Lobbying, vous avez dit lobbying ? Une étude fait le point

par Olivier Cimelière
Lobbying - UNE communication

A peine le mot de lobbying est-il prononcé en France qu’il suscite illico suspicion, voire répulsion au sein d’une vaste majorité d’acteurs. D’origine anglo-saxonne, l’activité est en effet plus réputée pour des dérives délétères qu’un concours concret à l’exercice de la vie démocratique. Une étude conjointement menée par l’agence de relations publics Burson Marsteller i&e et l’institut TNS Sofres tend pourtant à montrer que cette profession peut trouver sa place à condition de respecter des règles de transparence plus strictes qu’aujourd’hui. Etat des lieux.

De février à mars 2013, une quarantaine d’entretiens qualitatifs a été menée auprès d’élus issus de tous les échelons de la représentativité nationale (local, régional, national et européen) et de hauts fonctionnaires d’Etat. Face à des enjeux économiques et sociétaux à la complexité croissante, les décideurs en charge de la nation sont régulièrement sollicités par divers organismes censés promouvoir les intérêts d’une catégorie professionnelle. Cette orchestration des échanges qui vise à influencer l’orientation d’un texte de loi ou d’une norme est communément appelée « lobbying ». En France, le vocable revêt souvent une connotation sulfureuse, voire péjorative au sein l’opinion publique. Où en est la perception de ceux qui reçoivent fréquemment des lobbyistes dans leurs bureaux lambrissés ?

 Note de lecture : « Le coup monté » de Carole Barjon et Bruno Jeudy

par Olivier Cimelière
UMP - Coup monté - Cover UNE communication

Au-delà du duel de personnalités entre François Fillon et Jean-François Copé, le capharnaüm électoral de la présidence de l’UMP en novembre 2012 brillamment disséqué dans ce livre de référence, montre que la communication a également été souvent à la manœuvre dans les deux camps pour déstabiliser et décrédibiliser l’adversaire. Pour qui veut en outre comprendre la mécanique implacable de Jean-François Copé, la lecture de cet ouvrage s’impose.

Le livre-enquête de Carole Barjon, rédactrice en chef adjointe au Nouvel Observateur, et de Bruno Jeudy, rédacteur en chef au Journal du Dimanche, est d’autant plus recommandé qu’il livre des clés de décryptage très précieuses sur les tiraillements profonds qui traversent actuellement l’UMP. A la lecture de cet ouvrage, on se demande vraiment si les dirigeants actuels ont tiré les enseignements de ce choc titanesque. A en juger par les coups bas distribués sans compter par la mouvance copéiste contre Nathalie Kosciusko-Morizet avant la tenue de la primaire interne pour les élections municipales de 2014, on a même l’impression gênante d’assister à un remake malsain où les idées et les convictions sont malheureusement une nouvelle fois les grandes perdantes de l’histoire !

 Claude Guéant : Une communication amateuriste et kamikaze

par Olivier Cimelière
Guéant - Portrait communication

A peine les révélations du Canard Enchaîné étaient-elles connues que Claude Guéant est monté au créneau comme un seul homme avec deux arguments en bandoulière et une communication kamikaze qui pourrait coûter cher à l’ancien ministre et proche de Nicolas Sarkozy.

Le moins que l’on puisse dire est que Claude Guéant n’a pas esquivé les questions, ni ne s’est subrepticement mis aux abonnés absents. Sitôt révélées les trouvailles des juges menant  des enquêtes sur un potentiel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et sur le sulfureux arbitrage Lagarde-Tapie, Claude Guéant a immédiatement dégainé le parfait vade-mecum de la communication de crise : occuper le terrain médiatique (avec d’emblée un plateau du JT de 20 heures de France 2 s’il vous plaît !), s’inscrire en faux contre les allégations et asséner une ligne argumentaire concrète.

Sur le plan technique, l’élève Guéant a bien récité sa leçon. En revanche, l’affaire se corse nettement sur le fond rhétorique déployé par le fidèle d’entre les fidèles de Nicolas Sarkozy. Soit il est parti à l’abordage sans une once de préparation (et peut-être avec la morgue du haut-fonctionnaire se pensant intouchable), soit il dispose d’un conseil en communication à licencier sur le champ tant la ligne discursive amateur a été réduite en charpie en l’espace de quelques heures. Revenons un instant sur les justifications brandies par Claude Guéant.

 Les journalistes sont de gauche : mythe ou réalité ?

par Olivier Cimelière
Journalisme - carte de presse communication

Il ne s’écoule guère une semaine sans que tintinnabule ce refrain réprobateur qui veut que l’immense majorité des journalistes en France soit vassalisée aux idées politiques de gauche. Autrement dit, la presse roule plus ou moins ouvertement pour ce camp tout en s’évertuant à miner l’autre. Cette vision relève-t-elle de la légende urbaine, d’une réalité avérée ou d’un contexte beaucoup plus alambiqué qu’il n’y paraît ? Tentative d’analyse.

