Affaire Cahuzac : La communication doit aussi faire son ménage !

par Olivier Cimelière
Cahuzac - LOGO communication

Au-delà des questions d’éthique républicaine et de morale publique que soulève l’affaire Cahuzac, un autre dossier mérite également d’être scruté et nettoyé de fond en comble: la communication gouvernementale et particulièrement ceux qui en tirent discrètement les ficelles sans jamais assumer les conséquences de leurs « conseils ».

Les plus hautes instances gouvernementales seraient fort avisées de lire et relire l’excellent article (1)  du Monde en date du 4 avril consacré à Stéphane Fouks, puissant patron de l’agence Havas Worldwide et jusqu’à présent conseiller en communication plus ou moins officiel de l’ex-ministre du Budget. C’est une opportunité unique de se débarrasser de certaines déviances communicantes.

 Coca-Cola parle d’obésité : Pari risqué ou initiative opportune ?

par Olivier Cimelière
Coke UNE communication

Régulièrement mis à l’index comme facteur coupable de favoriser l’obésité, Coca-Cola vient de diffuser une vidéo plutôt inédite sur les chaînes câblées des Etats-Unis. En deux minutes, l’empereur des sodas invite chaque consommateur à prendre conscience des calories contenues dans ses boissons et à pratiquer l’exercice physique pour brûler les excès caloriques. Communication suicidaire ou approche pertinente pour mieux s’impliquer dans un sujet sociétal particulièrement crucial et épidermique aux USA et ailleurs ?

Avec plus d’un tiers des adultes américains en état de surcharge pondérale, il n’est nul besoin de longs discours pour comprendre que l’obésité est devenue un problème de santé majeur pour les autorités du pays (et sur le reste du globe).  Le CDC (Centre for Disease control & Prevention), organisme gouvernemental de santé a d’ailleurs chiffré l’impact économique en termes de coûts médicaux pour la prise en charge de la maladie aux Etats-Unis(1) : 147 milliards de dollars en 2008. Un montant vertigineux à rapprocher d’une autre statistique du CDC : les personnes obèses coûtent en moyenne 1429 $ de plus par an par rapport à un patient « classique ».  Devant de tels chiffres sans cesse haussiers, la recherche de responsables tout désignés était inévitable à terme. En ligne de mire, sont alors vite apparus les embouteilleurs de boissons sucrées et leur incontournable chef de file mondial, Coca-Cola.

 Instagram : Plus qu’une erreur de com, un enjeu sociétal sur les données persos

par Olivier Cimelière
Instagram - Logo communication

Instagram, le jeune service de partage et de retouche de photos numériques acquis en avril 2012 par Facebook, vient de subir un rude retour de manivelle de la part des internautes qui l’avaient jusqu’alors plébiscité à l’envi. En voulant modifier ses règles d’utilisation en vue de monétiser les clichés de ses adeptes, le service a déclenché une bronca sans précédent l’obligeant à faire machine arrière. Certains n’y ont vu qu’une simple maladresse de communication d’Instagram et jugent l’épisode désormais clos. Rien n’est moins sûr. Analyse prospective.

Et si au contraire, cette levée de boucliers augurait d’un énorme enjeu de communication autour des données personnelles où les acteurs du numérique ne se sont jusqu’à présent guère distingués par une volonté de transparence avérée sur l’usage exponentiel fait des précieuses traces numériques laissées par les usagers des réseaux sociaux et plus généralement du Web.

 Communication & Réputation : 5 postures à bannir absolument chez les dirigeants (2/2)

par Olivier Cimelière
A - réputation

Après les attitudes à proscrire dans un environnement médiatique devenu ubiquitaire (voire inquisiteur) évoqué dans un précédent billet, le Blog du Communicant 2.0 aborde désormais le chapitre des déclarations malencontreuses qui piègent des dirigeants. Toujours à la lumière des anecdotes de l’excellente série « Des ministres et des bourdes » publiée cet été par Le Monde.

Au-delà de l’attitude adoptée face à un événement impromptu et/ou crisique, un dirigeant peut également se prendre les pieds dans le tapis par le seul truchement d’une phrase maladroite, un commentaire alambiqué ou une blague de mauvais aloi. Ce qui n’était au départ que des mots noyés dans un discours ou une discussion deviennent alors des boulets réputationnels que certains peuvent traîner durant toute leur carrière ou écoper d’une sanction.

