Sports

 PSG : Champion de France de football en titre mais toujours pas en réputation

par Olivier Cimelière
PSG 1 - New logo communication

Carlo Ancelotti veut partir. Cette velléité de départ résonne comme un énorme désaveu pour les investisseurs qatariens du club. C’est aussi une fracture révélatrice de la totale incompréhension des dirigeants en matière de communication. Gagner ne suffit pas à forger une réputation séduisante et mobilisatrice.

Nouveau et incontestable champion de France en titre, les dirigeants du Paris Saint Germain ne peuvent guère prétendre à de pareils lauriers sur le plan de la communication du club depuis qu’ils en conduisent les rênes. En dépit d’objectifs ultra-ambitieux et de quelques belles réussites sportives, l’image du PSG vacille toujours au moindre avis de tempête. Les récents événements ont administré la preuve que l’éblouissant show pyrotechnique du Parc de Princes samedi dernier ne peut prétendre uniquement suffire à bâtir une authentique aura à l’image des légendaires Manchester United, Barcelone, Bayern Munich et consorts. Revue de détail d’une image toujours controversée et suggestions pour y remédier.

 Réseaux sociaux & sportifs : mariage d’amour ou de raison ?

par Olivier Cimelière
Sportifs - Social Media logo communication

Avec l’émergence des réseaux sociaux, nombreux sont les athlètes de haut niveau à avoir enfilé le maillot du 2.0 pour communiquer à leur façon avec les fans et les passionnés de sport. Au fil des ans, l’exercice du digital est quasiment devenu incontournable dans la réputation d’un sportif professionnel. Un exercice qui requiert toutefois tact et pertinence pour éviter de transformer l’aventure en bad buzz catastrophique. Interview exclusive avec Sylvain Caillot, un expert numérique qui accompagne de grands noms du sport.

Depuis neuf ans avec son agence de communication Interactive One, Sylvain Caillot conseille des sportifs célèbres et d’autres en devenir pour construire avec intelligence leur réputation numérique sur Internet et les réseaux sociaux. A l’instar de la préparation d’un match de haut niveau, la conversation digitale d’une personnalité sportive ne s’engage pas sans un minimum d’implication et de dextérité. Le Blog du Communicant 2.0 s’est entretenu avec Sylvain Caillot qui livre quelques clés fondamentales pour tout aspirant sportif épris de nouvelles technologies de communication.

 OM & Joey Barton : Quand la presse sportive frôle le carton rouge

par Olivier Cimelière
Barton - Pic UNE

Joey Barton, l’ultra « bad boy » du football anglais peut remercier son communicant attitré d’avoir transformé son  transfert à l’Olympique de Marseille en opération cosmétique de rédemption d’un gars finalement pas si méchant. Tous les médias français ont plongé. Deux poids, deux mesures ?

Souvenez-vous ! A peine l’Euro 2012 achevé, plusieurs joueurs de l’équipe de France de football étaient aussitôt voués aux gémonies pour des attitudes déplorables allant des grossièretés agressives envers les journalistes jusqu’au refus de saluer son partenaire entrant en jeu en passant par du dilettantisme provocateur et des insultes à l’arbitre. Pas un média français n’avait alors manqué de se transformer en procureur inflexible pour fustiger les sales gosses tricolores et les enjoindre de revenir à plus d’exemplarité. Cette belle unanimité journalistique intervenait à juste titre tant la conduite déplorable de Nasri, Ben Arfa, Menez et M’Vila était inacceptable.

Face à ce concert solidaire de récriminations justifiées, l’image du football français allait enfin pouvoir être expurgée de ceux qui la ternissent effrontément et parfois impunément. Il suffit de relire les éditoriaux de L’Equipe et de France Football pour se convaincre qu’une nouvelle ère pouvait dignement s’ouvrir sous le signe du respect et de la probité. Les chatoyantes promesses n’auront tenu que le temps d’un mercato estival.

 Lance Armstrong : la fin d’un storytelling abusif et c’est tant mieux !

par Olivier Cimelière
Armstrong - UNE

Pendant des années, Lance Armstrong a bâti un storytelling épique où de rescapé in extremis du cancer, il est devenu l’indétrônable Maillot Jaune du Tour de France pour 7 ans d’affilée. De cette résurrection toute-puissante, le cycliste américain en a conçu une stratégie de réputation au service de son mythe et de ses affaires. Aujourd’hui, le roi est nu et c’est tant mieux.

Lui qui avait coutume de balayer d’un revers de main méprisant toute critique ou suspicion de dopage à son égard, vient pour la première fois de mettre un pied à terre. Ce n’est certes pas encore un aveu de la part du miraculé du cyclisme mais le champion américain change de braquet. Il annonce désormais renoncer à la bataille judiciaire entamée contre l’agence américaine antidopage (USADA) le soupçonnant de tricherie et de pratiques dopantes. Conséquence : l’extra-terrestre du vélo pourrait être déchu de ses sept victoires enregistrées sur la Grande Boucle entre 1999 et 2005.

