Sports

 Buzz Cantona : le « King » est à deux doigts du carton rouge !

par Olivier Cimelière
Cantona - Maillot back

A force de jongler intempestivement avec son image d’aiguillon indomptable, Eric Cantona risque de brouiller sa réputation d’homme engagé et affranchi des codes. Son récent coup médiatique opéré par le truchement  d’une fausse candidature à la présidentielle n’est pas du meilleur goût même s’il découle de bonnes intentions, en l’occurrence soutenir la Fondation Abbé-Pierre sur la problématique du logement des défavorisés.

A peine avait-il réussi à susciter le buzz dans la presse et la blogosphère tout en obtenant un bien consensuel satisfecit de la classe politique qu’il est prestement sorti du terrain du débat pour retourner sur les planches du théâtre où il joue actuellement. S’indigner, c’est bien surtout quand la cause est juste. S’engager est mieux surtout lorsqu’on est une personnalité capable de cristalliser des énergies et faire bouger les lignes. Attention à ne pas gâcher une popularité qui pourrait servir autrement des causes que par des saillies sans véritable lendemain.

 PSG : Stratégie de marque et équipe de football sont-ils conciliables ?

par Olivier Cimelière
PSG - Logo 2012

Depuis la prise de contrôle du capital du Paris Saint-Germain en juin 2011 par Qatar Sports Investments (QSI), le club de football de la capitale s’est retrouvé propulsé dans une autre dimension où il truste désormais les gros titres médiatiques autant pour ses résultats sportifs en progression que pour les millions d’euros déversés pour s’attacher de grands noms du ballon rond.

Les fans puristes crient au massacre identitaire du PSG. Les nouveaux propriétaires veulent en revanche clore le chapitre de 15 années de disette où le PSG était tiraillé entre psychodrame cyclique et exploits ponctuels sans jamais parvenir à s’imposer dans la cour des cadors footballistiques européens. Achève-t-on 40 ans de PSG à coup de pétro-dollars ou assiste-t-on à la renaissance d’un club tellement à part dans le patrimoine du football tricolore ? Eléments de réflexion du viscéral supporter du PSG que je suis depuis tout gamin !

 Et si les fans de football communiquaient en temps réel avec leur équipe ?

par Olivier Cimelière
Maillot - Under Armour E39

En termes de sensations, rien ne remplace l’ambiance d’un stade un soir de match de foot par rapport au canapé certes plus confortable devant un écran de télévision si géant ou haute définition soit-il. En revanche, côté informations de dernière minute sur la composition de l’équipe, le profil de chaque acteur ou les statistiques de la rencontre, c’est la disette qui prévaut en tribunes à moins de se contenter de la feuille de chou qu’on trouve sur chaque siège avant le coup d’envoi.

Pourtant, deux clubs de football, le Stade Malherbe de Caen et Tottenham Hotspur, vont proposer dès la prochaine saison de championnat une approche très innovante en matière d’interaction en temps réel grâce à des maillots spéciaux dotés de la technologie NFC (Near Field Communication ou littéralement en français Communication en champ proche). Les médias sociaux pourront peut-être bientôt fouler en temps réel la pelouse auprès des professionnels du ballon rond.

 Faut-il dissoudre l’édito de Christophe Barbier au lieu du PSG ?

par Olivier Cimelière
PSG - Logo et stade

Le vibrionnant éditorialiste de l’Express, Christophe Barbier, s’est fendu d’une vidéo dans laquelle il appelle sans ambages à la dissolution du Paris Saint-Germain. A ses yeux, il s’agit de la seule issue pour éradiquer définitivement la violence qui entoure le club de football et émaille les jours de match.

Son recours au Kärcher footballistique s’articule autour de trois idées musclées : débaptiser le Paris Saint-Germain pour lui attribuer un patronyme enfin signifiant, quitter l’historique Parc des Princes pour investir le Stade de France, et impliquer financièrement les collectivités locales pour permettre à des jeunes d’Ile-de-France de suivre des filières de formation et devenir footballeur. Avec tout le respect que je lui dois, j’ai eu néanmoins envie de répondre en tant que communicant … et fan du PSG !

 Note de lecture : «Implosion» de Jean-Pierre Paclet

par Olivier Cimelière
Paclet-Une-Parisien-25-aout-2010

Un blog ne vit et ne s’enrichit qu’à force de lectures. C’est dans cette optique que le Blog du Communicant 2.0 inaugure une nouvelle rubrique tout simplement intitulée « Notes de lecture ». Ponctuellement, elle s’efforcera de chroniquer des ouvrages récemment lus et d’en extraire une vision synoptique pour qui souhaite disposer d’un avant-goût du contenu proposé. Premier opus à ouvrir le bal : Implosion, le livre témoignage de l’ancien docteur de l’équipe de France de football, Jean-Pierre Paclet.

A peine la débâcle des Bleus était-elle consommée sur les terrains de la Coupe du Monde en Afrique du Sud que déjà les étagères des libraires regorgeaient de « quick books » censés délivrer la synthèse ultime de deux semaines grandguignolesques au cours desquelles le football tricolore fut la risée surréaliste de la planète. C’est ainsi que l’amateur de plongée dans les entrailles viciées des vestiaires a eu par exemple le choix entre un Pierre Menès saignant à son habitude (Carton rouge pour les Bleus), un Jean-Michel Larqué inflexible (Les secrets du fiasco), un Serge Raffy fictionnesque (Dans la tête de Raymond), un Eugène Saccomano dépité (Le roman noir des bleus) ou encore un coup de gueule collectif (Plus jamais çà).

