
A peine le mot de lobbying est-il prononcé en France qu’il suscite illico suspicion, voire répulsion au sein d’une vaste majorité d’acteurs. D’origine anglo-saxonne, l’activité est en effet plus réputée pour des dérives délétères qu’un concours concret à l’exercice de la vie démocratique. Une étude conjointement menée par l’agence de relations publics Burson Marsteller i&e et l’institut TNS Sofres tend pourtant à montrer que cette profession peut trouver sa place à condition de respecter des règles de transparence plus strictes qu’aujourd’hui. Etat des lieux.
De février à mars 2013, une quarantaine d’entretiens qualitatifs a été menée auprès d’élus issus de tous les échelons de la représentativité nationale (local, régional, national et européen) et de hauts fonctionnaires d’Etat. Face à des enjeux économiques et sociétaux à la complexité croissante, les décideurs en charge de la nation sont régulièrement sollicités par divers organismes censés promouvoir les intérêts d’une catégorie professionnelle. Cette orchestration des échanges qui vise à influencer l’orientation d’un texte de loi ou d’une norme est communément appelée « lobbying ». En France, le vocable revêt souvent une connotation sulfureuse, voire péjorative au sein l’opinion publique. Où en est la perception de ceux qui reçoivent fréquemment des lobbyistes dans leurs bureaux lambrissés ?






















