Bangladesh : Et si les marques textiles cessaient leur com’ cousue de fil blanc ?

par Olivier Cimelière
Bangladesh - Logo Clean Clothes communication

Il aura malheureusement fallu 1127 morts dans l’effondrement d’une vaste usine de textile à Dacca au Bangladesh pour qu’une dizaine de grandes marques d’habillement accepte de parapher le 16 mai un accord visant à renforcer la sécurité des ateliers de confection du pays. En dépit d’une communication de crise décousue, la réputation des géants du textile s’en tire dans l’immédiat à moindre mal mais sûrement pas à plus long terme. Le déni n’est plus tenable. Analyse et perspectives.

Le 24 avril dernier, un énorme bâtiment de confection où travaillent 3000 employés du textile s’écroule comme un château de cartes dans la banlieue industrieuse de la capitale du Bangladesh. A mesure que les jours passent, le tribut humain atteint des proportions encore jamais vues dans un pays où 40% de la main-d’œuvre assemble des vêtements pour le compte de célèbres enseignes internationales dans près de 5000 ateliers disséminés qui font du Bangladesh, le 2ème exportateur mondial de produits textiles finis (1).

Dans les gravats ensanglantés, journalistes et secouristes ne cessent également de retrouver des brassées d’étiquettes et de documents commerciaux émanant de marques plus habituées à figurer dans la rubrique mode des magazines que dans celle des faits divers. Face à cette crise d’une ampleur inégalée, ces dernières ont diversement joué la montre pour tenter d’estomper l’impact des révélations. Elles ont renoué de fait avec les vieilles ficelles éculées d’une communication négationniste. Une tactique court-termiste qui semble n’avoir vraiment pas compris que la donne change. La communication responsable et authentique est désormais une exigence sociétale en passe de modifier radicalement l’image des géants du secteur. Il n’est plus question de se contenter de sparadraps cosmétiques pour préserver une réputation.

 Médias sociaux : Les candidats MEDEF passés au banc d’essai

par Olivier Cimelière
MEDEF 2-0 - Logo communication

Après une première passe d’armes polémiques sur les réseaux sociaux contre la candidature finalement avortée de Laurence Parisot, sept candidats étaient jusqu’à jeudi 18 avril dans les starting-blocks pour décrocher la présidence du MEDEF le 3 juillet prochain. Grande première : tous ont eu recours aux réseaux sociaux pour cultiver leur influence, partager leurs idées pour le syndicat patronal et tenter d’attirer les votes.

Depuis, deux d’entre eux (Frédéric de Saint Geours et Jean-Claude Volot) ont jeté l’éponge dont un qui s’est officiellement rallié à Pierre Gattaz. Le Blog du Communicant a passé au crible les dispositifs digitaux de chacun. Quels enseignements peut-on en retirer ?

 Election à la présidence du MEDEF : Quand le Web 2.0 s’en mêle

par Olivier Cimelière
MEDEF - Logo corporate communication

Fraîchement élue lauréate du Grand Prix de l’e-réputation dans la catégorie « Economie », la présidente du MEDEF, Laurence Parisot obtient un joli clin d’œil pour son activisme numérique avéré depuis plusieurs années. C’est aussi, ironie de l’histoire, par le Web 2.0 qu’une pugnace opposition décoche tweets assassins et messages de défiance à son encontre depuis qu’elle tente un passage en force pour conserver les rênes de l’organisation patronale. Le champ de bataille digital pourrait-t-il être une des clés du prochain vote des grands électeurs du MEDEF ? Revue des troupes en présence et analyse.

Depuis octobre 2012, Laurence Parisot s’ingénie à dramatiser la situation économique pour mieux justifier la nécessité de lui confier un troisième mandat à l’issue des élections qui désigneront en juillet 2013, le nouveau chef de file du MEDEF. Seul hic de taille : les statuts actuels ne prévoient pas la possibilité d’une passe de trois. En toute logique, la vice-présidente de l’Ifop devrait donc s’effacer. C’est pourtant un tout autre scénario qui est en train de s’écrire où Laurence Parisot entend faire évoluer les règles du jeu pour garder son leadership. Dans une interview donnée au Monde début mars, elle a d’ailleurs été sans ambages (1) : « J’ai l’audace de pouvoir espérer être candidate ». Effet collatéral de ce scénario en force : une intense fronde 2.0 s’est déclenchée autour de ce que d’aucuns qualifient sans rechigner de « putsch à la Poutine».

