Société

 Patrons français & Twitter : Des progrès mais toujours des questions !

par Olivier Cimelière
Conférence Media Aces - Logo Boss communication

Si beaucoup d’entre eux ne sont pas encore résolus à franchir le cap du premier tweet et concourir au gazouillis numérique, les patrons français sont en revanche nombreux à s’accorder sur l’avènement incontournable de Twitter et consorts dans la panoplie communicante des dirigeants d’entreprise. Mais avec beaucoup de questions en suspens. C’est en substance le constat global qui ressort de la dernière conférence de Media Aces qui s’est tenue le 11 juin dans les locaux de Mines Paris Tech. Sélection des temps forts et des enseignements issus de témoignages de quatre patrons d’envergure et une étude qualitative exclusive d’Ipsos.

De prime abord, la logique voudrait qu’un patron s’empare de Twitter, outil de communication directe et spontanée par excellence. N’est-il pas après tout le visage et le porte-drapeau incarnés de son entreprise en de nombreuses circonstances ? Qu’il s’agisse de conventions internes, de colloques sectoriels, d’interviews avec les médias ou de road shows financiers, un dirigeant d’entreprise consacre une énorme partie de son temps à communiquer en public, partager une vision, expliquer une stratégie, motiver des acteurs ou défendre des intérêts. Pourtant, tous ne ressentent pas le besoin d’aller en plus se confronter à l’agora digitale dont Twitter est un pivot incontestable même s’ils sont conscients des enjeux. C’est le sentiment prédominant qui ressort de l’enquête qualitative effectuée par Ipsos auprès d’une quinzaine de patrons ainsi que des interventions riches des quatre témoins conviés par Media Aces.

 Lobbying, vous avez dit lobbying ? Une étude fait le point

par Olivier Cimelière
Lobbying - UNE communication

A peine le mot de lobbying est-il prononcé en France qu’il suscite illico suspicion, voire répulsion au sein d’une vaste majorité d’acteurs. D’origine anglo-saxonne, l’activité est en effet plus réputée pour des dérives délétères qu’un concours concret à l’exercice de la vie démocratique. Une étude conjointement menée par l’agence de relations publics Burson Marsteller i&e et l’institut TNS Sofres tend pourtant à montrer que cette profession peut trouver sa place à condition de respecter des règles de transparence plus strictes qu’aujourd’hui. Etat des lieux.

De février à mars 2013, une quarantaine d’entretiens qualitatifs a été menée auprès d’élus issus de tous les échelons de la représentativité nationale (local, régional, national et européen) et de hauts fonctionnaires d’Etat. Face à des enjeux économiques et sociétaux à la complexité croissante, les décideurs en charge de la nation sont régulièrement sollicités par divers organismes censés promouvoir les intérêts d’une catégorie professionnelle. Cette orchestration des échanges qui vise à influencer l’orientation d’un texte de loi ou d’une norme est communément appelée « lobbying ». En France, le vocable revêt souvent une connotation sulfureuse, voire péjorative au sein l’opinion publique. Où en est la perception de ceux qui reçoivent fréquemment des lobbyistes dans leurs bureaux lambrissés ?

 Transport aérien & médias sociaux : y a-t-il un passager twittos dans l’avion ?

par Olivier Cimelière
Aérien - Voyageur twittos communication

Et si le passager lamba d’un avion se transformait en commentateur impitoyable de son expérience aérienne sur les réseaux sociaux ? Depuis le 22 mai, c’est une réalité que propose une initiative originale baptisée « Plane of Shame/Plane of Fame ». Enjeu : recueillir les sentiments « instantanés » des voyageurs pour optimiser les prestations fournies par les compagnies aériennes. Mieux que le questionnaire à bord qui atterrit souvent nulle part, chaque consommateur pourra donner et amplifier un écho positif ou négatif au sujet de son passage en cabine à l’ensemble de la communauté. Explications.

Qui d’entre nous n’a jamais expérimenté un vol désastreux où la console vidéo ne fonctionne pas, où le personnel navigant joue à l’adjudant irascible, où le plateau repas est proche du carton-pâte indigeste, où le siège porte encore les stigmates du passager précédent ? Avec l’intense bataille commerciale que se livrent grands noms de l’aérien et trublions du « low cost », ces saynètes ont parfois tendance à se multiplier au détriment du confort du passager. C’est ce constat pas toujours folichon qui a conduit un professionnel de l’industrie du transport et un expert des médias sociaux à lancer l’opération « Plane of Shame/Plane of Fame ». Attachez vos ceintures et armez vos tweets !

 Nutella et médias sociaux : Quand le juridique fait sa tartine de zèle

par Olivier Cimelière
Nutella Day - Logo Event communication

Une récente passe d’armes a mis aux prises une blogueuse américaine fan de Nutella et le service juridique de la célèbre pâte à tartiner. Enjeu du litige : obtenir l’annulation du « World Nutella Day » que Sara Rosso organise bénévolement et de son propre chef depuis 2007 ainsi que toute citation de la marque sur les réseaux sociaux qu’elle anime. La tension est retombée quelques jours plus tard mais l’anecdote est révélatrice des décalages encore rémanents au sein des entreprises à l’égard des médias sociaux.

