Note de lecture : « La condition numérique » de Bruno Patino et Jean-François Fogel

par Olivier Cimelière
Patino - Logo UNE condition numérique communication

A ceux que le titre un soupçon philosophico-éthéré pourrait dissuader, je conseille vivement d’aller outre leurs réticences et de dévorer illico ce brillant essai commis par Jean-François Fogel, consultant en journalisme et professeur à Sciences-Po, et Bruno Patino, récemment nommé directeur des programmes de France Télévisions après avoir été directeur du développement numérique du groupe télévisuel public. Avec l’immixtion quotidienne du numérique, les deux auteurs s’interrogent sur le devenir de notre humanité. L’homo sapiens est-il devenu un homo numericus à part entière ?

En neuf chapitres très vivants et riches en références, les deux auteurs explorent toutes les facettes de l’existence humaine que le numérique a chamboulées. Ici, point de fulgurances de gourous égotiques persuadés de détenir les clés explicatives du monde à venir. Avec beaucoup d’humilité et de souci de pertinence, le duo s’attache avant tout à comprendre comment Internet (avec au premier chef, les réseaux sociaux et la connectivité permanente qui vont de pair) a considérablement remodelé la façon d’être et de se comporter de millions d’internautes.

 Pétitions en ligne : Tendance durable ou science-fiction ?

par Olivier Cimelière
Pétition - Logo Une communication

La pétition en ligne est-elle la nouvelle arme d’influence face à laquelle les pouvoirs et influenceurs dévissent progressivement de leur piédestal séculaire au profit de groupes organisés et très efficaces ? Sans jouer les pythonisses « low cost », cette tendance lourde a de fortes chances de se consolider et de s’amplifier en 2013 et au-delà. Etat des lieux d’un phénomène à comprendre et intégrer d’urgence dans les stratégies de communication.

Plus aucune thématique  n’échappe à la mobilisation de ces bataillons numériques. Qu’il s’agisse d’une sordide histoire de viol collectif dans l’Ohio dont s’emparent les Anonymous pour trouver les coupables ou d’une pétition mondiale portée par l’organisation online Avaaz pour faire accéder la Palestine à un nouveau statut à l’ONU, n’importe quel sujet est susceptible de tomber dans l’escarcelle de ces militants qui entendent faire valoir leurs opinions et peser autant que les tenants classiques des pouvoirs politiques, économiques, sociaux et médiatiques. Avec un penchant certain pour la pétition 2.0 !

 Ethique : La performance à tout prix implique-t-elle la contorsion des règles ?

par Olivier Cimelière
EDHEC - Management - Ethics tag cloud

Peut-on gagner tout en s’imposant une conduite éthique où les règles communes sont scrupuleusement observées ? A cette délicate, voire insondable question, Geert Demuijnck, professeur d’éthique des affaires à l’EDHEC Business School a tenté de répondre avec sa double expertise d’économiste et de philosophe tout en traçant des parallèles entre la compétition sportive et la concurrence que se livrent les entreprises. Morceaux choisis où les communicants trouveront matière à réflexion.

A l’aube de l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres, du départ du Tour de France cycliste et de la clôture de l’Euro de football, la conférence organisée le 29 juin par l’EDHEC sur son campus parisien tombait à point nommé pour s’arrêter un instant sur les limites acceptables ou pas qu’entraîne une recherche effrénée de performance tant dans les manifestations sportives que dans l’activité industrielle et commerciale des entreprises. En d’autres termes, « Altius, Citius, Fortius », la devise olympique chère au baron Pierre de Coubertin et démiurge des J.O, est-elle le carburant d’une saine et respectueuse émulation ou le terreau d’une éthique bafouée pourvu que le résultat soit au rendez-vous ?

 Et si les Fables de La Fontaine étaient le meilleur livre de management de tous les temps ?

par Olivier Cimelière
La Fontaine - portrait

Qui évoque Jean de La Fontaine, pense aussitôt aux fables ânonnées sur les bancs de l’école et aux éternels aphorismes pleins de bon sens comme le célèbre « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Avec un art consommé et subtil du contrepied, Jean Grimaldi d’Esdra, directeur pédagogique de l’EDHEC Management, a choisi de voir dans le fabuliste un incontournable consultant en management des entreprises dont les morales sont d’une actualité toujours autant pertinente.

Comment un ouvrage du 17ème siècle peut-il être dès lors décodé comme un manuel contemporain de management à l’intention des dirigeants et des managers du 21ème siècle ? A première vue, la démarche semble audacieuse, voire totalement futile pour les plus sceptiques. Et pourtant ! Temps forts d’une conférence donnée le 4 mai dernier sur le nouveau campus parisien de l’EDHEC.

 Apple : Et si le ver de la crise commençait à grignoter la réputation de la pomme ?

par Olivier Cimelière
Apple - logo eclipse - UNE

Que les aficionados de la marque se rassurent ! Apple n’est pas subclaquant. Néanmoins, certains signaux négatifs essaiment çà et là depuis la mort du démiurge de l’iPhone et consorts. Même si Apple maintient encore sa domination outrancière dans le monde de la high-tech  et sur les cours de la bourse, quelques indices laissent supposer que l’image d’Apple pourrait progressivement se flétrir.

Longtemps immunisé par l’aura messianique de Steve Jobs et son génie disruptif, Apple n’est désormais plus à l’abri d’une crise réputationnelle d’envergure qui pourrait enrayer l’incroyable mécanique de Cupertino et l’obliger à réviser sérieusement le déni communicant dans lequel Steve Jobs l’a plaqué pendant des années. Petite analyse prospective.

 EDHEC & Business fiction : Qui seront les leaders économiques en 2035 ?

par Olivier Cimelière
EDHEC - Future sign

Après Londres et Singapour en 2010, l’EDHEC vient d’inaugurer un nouveau campus en plein cœur de Paris en présence de Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Plutôt que privilégier une cérémonie classique à grands renforts de discours convenus, l’école a résolument choisi de célébrer l’ouverture de son campus en remuant les méninges de ses convives sous la forme d’une iconoclaste business fiction brossant le portrait des 10 entreprises qui seront les leaders économiques  … en 2035 !

Ce parti-pris inaugural plutôt original dans le monde policé des grandes écoles de commerce avait pour vocation de souligner l’attachement constant à la stratégie d’innovation que l’EDHEC entend impulser au travers de ses différents cursus de formation. En route pour un futur du monde des affaires peut-être pas si farfelu que cela !

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