, les deux auteurs s’interrogent sur le devenir de notre humanité. L’homo sapiens est-il devenu un homo numericus à part entière ?

En neuf chapitres très vivants et riches en références, les deux auteurs explorent toutes les facettes de l’existence humaine que le numérique a chamboulées. Ici, point de fulgurances de gourous égotiques persuadés de détenir les clés explicatives du monde à venir. Avec beaucoup d’humilité et de souci de pertinence, le duo s’attache avant tout à comprendre comment Internet (avec au premier chef, les réseaux sociaux et la connectivité permanente qui vont de pair) a considérablement remodelé la façon d’être et de se comporter de millions d’internautes.

 Entreprises : « Dirigeants, changez votre langage numérique ! »

par Olivier Cimelière
IQE - Logo Une communication

Cette bienveillante mais ferme exhortation émane de Jeanne Bordeau. Créatrice du bureau de style en langage, l’Institut de la Qualité de l’Expression, et surtout auteur tout récemment d’un petit manifeste sur les dirigeants et la prise de parole à l’heure du numérique, elle invite ces derniers à prendre la pleine mesure des exigences linguistiques que le digital requiert et éviter de tomber dans une novlangue désincarnée et automatique. Réflexions glanées au fil du livre.

« Mesdames, Messieurs les dirigeants, êtes-vous sûrs de savoir adapter le ton juste face à la formidable conversation permanente qui se déroule sur le Net ? ». Dès les premiers paragraphes, cette question pose le décor et interpelle sans détours les dirigeants auxquels le nouvel ouvrage de Jeanne Bordeau est plus particulièrement destiné. S’il y a encore peu, le patron d’entreprise pouvait calibrer et sécuriser son discours derrière les innombrables validations et bons à tirer de son service communication, la posture relève désormais de l’obsolescence programmée. Plus qu’une menace (certes réelle si elle n’est pas considérée), c’est aussi une opportunité qui s’ouvre selon Jeanne Bordeau pour explorer de nouveaux terrains d’expression et de conversation où les dirigeants pourront regagner cette influence souvent érodée par des paroles convenues et aseptisées. Le Blog du Communicant a sélectionné quelques points clés mis en lumière par ce bref mais riche opuscule.

 Storytelling & Brand Content : Frères ennemis ? Un livre répond

par Olivier Cimelière
Storytelling - Panneau communication

Pas un pitch d’agence, ni article de la presse professionnelle n’échappent au storytelling et au brand content (ou contenu de marque en Français académique). Ils sont tellement omniprésents que préjugés et suspicions ne manquent pas non plus d’abonder à leur égard. Fondatrice de l’Institut de la qualité de l’Expression, Jeanne Bordeau vient de leur consacrer un livre pour remettre les pendules à l’heure. Avec une devise en exergue : « Conter une histoire, ce n’est pas raconter des histoires ».

Lors de la conférence le 4 octobre à Paris pour son ouvrage intitulé « Storytelling et contenu de marque : la puissance du langage à l’ère numérique », Jeanne Bordeau a déploré que le storytelling et son compagnon parfois d’infortune, le brand content, soient chargés de tous les péchés véniels qu’une certaine communication politique ou consumériste manipulatoire a effectivement nourris.

 Note de lecture : « In the Baba » de Pierre Lescure

par Olivier Cimelière
Lescure - Cover UNE

De Pierre Lescure, chacun sait qu’il fut l’un des piliers de l’aventure Canal + jusqu’à son éviction brutale lors de la fusion avec Vivendi. En revanche, peu connaissent la personnalité éclectique et toujours à l’affût de cet ancien journaliste, directeur de l’information à la télé et à la radio, fana compulsif de culture américaine et aujourd’hui directeur du théâtre Marigny à Paris.

C’est ce kaléidoscope professionnel que ce monstre médiatique propose de retracer sans fard, ni pudeur excessive. Pierre Lescure est une figure emblématique du paysage audiovisuel français qui m’a toujours fasciné. Par la passion qu’il sait insuffler comme patron, la vista créative qu’il a instillée dans bon nombre d’émissions mythiques comme « Les Enfants du Rock » et le goût de l’aventure disruptive dont il a notamment fait preuve en rejoignant un Canal + embryonnaire que d’aucuns donnaient déjà mort-né. Pour autant, l’homme n’a jamais été du genre à s’épancher continuellement dans les journaux, ni à s’auto-contempler à l’instar de certaines divas télévisuelles égotiques. La sortie de son autobiographie ne pouvait donc pas mieux tomber pour tenter de mieux connaître l’homme et son parcours aussi ébouriffant que superbe.