Après cinq jours de suspense et de discussions avec l’animatrice du « World Nutella Day », Ferrero a finalement choisi de faire marche arrière et de débouter son département juridique. Sara Rosso pourra continuer à partager sa passion pour le produit phare de l’entreprise et organiser un prochain « World Nutella Day » le 5 février 2014. Mieux, l’entreprise exprime même dans un communiqué officiel sa « sincère gratitude » envers la blogueuse et s’estime « heureuse d’avoir des fans si fidèles » qu’elle. Ce n’était pourtant guère la lecture initiale du service juridique qui s’était emparé du dossier Nutella Day !

 Bad buzz : la FNAC frôle le carton rouge

par Olivier Cimelière
Bad Buzz - FNAC logo communication

A ceux qui douteraient encore de la puissance virale des réseaux sociaux, il est vivement conseillé de lire la mésaventure vécue par une jeune directrice artistique indépendante avec un vendeur du rayon informatique de la FNAC des Ternes à Paris. Le « consom’acteur » n’est plus un mythe et les entreprises vont devoir définitivement intégrer cette notion au risque de multiplier les embardées numériques.

Il s’en est fallu de peu le 28 mai pour qu’une mauvaise expérience en magasin ne vire au bad buzz implacable sur Internet pour la FNAC. Sans le sang-froid des community managers de la page Facebook de l’enseigne, l’entreprise aurait probablement pu se retrouver dans une posture encore plus délicate face au message rageur abondamment « liké » de Claire Maoui, une cliente dédaigneusement traitée par un vendeur en informatique.

 Note de lecture : « Le coup monté » de Carole Barjon et Bruno Jeudy

par Olivier Cimelière
UMP - Coup monté - Cover UNE communication

Au-delà du duel de personnalités entre François Fillon et Jean-François Copé, le capharnaüm électoral de la présidence de l’UMP en novembre 2012 brillamment disséqué dans ce livre de référence, montre que la communication a également été souvent à la manœuvre dans les deux camps pour déstabiliser et décrédibiliser l’adversaire. Pour qui veut en outre comprendre la mécanique implacable de Jean-François Copé, la lecture de cet ouvrage s’impose.

Le livre-enquête de Carole Barjon, rédactrice en chef adjointe au Nouvel Observateur, et de Bruno Jeudy, rédacteur en chef au Journal du Dimanche, est d’autant plus recommandé qu’il livre des clés de décryptage très précieuses sur les tiraillements profonds qui traversent actuellement l’UMP. A la lecture de cet ouvrage, on se demande vraiment si les dirigeants actuels ont tiré les enseignements de ce choc titanesque. A en juger par les coups bas distribués sans compter par la mouvance copéiste contre Nathalie Kosciusko-Morizet avant la tenue de la primaire interne pour les élections municipales de 2014, on a même l’impression gênante d’assister à un remake malsain où les idées et les convictions sont malheureusement une nouvelle fois les grandes perdantes de l’histoire !

 Google Glass : innovation utile ou illusion d’optique ?

par Olivier Cimelière
Google Glass - Sergey Brin communication

Et si Google se mettait le doigt dans l’œil avec sa récente et flamboyante nouveauté : les Google Glass ? Brandie comme le must absolu de l’innovation lors de la grande messe techno Google I/O du 15 au 17 mai dernier, la paire de bésicles ultra high-tech n’est peut-être pas le meilleur atout d’image dont puisse se prévaloir le géant de Mountain View. Au-delà du fantasme geek, l’objet soulève de dérangeantes questions auxquelles Google n’apporte aujourd’hui aucune réponse si ce n’est son éternelle et primesautière « googly » attitude. Est-ce suffisant pour convaincre ?

L’opticien Alain Afflelou n’a qu’à bien se tenir. La folie qu’il promet à longueur de temps dans ses pubs pour lunettes pourrait bientôt faire place nette à l’addiction pour le nouveau gadget concocté par les cervelles technoïdes des ingénieurs de Mountain View : les Google Glass. On en a beaucoup parlé, ils l’ont fait et l’ont dévoilé lors de la dernière conférence I/O qui rassemble annuellement des milliers de développeurs à San Francisco.

 PSG : Champion de France de football en titre mais toujours pas en réputation

par Olivier Cimelière
PSG 1 - New logo communication

Carlo Ancelotti veut partir. Cette velléité de départ résonne comme un énorme désaveu pour les investisseurs qatariens du club. C’est aussi une fracture révélatrice de la totale incompréhension des dirigeants en matière de communication. Gagner ne suffit pas à forger une réputation séduisante et mobilisatrice.

Nouveau et incontestable champion de France en titre, les dirigeants du Paris Saint Germain ne peuvent guère prétendre à de pareils lauriers sur le plan de la communication du club depuis qu’ils en conduisent les rênes. En dépit d’objectifs ultra-ambitieux et de quelques belles réussites sportives, l’image du PSG vacille toujours au moindre avis de tempête. Les récents événements ont administré la preuve que l’éblouissant show pyrotechnique du Parc de Princes samedi dernier ne peut prétendre uniquement suffire à bâtir une authentique aura à l’image des légendaires Manchester United, Barcelone, Bayern Munich et consorts. Revue de détail d’une image toujours controversée et suggestions pour y remédier.

Le plus - Le nouvel observateur

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