Après les attitudes à proscrire dans un environnement médiatique devenu ubiquitaire (voire inquisiteur) évoqué dans un précédent billet, le Blog du Communicant 2.0 aborde désormais le chapitre des déclarations malencontreuses qui piègent des dirigeants. Toujours à la lumière des anecdotes de l’excellente série « Des ministres et des bourdes » publiée cet été par Le Monde.
Au-delà de l’attitude adoptée face à un événement impromptu et/ou crisique, un dirigeant peut également se prendre les pieds dans le tapis par le seul truchement d’une phrase maladroite, un commentaire alambiqué ou une blague de mauvais aloi. Ce qui n’était au départ que des mots noyés dans un discours ou une discussion deviennent alors des boulets réputationnels que certains peuvent traîner durant toute leur carrière ou écoper d’une sanction.
Exemple emblématique parmi d’autres : Georgina Dufoix. Ministre des Affaires sociales lors de l’affaire du sang contaminé à la fin des années 80, elle avait marqué négativement les esprits en déclarant pour se défendre quelques années plus tard sur un plateau de télévision : « Je suis responsable mais pas coupable ». La formule lui colle encore aujourd’hui à la peau, symbole de l’impéritie des responsables politiques. Il existe évidemment quantité de pièges discursifs et formules explosives pour ternir une réputation. Toutefois, deux catégories sont à spécifiquement proscrire si l’on ne veut pas se retrouver cloué au pilori de l’opinion publique et de la chambre d’écho médiatique.