Avec ce billet, je ne prétends évidemment pas pouvoir fournir un exhaustif tour d’horizon de cette question cruciale. Un livre n’y suffirait d’ailleurs sans doute pas. Pas sûr même que toutes les réponses ne soient disponibles. En revanche, j’ai voulu remettre dans la focale de chacun, quelques éléments concrets qui montrent que les faits sont plus complexes et moins gouvernés par l’échiquier politique que ne le prétendent les arguments exacerbés de ceux qui s’agacent du travail des journalistes.

 Havas cesse la communication politique : bluff ou vrai pari ?

par Olivier Cimelière
Fouks - Portrait caricature communication

Avec les pataquès Cahuzac et DSK conjugués au vives critiques envers Stéphane Fouks, leur éminence communicante, le vice-président du groupe Havas, Yannick Bolloré annonce le retrait de son agence de la communication politique. On rembobine sur de meilleures bases ?

Avec cette décision forte, de deux choses l’une. Soit il s’agit d’une opération de com’ sur la com’ pour enrayer une dangereuse dégradation de la réputation d’Havas Worldwide suite aux retentissants fiascos du spin doctor Stéphane Fouks et ainsi calmer le jeu médiatique en attendant des jours meilleurs. Soit l’objectif est véritablement de revenir à des fondamentaux plus solides et déontologiques que la communication cosmétique si volontiers dispensée par Stéphane Fouks et ses équipes.

A l’heure d’aujourd’hui, difficile de deviner quelle intention prioritaire sous-tend cette annonce mais en tout cas, elle constitue une opportunité unique pour éradiquer les pratiques de communication politique barbouzardes et excessives qui ont émaillé la saga Fouks.

 Médias sociaux : Les candidats MEDEF passés au banc d’essai

par Olivier Cimelière
MEDEF 2-0 - Logo communication

Après une première passe d’armes polémiques sur les réseaux sociaux contre la candidature finalement avortée de Laurence Parisot, sept candidats étaient jusqu’à jeudi 18 avril dans les starting-blocks pour décrocher la présidence du MEDEF le 3 juillet prochain. Grande première : tous ont eu recours aux réseaux sociaux pour cultiver leur influence, partager leurs idées pour le syndicat patronal et tenter d’attirer les votes.

Depuis, deux d’entre eux (Frédéric de Saint Geours et Jean-Claude Volot) ont jeté l’éponge dont un qui s’est officiellement rallié à Pierre Gattaz. Le Blog du Communicant a passé au crible les dispositifs digitaux de chacun. Quels enseignements peut-on en retirer ?

 Twitter est-il un accélérateur de violence militante ?

par Olivier Cimelière
Laffont - Twitter Logo

Ce week-end a vu se dérouler l’épilogue nauséabond d’une passe d’armes digitale entre défenseurs forcenés du mariage pour tous et opposants farouches. Depuis plusieurs semaines, Twitter a été le réceptacle d’échanges d’insultes, de menaces et d’appels plus ou moins nuancés à la violence. D’abord verbale, la polémique a atteint son zénith avec l’agression au couteau d’un militant UMP prénommé Samuel Lafont et très en pointe dans les actions contre l’union gay. Les réseaux sociaux sont-ils des incubateurs de haine brutale ? Tentative de décryptage.

Il y a encore quelques semaines, Samuel Lafont était surtout connu des milieux militants de la droite musclée. Issu de l’UNI, syndicat étudiant et membre du conseil national de l’UMP, le jeune homme est ce qu’on appelle communément un activiste politique fortement engagé et qui n’hésite pas à le faire savoir. Il suffit d’aller faire un tour sur le site de sa société de conseil en communication et influence numérique baptisée E-Fluence pour aussitôt remarquer la tonalité droitière totalement assumée du personnage. Sitôt le projet de loi pour le mariage d’un couple du même sexe était-il engagé par le gouvernement que Samuel Lafont est monté au créneau sur son réseau favori : Twitter.

 Affaire Cahuzac : Jouer la victime peut-il réparer son image ?

par Olivier Cimelière
Cahuzac - Logo UNE communication

L’entretien exclusif accordé au quotidien régional La Dépêche du Midi marque-t-il le début d’une lente reconquête d’image de la part de Jérôme Cahuzac ? A sa lecture, on devine une posture victimaire se dessiner. Est-ce une option viable en termes de communication ?

Depuis ses aveux, Jérôme Cahuzac a dû subir une déferlante médiatique et politique sans précédent. Entre réprobation écœurée et sans appel de ses désormais ex-amis politiques et télescopage d’une actualité lourde en révélations sur les frasques fiscales de divers riches Français, il est devenu à son corps défendant, le symbole honni d’une dérive patente des élites dirigeantes.

Le plus - Le nouvel observateur

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