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 Facebook, Twitter : Halte au dopage numérique des comptes et des profils !

par Olivier Cimelière
FAKE - Twitter followers

Depuis le début de l’année, une avalanche  de polémiques a déboulé sur le Web social. Certains comptes de marques, d’entreprises et de figures politiques ont été pris en flagrant délit ou fortement suspectés de « dopage numérique » à grands coups de profils bidon, d’achat de fans et de recours aux bots.

Il serait grand temps de mettre de l’ordre chez les maniaques de la « piquouze à courbe d’audience 2.0 » au risque de dévoyer complètement la pertinence et l’éthique nécessaires à l’usage et à la crédibilité des réseaux sociaux. Le culte de l’audience à tout prix ne doit pas sacrifier l’engagement et le dialogue qui sont l’essence et la richesse même de la blogosphère.

 La Redoute & « L’homme nu » : les meilleures « blagues » ont une fin

par Olivier Cimelière
Redoute - Une

Début janvier, l’intrusion d’un homme nu dans une photo du catalogue en ligne de La Redoute avait créé un buzz sans précédent. Après s’être excusée, la marque prend le contrepied en sollicitant les clients internautes avec un jeu pour débusquer d’autres erreurs sur son site. Une bonne idée ?

Alors que les soldes battaient leur plein début janvier, le catalogue de la Redoute a alimenté les conversations sur Internet non pas pour ses tarifs promotionnels imbattables mais à cause de la présence impromptue d’un homme en tenue d’Adam en arrière-plan d’une photo présentant une gamme de t-shirts pour enfants.

 RATP & Stéphane Guillon : Est-il pertinent de censurer un artiste ?

par Olivier Cimelière
Guillon - Liberté très surveillée

Stéphane Guillon n’a pas le ticket avec la régie publicitaire de la RATP. Jugeant trop politisée l’affiche du prochain spectacle de l’humoriste à l’Olympia,  celle-ci a décrété l’annulation sine die de la campagne programmée dans les couloirs du métro. Erreur de communication et atteinte à la liberté d’expression.

Le titre du DVD du précédent spectacle de Stéphane Guillon, « Liberté (très) surveillée » n’aura en fin de compte jamais été aussi prémonitoire.

 Kodak : Ô image, ô désespoir !

par Olivier Cimelière
Kodak - Logo pixelise

Si iconique soit-elle, une marque ne constitue pas une assurance-vie inébranlable pour la pérennité d’une entreprise. Fleuron magistral de l’industrie de la photographie pendant plus d’un siècle, la débâcle financière de Kodak vient d’administrer une énième cuisante leçon de faillite stratégique.

Faute d’impulser les nécessaires ruptures dans sa vision d’entreprise et de capter avec volontarisme les tendances émergentes du marché, Kodak est proche de rejoindre le cimetière des éléphants. Extrême-onction programmée ou renaissance possible ?

 Village de Noël des Champs Elysées : Paris n’est pas une braderie de parking !

par Olivier Cimelière
Logo Le Plus

Suis-je un indécrottable nostalgique ou un idéaliste forcené ? Toujours est-il que je ne supporte plus ce vulgaire marché de Noël qui colonise pour la 3ème année consécutive la prestigieuse avenue des Champs-Elysées à Paris. D’une superbe idée en soi, on dévie au fil des ans vers un salmigondis de camelots et d’animations sans nul autre intérêt que de faire racler ses fonds de poche aux quidams qui déambulent.

Pourquoi la Mairie de Paris ne s’est-elle pas emparé de cette opportunité festive pour plutôt valoriser la diversité patrimoniale et culturelle que recèle la capitale en son sein ? Coup de gueule contre ce gâchis mercantile.

 Note de lecture : « L’Idée qui tue » de Nicolas Bordas

par Olivier Cimelière
Logo-Idee-qui-tue

Derrière ce titre mi-énigmatique, mi-iconoclaste se révèle un diable de bouquin comme on aimerait en lire plus souvent pour se dérouiller les neurones tout en apprenant avec jubilation et sans prise de tête. A partir d’un postulat simple qui est de décortiquer l’essence d’une idée de sa naissance à sa mort, Nicolas Bordas a réalisé un décryptage emballant et très abordable du concept d’idée.

A peine après avoir refermé le livre, le lecteur est aussitôt saisi de multiples idées. Celles qui font avancer le monde, simplifier la vie et comprendre l’existence. A tous ceux qui souhaitent donc booster leurs idées, la lecture de cet ouvrage s’impose.

 Ethique & communication : peut-on acheter un mot-clé pour informer ?

par Olivier Cimelière
Google muscle

L’immixtion des mots clés dans la chaîne de l’information a connu un énième rebondissement avec le récent achat par l’UMP du mot « perquisition » sur Google pour atténuer la pression médiatique liée à l’enquête autour de l’affaire Woerth-Bettencourt. Le procédé n’est pas nouveau pour le parti majoritaire qui y recourt depuis 2005 de manière chronique pour attirer l’attention des internautes sur ses argumentaires et promouvoir ses idées politiques. Des entreprises s’adonnent également à l’usage tactique du mot-clé sur les moteurs de recherche pour mieux émerger dans le débat environnant et contrer d’éventuels opposants lors de période de crise. Le géant pétrolier BP y a d’ailleurs fait recours intensivement à la suite de la marée noire provoquée par l’explosion de sa plateforme d’extraction dans le Golfe du Mexique.

Si l’approche marketing et consumériste des mots clés peut se concevoir pour vendre des produits, des marques et des services, peut-on en revanche utiliser les mêmes outils commerciaux de référencement dès lors qu’il s’agit de sujets d’information aux enjeux sociétaux nettement plus sensibles. L’intrusion des mots clés dans l’arsenal du communicant d’entreprise et/ou politique soulève de véritables questions éthiques. Peut-on orienter le débat d’idées et les sujets d’actualité comme on promeut un modèle de voiture ou un site de petites annonces immobilières ? La question mérite d’être posée car elle sous-tend des déviances dangereuses pour la chaîne de l’information déjà suffisamment complexe et brouillée à l’heure actuelle.

 Findus décongèle la publicité pour pizzas !

par Olivier Cimelière
Publicite-3D-Findus-Dailymotion

Qui n’a jamais pesté contre une pub invasive alors qu’on s’efforce au même moment de cliquer sur le lien désiré ? Qui ne s’est jamais agacé de ces petites bandes annonces publicitaires qu’on vous impose avant de pouvoir voir son programme favori en séance de rattrapage ? Allez, on avoue. On a tous marmonné un borborygme énervé un jour ou l’autre contre cette réclame qui décidément ne nous laisse jamais tranquille.

Figurez-vous que l’agence Grey et la marque de pizza surgelée Findus ont poussé l’expérience encore plus loin pour exciter les papilles gustatives des internautes les plus réfractaires ! En partenariat avec le site Dailymotion, ils ont conçu une animation 3D qui surgit à l’improviste dans des milliers de vidéos en consultation sur la plateforme vidéo.

Le plus - Le nouvel observateur

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