 PSG : Ce bouc émissaire du football qu’on aime (trop facilement) critiquer à l’excès

par Olivier Cimelière
PSG - Logo 2012

Le fastueux recrutement estival du club de la capitale a provoqué une flambée de réactions offusquées par les sommes d’argent versées et le risque d’un championnat de L1 à deux vitesses. Paris Saint-Germain n’a pourtant pas à rougir de ses ambitions mais doit veiller à ne pas s’aliéner l’écosystème footballistique français. Dans le cas inverse, le prix à payer en termes d’image pourrait être catastrophique pour le club parisien. Surtout si en plus, les performances ne sont pas rapidement au rendez-vous.

Indéniablement, une nouvelle ère est en train de s’écrire à vitesse éclair au PSG. Depuis que Qatar Sport Investment (QSI) a pris les rênes du club, la formation francilienne a changé de braquet. Même si l’équipe de Montpellier a réussi à lui souffler le titre de champion de France lors de la dernière saison, l’effectif de la capitale a profondément été remanié et renforcé avec l’arrivée de joueurs prestigieux et confirmés (Maxwell, Alex, Thiago Motta, Thiago Silva, Ibrahimovic) et de stars en devenir (Ménez, Pastore, Lavezzi et Verratti). Sans parler de la nomination du coach, Carlo Ancelotti au palmarès qui impose le respect.

 Note de lecture : La décennie décadente du foot français de Bruno Godard et Jérôme Jessel

par Olivier Cimelière
Football - Logo la décennie décadente

A l’issue de la calamiteuse prestation de l’équipe de France lors de l’Euro 2012, l’enquête des deux journalistes indépendants apporte un brillantissime éclairage sur les ressorts déliquescents du football tricolore qui sont à l’œuvre depuis 10 ans et qui ont préfiguré le désastre récent.

En plus d’être une enquête explorant sans concession tous les recoins des placards nauséabonds du ballon rond français, l’ouvrage constitue en parallèle une mine d’enseignements très concrets qu’aucun pontifiant manuel de management, ni roboratif vade-mecum de communication de crise ne sauraient égaler. Les multiples épisodes décortiqués sont autant de cas d’étude riches en réflexion pour les communicants et les managers afin d’éviter ce type de Bérézina médiatico-sportive dans laquelle se sont engoncés les acteurs du football français.

 Quelle reconquête d’image possible pour l’équipe de France de football ?

par Olivier Cimelière
Football - Logo FFF

Plus que la défaite sur le terrain, c’est son image que le Onze tricolore a massacrée par des comportements déplacés qui ne peuvent que susciter le rejet de l’opinion publique, des médias et des sponsors. La réhabilitation concrète et ferme est urgente.

A l’éloquente expression « tomber de Charybde en Scylla » tirée de la mythologie grecque, il faudra désormais lui substituer un proverbe footballistique forgé par l’équipe de France de football : « tomber de Knysna en Kircha », respectivement lieux de villégiatures des Bleus pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud et pour l’Euro 2012 en Ukraine. Entre le pitoyable épisode gréviste du bus de Knysna et les inqualifiables invectives de la pelouse de Kircha, le Onze tricolore a achevé de brouiller son image et de piétiner son opération de rédemption amorcée sous l’ère de Laurent Blanc. Les « petits caïds » de 2010 ont passé le témoin aux « petites racailles » de 2012 et un peu plus cabossé la réputation du football français.

 Buzz Cantona : le « King » est à deux doigts du carton rouge !

par Olivier Cimelière
Cantona - Maillot back

A force de jongler intempestivement avec son image d’aiguillon indomptable, Eric Cantona risque de brouiller sa réputation d’homme engagé et affranchi des codes. Son récent coup médiatique opéré par le truchement  d’une fausse candidature à la présidentielle n’est pas du meilleur goût même s’il découle de bonnes intentions, en l’occurrence soutenir la Fondation Abbé-Pierre sur la problématique du logement des défavorisés.

A peine avait-il réussi à susciter le buzz dans la presse et la blogosphère tout en obtenant un bien consensuel satisfecit de la classe politique qu’il est prestement sorti du terrain du débat pour retourner sur les planches du théâtre où il joue actuellement. S’indigner, c’est bien surtout quand la cause est juste. S’engager est mieux surtout lorsqu’on est une personnalité capable de cristalliser des énergies et faire bouger les lignes. Attention à ne pas gâcher une popularité qui pourrait servir autrement des causes que par des saillies sans véritable lendemain.

Le plus - Le nouvel observateur

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