 Note de lecture : « I’m feeling lucky, the confessions of Google Employee #59 » de Douglas Edwards

par Olivier Cimelière
Google - Cover Logo UNE

Bien qu’il soit uniquement disponible en anglais à l’heure actuelle, il serait dommage de passer à côté du livre de Douglas Edwards paru en juillet 2011. Pour tous ceux que Google fascine et interroge, il constitue un témoignage inédit des coulisses intérieures d’un génial moteur de recherche qui s’est rapidement mu en gigantesque et incontournable entreprise numérique. L’envers du décor vécu par le 59ème embauché chez Google !

Douglas Edwards est en effet le 59ème employé recruté par Google en 1999, à peine un an après la création de la start-up et l’industrialisation de PageRank, le célèbre algorithme conçu par Larry Page et Sergey Brin par lequel toute l’aventure Google a commencé. En soi, l’arrivée de Douglas Edwards est déjà une mini-révolution dans la culture « geek » déjà très affirmée de la prometteuse pousse. Avant d’être estampillé employé n°59, l’homme a été journaliste pendant de longues années au San Jose Mercury News et Marketplace et également communicant. Il débarque chez Google avec pour mission de jeter les fondations du marketing et du « consumer brand management » de la marque Google qui rencontre un vif écho auprès des utilisateurs du monde entier et de l’écosystème Internet. Une sacrée gageure dans un univers où archi-domine une pensée d’ingénieur obsédé par les lignes de code, les statistiques, l’innovation technologique et la vision disruptive de ses deux fondateurs qui ont eux-mêmes une répulsion à peine dissimulée pour les artifices publicitaires et les opérations de communication.

 Petites astuces illustrées pour ne plus avoir l’angoisse de la page blanche (suite)

par Olivier Cimelière
UNE - Astuces

Il y a quelques jours, je m’interrogeais ici même ouvertement sur les affres éditoriales sur lesquelles tout blogueur trébuche un jour ou l’autre lorsque l’inspiration se fait rétive. La torpeur estivale s’esquissant, la question n’a cessé de me tarauder pour dénicher des astuces aidant à garder le rythme sans s’égarer dans la logorrhée numérique. Episode 2 de la boîte à trucs du blogueur en panne d’idées !

Pur hasard ou bienheureuse synchronicité de la recherche sur la Toile ? Toujours est-il qu’avais-je à peine posté la précédente infographie sur les ficelles pour optimiser la planification et l’écriture de ses contenus que je suis tombé sur cette autre excellente et très exhaustive infographie (voir ci-dessous). Rendez-vous compte ! 22 suggestions pour continuer à créer du contenu pertinent lorsque vous accusez vous-même un léger coup de mou derrière le clavier.

 Petites astuces illustrées contre l’angoisse de la page blanche sur son blog

par Olivier Cimelière
A

Qui d’entre nous n’a pas éprouvé un jour une soudaine exténuation, voire une totale panne d’inspiration à l’idée d’écrire un billet et d’entretenir l’exigence horlogerie de la mise à jour de son blog ? Hormis quelques robots à la productivité inlassable, nous sommes tous passés par ces aléas désagréables.

Est-ce l’orée approchante d’un petit break estival qui engourdit mes neurones de blogueur mais toujours est-il que je ne parviens plus en ce moment à maintenir le fil des posts. Or comme je me refuse systématiquement à bâtonner de la copie pour simplement garder l’illusion d’un blog accumulant les contenus, je vais ralentir le rythme des publications. Histoire de mieux rebondir en inspiration et en intérêt pour mes lecteurs lorsque le cerveau de mes chroniques numériques aura rechargé les accus ! 

 TANK, la nouvelle revue réservoir à idées de tous les communicants

par Olivier Cimelière
TANK - Appel UNE

Dès le 1er juin en kiosques et en librairies, la revue TANK débarque avec une approche éditoriale résolument rafraîchissante sur l’univers en pleine mutation de la communication. Décrypter les enjeux, traquer les tendances et confronter les idées entre professionnels de la com’ sous tous les angles possibles sont les ambitions de cette publication mêlant élégamment journalisme, littérature et design.

Pas de doute ! Le secteur de l’édition est en totale effervescence créative sur la thématique de la communication. Après le lancement en avril dernier de l’innovante revue trimestrielle mi-papier, mi-numérique d’Influencia, voilà qu’apparaît un nouveau et très prometteur support baptisé TANK. Tous les trois mois, celui-ci entend passer au crible tous les aspects que revêt la communication qu’il s’agisse de tendances émergentes, de problématiques sociétales ou de réflexions sur le devenir du métier de communicant souvent suspecté (à tort ou à raison) d’être un manipulateur patenté et un occulteur de vérités.

Le plus - Le nouvel observateur

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