Bad buzz : la FNAC frôle le carton rouge

par Olivier Cimelière
Bad Buzz - FNAC logo communication

A ceux qui douteraient encore de la puissance virale des réseaux sociaux, il est vivement conseillé de lire la mésaventure vécue par une jeune directrice artistique indépendante avec un vendeur du rayon informatique de la FNAC des Ternes à Paris. Le « consom’acteur » n’est plus un mythe et les entreprises vont devoir définitivement intégrer cette notion au risque de multiplier les embardées numériques.

Il s’en est fallu de peu le 28 mai pour qu’une mauvaise expérience en magasin ne vire au bad buzz implacable sur Internet pour la FNAC. Sans le sang-froid des community managers de la page Facebook de l’enseigne, l’entreprise aurait probablement pu se retrouver dans une posture encore plus délicate face au message rageur abondamment « liké » de Claire Maoui, une cliente dédaigneusement traitée par un vendeur en informatique.

 Bangladesh : Et si les marques textiles cessaient leur com’ cousue de fil blanc ?

par Olivier Cimelière
Bangladesh - Logo Clean Clothes communication

Il aura malheureusement fallu 1127 morts dans l’effondrement d’une vaste usine de textile à Dacca au Bangladesh pour qu’une dizaine de grandes marques d’habillement accepte de parapher le 16 mai un accord visant à renforcer la sécurité des ateliers de confection du pays. En dépit d’une communication de crise décousue, la réputation des géants du textile s’en tire dans l’immédiat à moindre mal mais sûrement pas à plus long terme. Le déni n’est plus tenable. Analyse et perspectives.

Le 24 avril dernier, un énorme bâtiment de confection où travaillent 3000 employés du textile s’écroule comme un château de cartes dans la banlieue industrieuse de la capitale du Bangladesh. A mesure que les jours passent, le tribut humain atteint des proportions encore jamais vues dans un pays où 40% de la main-d’œuvre assemble des vêtements pour le compte de célèbres enseignes internationales dans près de 5000 ateliers disséminés qui font du Bangladesh, le 2ème exportateur mondial de produits textiles finis (1).

Dans les gravats ensanglantés, journalistes et secouristes ne cessent également de retrouver des brassées d’étiquettes et de documents commerciaux émanant de marques plus habituées à figurer dans la rubrique mode des magazines que dans celle des faits divers. Face à cette crise d’une ampleur inégalée, ces dernières ont diversement joué la montre pour tenter d’estomper l’impact des révélations. Elles ont renoué de fait avec les vieilles ficelles éculées d’une communication négationniste. Une tactique court-termiste qui semble n’avoir vraiment pas compris que la donne change. La communication responsable et authentique est désormais une exigence sociétale en passe de modifier radicalement l’image des géants du secteur. Il n’est plus question de se contenter de sparadraps cosmétiques pour préserver une réputation.

 Twitter est-il un accélérateur de violence militante ?

par Olivier Cimelière
Laffont - Twitter Logo

Ce week-end a vu se dérouler l’épilogue nauséabond d’une passe d’armes digitale entre défenseurs forcenés du mariage pour tous et opposants farouches. Depuis plusieurs semaines, Twitter a été le réceptacle d’échanges d’insultes, de menaces et d’appels plus ou moins nuancés à la violence. D’abord verbale, la polémique a atteint son zénith avec l’agression au couteau d’un militant UMP prénommé Samuel Lafont et très en pointe dans les actions contre l’union gay. Les réseaux sociaux sont-ils des incubateurs de haine brutale ? Tentative de décryptage.

Il y a encore quelques semaines, Samuel Lafont était surtout connu des milieux militants de la droite musclée. Issu de l’UNI, syndicat étudiant et membre du conseil national de l’UMP, le jeune homme est ce qu’on appelle communément un activiste politique fortement engagé et qui n’hésite pas à le faire savoir. Il suffit d’aller faire un tour sur le site de sa société de conseil en communication et influence numérique baptisée E-Fluence pour aussitôt remarquer la tonalité droitière totalement assumée du personnage. Sitôt le projet de loi pour le mariage d’un couple du même sexe était-il engagé par le gouvernement que Samuel Lafont est monté au créneau sur son réseau favori : Twitter.

