
Ce week-end a vu se dérouler l’épilogue nauséabond d’une passe d’armes digitale entre défenseurs forcenés du mariage pour tous et opposants farouches. Depuis plusieurs semaines, Twitter a été le réceptacle d’échanges d’insultes, de menaces et d’appels plus ou moins nuancés à la violence. D’abord verbale, la polémique a atteint son zénith avec l’agression au couteau d’un militant UMP prénommé Samuel Lafont et très en pointe dans les actions contre l’union gay. Les réseaux sociaux sont-ils des incubateurs de haine brutale ? Tentative de décryptage.
Il y a encore quelques semaines, Samuel Lafont était surtout connu des milieux militants de la droite musclée. Issu de l’UNI, syndicat étudiant et membre du conseil national de l’UMP, le jeune homme est ce qu’on appelle communément un activiste politique fortement engagé et qui n’hésite pas à le faire savoir. Il suffit d’aller faire un tour sur le site de sa société de conseil en communication et influence numérique baptisée E-Fluence pour aussitôt remarquer la tonalité droitière totalement assumée du personnage. Sitôt le projet de loi pour le mariage d’un couple du même sexe était-il engagé par le gouvernement que Samuel Lafont est monté au créneau sur son réseau favori : Twitter.






















