#Occupy Wall Street : Des marques peuvent-elles se prévaloir d’un mouvement contestataire ?

par Olivier Cimelière
Occupy - Vignette

Ca bugge sévère au pays du dollar roi et de la high-tech triomphante. Tandis que la Silicon Valley poursuit son deuil du vénéré et visionnaire Steve Jobs tout en brassant de monumentales capitalisations boursières, un autre temple symbolique de la puissance financière nord-américaine est sous la pression d’un mouvement contestataire sans précédent. Depuis le 17 septembre, le square jouxtant Wall Street est occupé jour et nuit par une foule pacifique mais fermement déterminée à dénoncer les abus inégalitaires et les dérives d’un capitalisme glouton et de ses « banksters » complices sous la bannière unitaire de « Occupy Wall Street« .

Plus surprenant encore est le soutien ouvertement apporté depuis début octobre 2011 aux insurgés par deux entreprises américaines aux marques emblématiques : la chaîne de cafés Starbucks et le fabricant de glaces Ben & Jerry’s. Doit-on y suspecter un opportuniste effet d’aubaine ou y déceler l’amorce d’une nouvelle vision du rôle sociétal de l’entreprise ? Comment des marques peuvent-elles s’associer aux « Indignés » de Wall Street alors même qu’elles sont aussi le fruit du système tant honnis par les manifestants du square Zucotti ? Eléments de réponse et tentatives d’explication.

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