Le mérite de l’ouvrage de Jean-Pierre Paclet (réalisé avec la collaboration du journaliste spécialisé du Point, Thibaut Danancher) est d’apporter cette fois la vision d’un acteur de l’intérieur contrairement aux ouvrages cités précédemment. De 1992 jusqu’à 2008, le médecin a côtoyé et soigné diverses générations de joueurs sélectionnés en équipe de France Espoirs puis A. A ce titre, le livre regorge d’anecdotes et de scènes vécues auprès des grands noms du football tricolore et de leur encadrement dont l’incontournable Raymond Domenech.

 Foot français : Et un, et deux, et trois zéros de conduite !

par Olivier Cimelière
New Dream

La crise surréaliste que s’est offerte le football français pendant son piteux séjour en Afrique du Sud est un concentré phénoménal des erreurs d’attitude les plus classiques en matière de communication de crise. Erreurs qui ont conduit le football tricolore dans une apocalyptique débâcle. Il reste désormais à espérer que celle-ci soit à l’aune du concept de l’économiste autrichien Schumpeter : la destruction créatrice. Revue de détail d’un désastre annoncé.

La tragi-comédie malsaine dont le monde entier a pu se gausser pendant deux semaines, n’est en fait que l’aboutissement logique d’une crise qui couve depuis la précédente coupe du Monde de 2006. A cet égard, le coup de boule hallucinant de Zidane sur l’inélégant Materrazzi en pleine finale résonne comme une sorte d’augure des sables mouvants délétères dans lesquels le football français ne va plus cesser de s’enfoncer jusqu’à l’Afrique du Sud.

Si mythique fut-elle, cette finale fut pourtant une divine surprise. Qualifiée laborieusement pour la phase finale, la France démarre le tournoi de manière tout aussi pataude et sans génie. Un homme cristallise le ressentiment général : le sélectionneur Raymond Domenech. Déjà ! La suite est connue. Les leaders du vestiaire tricolore que sont les Zidane, Thuram, Gallas, Makelele, prennent le pouvoir, isolent le sélectionneur et font parler le talent sur la pelouse jusqu’en finale contre l’Italie.

 Equipe de France : 5 reproches et une image en berne

par Olivier Cimelière
France - Eire - Main de Thierry Henry

Ils sont célèbres, ils sont riches, ils vont disputer la plus prestigieuse et la plus enviée des compétitions sportives. Certains sont des gravures de mode que s’arrachent les magazines féminins. D’autres sont courtisés par les publicitaires pour vanter des voitures, des confiseries, des téléphones ou des banques. Pourtant à l’aube de leur premier match de la Coupe du Monde 2010, c’est un canardage public en règle qui s’abat sur l’équipe de France de football. Panorama des 5 reproches majeurs qui ne sont pas si nouveaux qu’on le croit.

En mai dernier, le quotidien sportif L’Equipe et l’institut de sondage IFOP ont mené une enquête d’opinion auprès de 5400 personnes dans 9 pays pour mesurer la cote de popularité des équipes en lice pour la Coupe du Monde de football qui démarre le 11 juin en Afrique du Sud. Le résultat est impitoyable pour les Bleus de Raymond Domenech. Si la France monte effectivement sur un podium du sondage, c’est pour le classement peu glorieux de la sélection la moins aimée : 2ème derrière l’Argentine. En revanche, au tableau des équipes chéries, la France se traîne en queue de peloton avec 4% des voix, loin derrière le fantasmatique Brésil (28% des suffrages).

Etrange pari pour un sponsor des Bleus

Du côté des parieurs, le climat n’est guère plus serein. Les sites de pronostics sportifs ont fait leurs estimations. Verdict de Betclic et Bwin (1) : la probabilité qu’ont les Bleus d’ajouter une deuxième étoile à leur maillot, est fixée à 15 contre 1. Loin des deux grandissimes favoris, le Brésil et l’Espagne qui recueillent chacun 5 contre 1. Un pessimisme statistique qui a incité deux enseignes de distribution à ouvertement parier sur une défaite de la France. Pour attirer le chaland et doper les ventes, Saturn et Carrefour offrent aux acquéreurs de téléviseurs, le remboursement intégral de leur achat si la France décroche le trophée ultime. Un plan marketing surprenant surtout de la part de Carrefour qui est par ailleurs l’un des sponsors officiels de la sélection tricolore !

L’opportunisme commercial vachard d’un des sponsors n’est qu’un avatar supplémentaire du désamour que la France nourrit à l’égard des Bleus. Plus ou moins latent depuis 2006 mais prioritairement focalisé sur la personnalité complexe et provocatrice du coach, Raymond Domenech et sur sa stratégie sportive plutôt erratique, le fossé s’est clairement accru depuis la qualification bien peu éthique obtenue aux dépenses de l’Eire, le 18 novembre 2009. En l’espace de quelques mois, des reproches d’origine diverse mais unanimement acerbes ont convergé autour de l’équipe de France pour aboutir au déficit d’amour et de soutien qui prévaut à quelques heures de France-Uruguay. D’ailleurs, Pizza Hut ne s’y est pas trompé. En Irlande, la célèbre enseigne offre jusqu’à 350 pizzas gratuites pour chaque but encaissé par l’équipe de France pendant la compétition.

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