 Affaire Cahuzac : Jouer la victime peut-il réparer son image ?

par Olivier Cimelière
Cahuzac - Logo UNE communication

L’entretien exclusif accordé au quotidien régional La Dépêche du Midi marque-t-il le début d’une lente reconquête d’image de la part de Jérôme Cahuzac ? A sa lecture, on devine une posture victimaire se dessiner. Est-ce une option viable en termes de communication ?

Depuis ses aveux, Jérôme Cahuzac a dû subir une déferlante médiatique et politique sans précédent. Entre réprobation écœurée et sans appel de ses désormais ex-amis politiques et télescopage d’une actualité lourde en révélations sur les frasques fiscales de divers riches Français, il est devenu à son corps défendant, le symbole honni d’une dérive patente des élites dirigeantes.

 Valérie Trierweiler : Est-elle condamnée pour toujours au bûcher médiatique ?

par Olivier Cimelière
Trierweiler - Dessin Glez communication

Il a suffi d’une brève séquence vidéo passée en boucle où Valérie Trierweiler empoigne rageusement la capuche d’un journaliste caméraman pour que se déchaîne à nouveau la vindicte sur les réseaux sociaux et dans les médias. La première Dame de France est-elle vouée à traîner une image détestable ou peut-elle enrayer l’hémorragie médiatique ?

Quelques secondes d’énervement contre un reporter d’image et voilà Valérie Trierweiler encore clouée au pilori de la lessiveuse médiatique. Il faut bien avouer que la compagne du Président de la République a « l’art et la manière » de cristalliser les agacements de toutes parts. Explications.

 L’émission Koh Lanta peut-elle décemment continuer ?

par Olivier Cimelière
Koh Lanta - Logo une communication

Avec le suicide du médecin en charge des candidats de Koh-Lanta,  le producteur Adventure Line Productions et le diffuseur TF1 sont confrontés à une crise médiatique sans précédent. Mort subite d’un participant, accusations anonymes et suicide, il ne pouvait y avoir pire scénario de communication de crise. Que faire ?

 Carambar : Les blagues les meilleures sont les plus courtes

par Olivier Cimelière
Carambar - Logo UNE 2 Communication

La poilade de Carambar aura imparablement nourri le buzz sur les réseaux sociaux et dans les médias mais elle laisse un désagréable arrière-goût de marketing manipulatoire pas forcément pas très pertinent à terme. Communicant et ex-journaliste, je ne cautionne pas ce type de coup médiatique.

Le compte à rebours s’est achevé et Carambar a jeté le masque. C’était donc une gigantesque blague : les plaisanteries potaches de la barre caramel continueront d’animer les cours de récré et les distributeurs automatiques. Le stratagème a parfaitement fonctionné mais il n’est pas sans soulever de cruciales questions déontologiques.

 Carambar : Mauvaise blague ou coup de com’ génial ?

par Olivier Cimelière
Carambar - Logo UNE Communication

« Qu’est-ce qui est vert, qui monte et qui descend ? ». Vous séchez ? Réponse : « Un petit pois dans un ascenseur ». Cette blague potache est l’une des milliers concoctées depuis 1969 par la confiserie Carambar. Cette tradition pourrait disparaître le 15 avril. Info, manip ou intox ?

C’est peu de dire que la célèbre barre de caramel mou à mâcher a suscité un vif émoi depuis qu’elle a annoncé mercredi dernier son intention de mettre un terme aux petites blagues qui accompagnaient les papiers d’emballage de Carambar. Terminés les jeux de mots improbables ou les boutades absurdes. Place à des questions ludo-éducatives et des devinettes culturelles. Véritable repositionnement marketing, bluff pour raviver la flamme ou simple test grandeur nature ? Le Blog du Communicant passe au crible trois hypothèses.

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