Nutella et médias sociaux : Quand le juridique fait sa tartine de zèle

par Olivier Cimelière
Nutella Day - Logo Event communication

Une récente passe d’armes a mis aux prises une blogueuse américaine fan de Nutella et le service juridique de la célèbre pâte à tartiner. Enjeu du litige : obtenir l’annulation du « World Nutella Day » que Sara Rosso organise bénévolement et de son propre chef depuis 2007 ainsi que toute citation de la marque sur les réseaux sociaux qu’elle anime. La tension est retombée quelques jours plus tard mais l’anecdote est révélatrice des décalages encore rémanents au sein des entreprises à l’égard des médias sociaux.

Après cinq jours de suspense et de discussions avec l’animatrice du « World Nutella Day », Ferrero a finalement choisi de faire marche arrière et de débouter son département juridique. Sara Rosso pourra continuer à partager sa passion pour le produit phare de l’entreprise et organiser un prochain « World Nutella Day » le 5 février 2014. Mieux, l’entreprise exprime même dans un communiqué officiel sa « sincère gratitude » envers la blogueuse et s’estime « heureuse d’avoir des fans si fidèles » qu’elle. Ce n’était pourtant guère la lecture initiale du service juridique qui s’était emparé du dossier Nutella Day !

 Bad buzz : la FNAC frôle le carton rouge

par Olivier Cimelière
Bad Buzz - FNAC logo communication

A ceux qui douteraient encore de la puissance virale des réseaux sociaux, il est vivement conseillé de lire la mésaventure vécue par une jeune directrice artistique indépendante avec un vendeur du rayon informatique de la FNAC des Ternes à Paris. Le « consom’acteur » n’est plus un mythe et les entreprises vont devoir définitivement intégrer cette notion au risque de multiplier les embardées numériques.

Il s’en est fallu de peu le 28 mai pour qu’une mauvaise expérience en magasin ne vire au bad buzz implacable sur Internet pour la FNAC. Sans le sang-froid des community managers de la page Facebook de l’enseigne, l’entreprise aurait probablement pu se retrouver dans une posture encore plus délicate face au message rageur abondamment « liké » de Claire Maoui, une cliente dédaigneusement traitée par un vendeur en informatique.

 Carambar : Les blagues les meilleures sont les plus courtes

par Olivier Cimelière
Carambar - Logo UNE 2 Communication

La poilade de Carambar aura imparablement nourri le buzz sur les réseaux sociaux et dans les médias mais elle laisse un désagréable arrière-goût de marketing manipulatoire pas forcément pas très pertinent à terme. Communicant et ex-journaliste, je ne cautionne pas ce type de coup médiatique.

Le compte à rebours s’est achevé et Carambar a jeté le masque. C’était donc une gigantesque blague : les plaisanteries potaches de la barre caramel continueront d’animer les cours de récré et les distributeurs automatiques. Le stratagème a parfaitement fonctionné mais il n’est pas sans soulever de cruciales questions déontologiques.

 Burger King & Jeep : Quelles leçons tirer des piratages sur Twitter ?

par Olivier Cimelière
Hacking - BK panneau tordu communication

Série noire pour deux célèbres marques sur les réseaux sociaux ! Coup sur coup, Burger King puis Jeep se sont fait subtiliser le contrôle de leur page Twitter par des plaisantins. Les ventriloques numériques en ainsi ont profité pour tweeter illico des messages farfelus et provocateurs et faire croire au rachat par leurs concurrents directs. Bien que le hacking ait été circonscrit en quelques heures, l’affaire a suscité un certain émoi. Le 2.0 serait-il un bourbier réputationnel pour les marques présentes ? Réflexions.

Quelle ne fut pas la surprise des twittos lundi 18 février d’apprendre soudainement que le Whopper de Burger King était gobé par le Giant Burger de McDonald’s. Rebelote le lendemain avec Jeep annonçant mettre le cap vers l’enseigne américaine concurrente Cadillac. A première vue, l’imposture était plutôt maligne puisqu’elle émanait des comptes Twitter certifiés des deux marques à tel point que des milliers de twittos se sont ainsi aussitôt abonnés au fil Burger King. Selon le site spécialisé Gizmodo, la supercherie aurait été réalisée par un obscur disc-jockey coutumier des blagues 2.0 plus ou moins douteuses.

 Contenus en ligne : Les commentaires sont-ils plus nuisibles qu’utiles ?

par Olivier Cimelière
Troll - Radar troll communication

Au risque d’être quelque peu provocateur, je m’interroge de plus en plus sur la finalité des commentaires déposés en ligne par les lecteurs internautes. D’une saine initiative où le dialogue est  encouragé, on observe désormais une tendance accrue à la binarisation exacerbée et au défouloir gratuit. Une étude toute récente menée aux USA montre que les trolls sont source de radicalisation. Que pourrait-on faire pour enrayer cette pollution verbale tout en conservant la libre expression et le relèvement du débat ?

