Stratégie

 Journalisme & Armée : L’équation communicante impossible ?

par Olivier Cimelière
War - Journaliste F2 communication UNE

L’intervention armée française au Mali a remis au goût du jour l’antienne récurrente qui ponctue les rapports compliqués entre les militaires et les journalismes. Chacun suspecte l’autre de l’entraver dans ses missions sans vraiment parvenir à placer le juste curseur entre ce qui doit être impérativement su de l’opinion publique et ce qui doit strictement relever du confidentiel défense. Analyse d’un communicant qui a aussi été journaliste !

S’il fallait résumer d’une phrase les relations qu’entretiennent journalistes et soldats lors d’un conflit, celle-ci pourrait ressembler à une formule à la Michel Audiard du style « Les baveux et la Grande Muette » tant les premiers veulent raconter ce que les seconds s’obstinent à tenir secret pour motif de guerre. Le déclenchement de l’opération Serval pour la reconquête du territoire Nord du Mali le 10 janvier n’a pas manqué d’emprunter à nouveau au registre des chiens de faïence. Pendant longtemps, les journalistes ont été confinés dans les bases urbaines de Bamako à l’écart des premières manœuvres offensives qu’effectuaient les soldats français, maliens et tchadiens sur le terrain occupé par les djihadistes terroristes. Est-il pourtant possible d’envisager le travail de la presse et celui d’une armée sans que l’un ne mette en péril l’autre ?

 Réseaux sociaux & sportifs : mariage d’amour ou de raison ?

par Olivier Cimelière
Sportifs - Social Media logo communication

Avec l’émergence des réseaux sociaux, nombreux sont les athlètes de haut niveau à avoir enfilé le maillot du 2.0 pour communiquer à leur façon avec les fans et les passionnés de sport. Au fil des ans, l’exercice du digital est quasiment devenu incontournable dans la réputation d’un sportif professionnel. Un exercice qui requiert toutefois tact et pertinence pour éviter de transformer l’aventure en bad buzz catastrophique. Interview exclusive avec Sylvain Caillot, un expert numérique qui accompagne de grands noms du sport.

Depuis neuf ans avec son agence de communication Interactive One, Sylvain Caillot conseille des sportifs célèbres et d’autres en devenir pour construire avec intelligence leur réputation numérique sur Internet et les réseaux sociaux. A l’instar de la préparation d’un match de haut niveau, la conversation digitale d’une personnalité sportive ne s’engage pas sans un minimum d’implication et de dextérité. Le Blog du Communicant 2.0 s’est entretenu avec Sylvain Caillot qui livre quelques clés fondamentales pour tout aspirant sportif épris de nouvelles technologies de communication.

 Oprah Winfrey, Twitter et la friteuse Seb : la bonne recette des réseaux sociaux ?

par Olivier Cimelière
SEB - Oprah Winfrey logo communication

Il a suffi de deux petits tweets enthousiastes et une photo à l’appui d’Oprah Winfrey pour booster en quelques jours Outre-Atlantique, la notoriété d’Actifry, la friteuse innovante du fabricant français d’électroménager Seb. Avec 500 millions de contacts en quelques heures (1), c’est un succès indéniable que la blogosphère s’est empressée de saluer. Au-delà de l’anecdote médiatique, ce buzz vertueux est l’exemple d’une entreprise qui a su considérer les réseaux sociaux comme autre chose qu’un nid de guêpes inextricable. C’est parti pour la recette !

Les stars médiatiques ont souvent été de formidables porte-drapeaux pour vanter les mérites d’un produit, d’un service ou d’une marque. Mais lorsque le compliment est spontanément adressé sur le fil Twitter d’une célèbre animatrice de la télévision américaine forte de 17 millions de followers, l’écho atteint des sommets que seuls les médias sociaux peuvent générer. Cette belle histoire est celle survenue à l’Actifry, une friteuse commercialisée aux USA sous la marque Tefal, propriété du groupe Seb. Une belle histoire qui ne doit rien au hasard selon les propres mots de Rodolphe Roux, VP Marketing digital du groupe Seb (2).

 Burger King & Jeep : Quelles leçons tirer des piratages sur Twitter ?

par Olivier Cimelière
Hacking - BK panneau tordu communication

Série noire pour deux célèbres marques sur les réseaux sociaux ! Coup sur coup, Burger King puis Jeep se sont fait subtiliser le contrôle de leur page Twitter par des plaisantins. Les ventriloques numériques en ainsi ont profité pour tweeter illico des messages farfelus et provocateurs et faire croire au rachat par leurs concurrents directs. Bien que le hacking ait été circonscrit en quelques heures, l’affaire a suscité un certain émoi. Le 2.0 serait-il un bourbier réputationnel pour les marques présentes ? Réflexions.

Quelle ne fut pas la surprise des twittos lundi 18 février d’apprendre soudainement que le Whopper de Burger King était gobé par le Giant Burger de McDonald’s. Rebelote le lendemain avec Jeep annonçant mettre le cap vers l’enseigne américaine concurrente Cadillac. A première vue, l’imposture était plutôt maligne puisqu’elle émanait des comptes Twitter certifiés des deux marques à tel point que des milliers de twittos se sont ainsi aussitôt abonnés au fil Burger King. Selon le site spécialisé Gizmodo, la supercherie aurait été réalisée par un obscur disc-jockey coutumier des blagues 2.0 plus ou moins douteuses.

