
Si beaucoup d’entre eux ne sont pas encore résolus à franchir le cap du premier tweet et concourir au gazouillis numérique, les patrons français sont en revanche nombreux à s’accorder sur l’avènement incontournable de Twitter et consorts dans la panoplie communicante des dirigeants d’entreprise. Mais avec beaucoup de questions en suspens. C’est en substance le constat global qui ressort de la dernière conférence de Media Aces qui s’est tenue le 11 juin dans les locaux de Mines Paris Tech. Sélection des temps forts et des enseignements issus de témoignages de quatre patrons d’envergure et une étude qualitative exclusive d’Ipsos.
De prime abord, la logique voudrait qu’un patron s’empare de Twitter, outil de communication directe et spontanée par excellence. N’est-il pas après tout le visage et le porte-drapeau incarnés de son entreprise en de nombreuses circonstances ? Qu’il s’agisse de conventions internes, de colloques sectoriels, d’interviews avec les médias ou de road shows financiers, un dirigeant d’entreprise consacre une énorme partie de son temps à communiquer en public, partager une vision, expliquer une stratégie, motiver des acteurs ou défendre des intérêts. Pourtant, tous ne ressentent pas le besoin d’aller en plus se confronter à l’agora digitale dont Twitter est un pivot incontestable même s’ils sont conscients des enjeux. C’est le sentiment prédominant qui ressort de l’enquête qualitative effectuée par Ipsos auprès d’une quinzaine de patrons ainsi que des interventions riches des quatre témoins conviés par Media Aces.






