Au nom de la transparence démocratique, les médias en ligne (mais aussi les blogueurs, les plateformes de contenus et les sites de marques et d’entreprises) ont ouvert leurs pages aux lecteurs. A peine un article est-il publié que ceux-ci peuvent aussitôt apporter leurs remarques en complément des investigations, des analyses et des informations récoltées par le journaliste ou même par l’émetteur d’un billet. Ne boudons pas notre plaisir. Il s’agit d’une authentique avancée dans le rapport que les médias peuvent entretenir avec le reste de la société civile puisque cela n’a pas toujours été le cas.

 @EquipierQuick : Du bad buzz dans le hamburger ?

par Olivier Cimelière
Quick - Logo Une

Pendant une dizaine de semaines fin 2012, un mystérieux équipier a semé la zizanie dans un restaurant d’une enseigne Quick d’Avignon en tweetant rageusement sur ses conditions de travail critiquables et le non-respect des normes d’hygiène. Finalement démasqué, l’auteur a été licencié et se prépare désormais à affronter son ex-employeur devant les prétoires de la justice. Quelle lecture retirer de cette passe d’armes sur les réseaux sociaux où marques et entreprises sont souvent vulnérables ?

Cette anecdote est loin d’être un épiphénomène. Elle s’inscrit au contraire dans un contexte général où depuis quelques années, les tensions au travail se sont exacerbées et la défiance managériale accrue tandis que s’imposaient concomitamment les médias sociaux dans la vie quotidienne de chacun, au domicile comme au bureau. Dès lors, rapide a été la tentation d’en faire un exutoire des avatars subis au boulot et un déversoir des rancœurs et frustrations diverses que l’univers professionnel engendre de manière croissante et parfois traumatisante. Déjà en 2010, des salariés d’Alten, une société d’ingénierie et de services, avaient été congédiés pour avoir dénigré leur entreprise sur Facebook. Portée en justice, l’affaire a accouché de verdicts fluctuants sans pour autant endiguer la multiplication des litiges.

 Web 2.0 : 5 tendances de communication à intégrer d’urgence en 2013

par Olivier Cimelière
Labcom - Logo Une Communication

Lors de la conférence LabCom du 21 janvier, j’ai eu l’opportunité de partager avec l’auditoire les tendances de communication qui vont à mes yeux, régir les relations entre les entreprises et les citoyens-consommateurs dès 2013 et au-delà. Bien que d’aucuns persistent à s’accrocher aux désuets modèles communicants où le « top-down » ultra-standardisé prévaut plus que jamais, la communication des marques et des entreprises est entrée de plain-pied dans une ère où les acteurs entendent dialoguer d’égal à égal et avec des exigences nettement plus critiques. Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que les réseaux sociaux ont totalement ébréché et chamboulé les paradigmes gouvernant la communication des entreprises depuis les années 80.

Si la tentation de la communication « flonflon et paillettes » a quasiment trépassé, crise socio-économique oblige, nombreux sont ceux qui s’arqueboutent encore sur la communication incantatoire et calibrée comme un poulet de batterie. En dépit des bad buzz et des fails qui se multiplient au fil du temps, la prise de conscience des dirigeants et des communicants tarde à éclore pleinement. Beaucoup préfèrent couper les budgets et cantonner la communication à l’élaboration de jolis petits gadgets numériques au lieu de la consacrer comme un outil authentiquement stratégique et vecteur de valeur ajoutée pour l’entreprise, ses salariés et ses activités. Ces 5 tendances devraient les en dissuader.

 Pétitions en ligne : Tendance durable ou science-fiction ?

par Olivier Cimelière
Pétition - Logo Une communication

La pétition en ligne est-elle la nouvelle arme d’influence face à laquelle les pouvoirs et influenceurs dévissent progressivement de leur piédestal séculaire au profit de groupes organisés et très efficaces ? Sans jouer les pythonisses « low cost », cette tendance lourde a de fortes chances de se consolider et de s’amplifier en 2013 et au-delà. Etat des lieux d’un phénomène à comprendre et intégrer d’urgence dans les stratégies de communication.

Plus aucune thématique  n’échappe à la mobilisation de ces bataillons numériques. Qu’il s’agisse d’une sordide histoire de viol collectif dans l’Ohio dont s’emparent les Anonymous pour trouver les coupables ou d’une pétition mondiale portée par l’organisation online Avaaz pour faire accéder la Palestine à un nouveau statut à l’ONU, n’importe quel sujet est susceptible de tomber dans l’escarcelle de ces militants qui entendent faire valoir leurs opinions et peser autant que les tenants classiques des pouvoirs politiques, économiques, sociaux et médiatiques. Avec un penchant certain pour la pétition 2.0 !

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