Exemple emblématique parmi d’autres : Georgina Dufoix. Ministre des Affaires sociales lors de l’affaire du sang contaminé à la fin des années 80, elle avait marqué négativement les esprits en déclarant pour se défendre quelques années plus tard sur un plateau de télévision : « Je suis responsable mais pas coupable ». La formule lui colle encore aujourd’hui à la peau, symbole de l’impéritie des responsables politiques. Il existe évidemment quantité de pièges discursifs et formules explosives pour ternir une réputation. Toutefois, deux catégories sont à spécifiquement proscrire si l’on ne veut pas se retrouver cloué au pilori de l’opinion publique et de la chambre d’écho médiatique.

 Communication & réputation : 5 postures à bannir absolument chez les dirigeants (1/2)

par Olivier Cimelière
A - réputation

Le Monde a publié cet été un instructif feuilleton intitulé « Des ministres et des bourdes ». En 5 volets, le quotidien est revenu sur des célèbres boulettes de communication commises par des ministres en exercice. Boulettes dont certains ont payé le prix médiatique au plein tarif. Le Blog du Communicant 2.0 a souhaité revenir sur ces épisodes marquants pour en tirer quelques préceptes de communication à intégrer impérativement chez tous les dirigeants amenés à s’exprimer et agir publiquement.

Des préceptes qui sont d’une importance cruciale dans une époque actuelle où le tout-image est omniprésent, disséqué en permanence et viralisé avec une célérité jamais atteinte. Dans ce premier épisode, il va être question des disruptions d’image qui ternissent et broient les réputations qu’on croyait pourtant les plus établies et cohérentes.

 Or noir ou ours blanc en Arctique : Shell ignore et Greenpeace réplique

par Olivier Cimelière
Shell - Logo Une

Entre le pétrolier Shell et l’ONG Greenpeace, la glace est rompue depuis longtemps. Les écologistes s’opposent à tout prix aux projets de forage que l’industriel s’apprête à mener à proximité des banquises du Grand Nord. Pour contrer l’expansion de Shell, Greenpeace a alors inauguré une stratégie de communication d’un nouveau genre où intox et rumeur sur les réseaux sociaux ne sont plus des tabous pour mobiliser et salir la réputation d’une entreprise. Une véritable arme de guerre militante qui augure de sacrés casse-têtes pour les communicants des entreprises.

Dans le combat de gladiateurs qui l’oppose depuis quelques mois avec la société pétrolière Shell, Greenpeace a naturellement décliné à nouveau ses recettes activistes pour faire barrage aux  visées industrielles de Shell. Mais cette fois, l’ONG a intensifié la pression. Elle ne rechigne plus à user de méthodes manipulatoires qu’elle a pourtant maintes et maintes fois dénoncées (à juste titre) lorsqu’elles émanaient d’adversaires industriels puissants. Etat des lieux des enjeux et des tactiques en présence.

 Ségolène Royal & Twitter : le bouc émissaire si pratique des politiciens

par Olivier Cimelière
Twitter - Royal - UNE

A chaque avanie électorale ou dérapage politique, c’est la même histoire qui se répète. Les réseaux sociaux, Twitter en tête, sont les vilains de l’histoire. L’argument éculé et pourtant si récurrent n’a pas manqué d’être épinglé dans le plaidoyer pro domo de Ségolène Royal après sa défaite. Mise au point !

Son cuisant échec aux législatives et par ricochet dans la conquête du perchoir de l’Assemblée nationale, l’ex-concubine du Président l’impute sans barguigner (entre autres) au tweet ravageur de la première dame de France. Interrogée dans le Parisien au sujet de l’affaire « Twitter-weiler », elle répond sans détours : « Cela n’a pas arrangé ».

 Réputation corporate : Total ou l’impossible équation communicante ?

par Olivier Cimelière
Total - Logo corporate

Si Total a su communiquer avec dextérité et ouverture sur l’accident de sa plateforme en mer du Nord, l’entreprise n’en demeure pas moins une mal-aimée des Français en termes de réputation. La transparence affichée lors de la fuite de gaz n’y a rien changé. Le pétrolier peut-il espérer résoudre durablement cette image schizophrénique entre groupe performant et perception sociétale négative ? Eléments de réflexion pour un défi communicant complexe.

Le 21 mai dernier, Yves-Louis Darricarrère, directeur général de la branche Exploration-Production de Total a poussé un ouf de soulagement en confirmant officiellement le succès de l’intervention technique menée quelques jours auparavant sur le puits G4 de la plate-forme d’extraction d’Elgin, située en mer du Nord à 240 kilomètres d’Aberdeen. Depuis le 25 mars, les ingénieurs de Total travaillaient en effet d’arrache-pied pour colmater la fuite affectant la plateforme et déversant quotidiennement 200 000 mètres cubes de gaz dans la mer.

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