 NKM : le pari de la mairie de Paris en 2014 est-il une utopie ?

par Olivier Cimelière
NKM - Logo Paris communication

En attendant une éventuelle confirmation de Cécile Duflot, le duel électoral pour la mairie de Paris en 2014 pourrait opposer deux têtes de lice féminines aux fortes personnalités : Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet qui vient d’annoncer sa candidature pour le fauteuil de premier magistrat de la Ville Lumière. Une intention diversement commentée mais qui pourrait véritablement faire mouche si l’ex-ministre parvient à capitaliser sur ses atouts intrinsèques où l’image sera clé pour l’emporter.

A peine NKM avait-elle officialisé son intention de concourir aux élections municipales de Paris en 2014 que les salves de commentaires plus ou moins amènes ont aussitôt surgi pour qualifier le « parachutage » de la nouvelle prétendante à la succession de Bertrand Delanoë et planter les premières banderilles. Lesquelles oscillent en règle générale entre l’étiquette de « bourgeoise-bohême » pour les plus conservateurs de droite et celle de « réac » pour les plus acharnés de gauche.

 Italie : l’agitateur Beppe Grillo augure-t-il de la future politique 2.0 ?

par Olivier Cimelière
Beppe - Grillo portrait communication

A l’aube des élections législatives du week-end prochain, Beppe Grillo, comique italien reconverti en politicien disruptif et populiste, pourrait chambouler l’échiquier politique transalpin. Les sondages lui prêtent aujourd’hui environ 18% d’intentions de vote pour ses candidats. Fort du dédain profond qu’inspire l’establishment en Italie, le trublion alimente et amplifie sa campagne agressive en recourant intensivement à Internet et aux meetings sur le terrain. Ce phénomène présage-t-il d’une nouvelle espèce de politiciens dopés à l’influence numérique et participative ?

Que ce soit sur son fil Twitter, sa page Facebook ou son blog archi-fréquenté, Beppe Grillo ne fait jamais dans la dentelle. Alors que l’heure du scrutin se rapproche pour élire les nouveaux députés du Parlement italien, l’homme fanfaronne avec délectation à chaque billet qu’il publie en le ponctuant d’un bravache « Rendez-vous au Parlement » ! Le scénario n’est pourtant pas aussi fantasque pour celui que les médias ont surnommé le « Coluche italien » par analogie à l’homme à la salopette qui avait fait trembler les éléphants politiques français en 1981 en voulant se présenter à la présidence de la République. A la différence de Coluche qui s’était finalement retiré, Beppe Grillo a déjà converti ses convictions en magot électoral grâce à une stratégie finement rôdée sur Internet. Le 2.0 dans toute son influence ?

 Contenus en ligne : Les commentaires sont-ils plus nuisibles qu’utiles ?

par Olivier Cimelière
Troll - Radar troll communication

Au risque d’être quelque peu provocateur, je m’interroge de plus en plus sur la finalité des commentaires déposés en ligne par les lecteurs internautes. D’une saine initiative où le dialogue est  encouragé, on observe désormais une tendance accrue à la binarisation exacerbée et au défouloir gratuit. Une étude toute récente menée aux USA montre que les trolls sont source de radicalisation. Que pourrait-on faire pour enrayer cette pollution verbale tout en conservant la libre expression et le relèvement du débat ?

Au nom de la transparence démocratique, les médias en ligne (mais aussi les blogueurs, les plateformes de contenus et les sites de marques et d’entreprises) ont ouvert leurs pages aux lecteurs. A peine un article est-il publié que ceux-ci peuvent aussitôt apporter leurs remarques en complément des investigations, des analyses et des informations récoltées par le journaliste ou même par l’émetteur d’un billet. Ne boudons pas notre plaisir. Il s’agit d’une authentique avancée dans le rapport que les médias peuvent entretenir avec le reste de la société civile puisque cela n’a pas toujours été le cas.

 Nutella : une communication qui ne tourne pas autour du pot

par Olivier Cimelière
Nutella - Pot Une logo communication

Sale temps pour la célèbre pâte à tartiner chocolatée ! Si Nutella ravit toujours autant les papilles des petits et grands, la marque est également dans la ligne de mire de nutritionnistes, de politiques et d’associations de consommateurs. Leur enjeu en termes de communication : en faire l’emblème honni de la malbouffe néfaste à la santé et facteur d’obésité galopante. Face à ces assauts ciblés, Ferrero, son fabricant, n’est pas resté les bras croisés. Et si la recherche frénétique d’un bouc émissaire était antinomique d’un débat intelligent ?

Il est gras comme un sumo. Il est gorgé de sucres. Il ne cesse de vous faire saliver d’envie au moindre spot publicitaire et pourtant il est le chouchou incontesté des tartines hexagonales. En 2012, les Français ont ainsi englouti 75 000 tonnes de Nutella représentant ainsi 25%de ses ventes mondiales. Un plébiscite alimentaire qui situe la marque en quasi-monopole sur son segment avec 85%de parts de marché, très loin devant les succédanés s’échinant à cloner la recette subtile de cette inimitable pâte onctueuse.

Le plus - Le nouvel observateur

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