 Oprah Winfrey, Twitter et la friteuse Seb : la bonne recette des réseaux sociaux ?

par Olivier Cimelière
SEB - Oprah Winfrey logo communication

Il a suffi de deux petits tweets enthousiastes et une photo à l’appui d’Oprah Winfrey pour booster en quelques jours Outre-Atlantique, la notoriété d’Actifry, la friteuse innovante du fabricant français d’électroménager Seb. Avec 500 millions de contacts en quelques heures (1), c’est un succès indéniable que la blogosphère s’est empressée de saluer. Au-delà de l’anecdote médiatique, ce buzz vertueux est l’exemple d’une entreprise qui a su considérer les réseaux sociaux comme autre chose qu’un nid de guêpes inextricable. C’est parti pour la recette !

Les stars médiatiques ont souvent été de formidables porte-drapeaux pour vanter les mérites d’un produit, d’un service ou d’une marque. Mais lorsque le compliment est spontanément adressé sur le fil Twitter d’une célèbre animatrice de la télévision américaine forte de 17 millions de followers, l’écho atteint des sommets que seuls les médias sociaux peuvent générer. Cette belle histoire est celle survenue à l’Actifry, une friteuse commercialisée aux USA sous la marque Tefal, propriété du groupe Seb. Une belle histoire qui ne doit rien au hasard selon les propres mots de Rodolphe Roux, VP Marketing digital du groupe Seb (2).

 Coca-Cola parle d’obésité : Pari risqué ou initiative opportune ?

par Olivier Cimelière
Coke UNE communication

Régulièrement mis à l’index comme facteur coupable de favoriser l’obésité, Coca-Cola vient de diffuser une vidéo plutôt inédite sur les chaînes câblées des Etats-Unis. En deux minutes, l’empereur des sodas invite chaque consommateur à prendre conscience des calories contenues dans ses boissons et à pratiquer l’exercice physique pour brûler les excès caloriques. Communication suicidaire ou approche pertinente pour mieux s’impliquer dans un sujet sociétal particulièrement crucial et épidermique aux USA et ailleurs ?

Avec plus d’un tiers des adultes américains en état de surcharge pondérale, il n’est nul besoin de longs discours pour comprendre que l’obésité est devenue un problème de santé majeur pour les autorités du pays (et sur le reste du globe).  Le CDC (Centre for Disease control & Prevention), organisme gouvernemental de santé a d’ailleurs chiffré l’impact économique en termes de coûts médicaux pour la prise en charge de la maladie aux Etats-Unis(1) : 147 milliards de dollars en 2008. Un montant vertigineux à rapprocher d’une autre statistique du CDC : les personnes obèses coûtent en moyenne 1429 $ de plus par an par rapport à un patient « classique ».  Devant de tels chiffres sans cesse haussiers, la recherche de responsables tout désignés était inévitable à terme. En ligne de mire, sont alors vite apparus les embouteilleurs de boissons sucrées et leur incontournable chef de file mondial, Coca-Cola.

 Communication responsable : tarte à la crème ou véritable axe de progrès ?

par Olivier Cimelière
Communication et entreprise

Dans un monde tiraillé par une défiance sociétale sans précédent entre tous les acteurs, la communication des entreprises, des institutions, des dirigeants et des personnalités est loin d’échapper aux turbulences contemporaines. Au contraire, elle est souvent pointée d’un index accusateur comme étant source de dérives manipulatoires, cosmétiques et autres gracieux épithètes. Autant dire que le rôle de communicant est clairement sous tension. Communication & Entreprise, 1ère association professionnelle de communicants de France, a édité en décembre 2012 une étude* sur l’état de l’art du métier et la notion de communication responsable pour mieux cerner les enjeux à relever.

Bien qu’encore floue ou fluctuante pour certains, cette notion commence pourtant à irriguer les réflexions des professionnels de la communication. Fortement chahutée, voire vilipendée par l’opinion publique et les médias, la « com’ » procède effectivement plus souvent du vocable peu flatteur que du convivial diminutif ! Et au cœur même des structures qu’elle est censée accompagner et valoriser, la communication est également encore affublée de poncifs dispendieux et pailletés ou alors réduite à la portion congrue de la simple usine à brochures, sites Web et porte-voix de messages calibrés comme des œufs d’élevage. L’enquête réalisée par Communication & Entreprise révèle néanmoins des motifs d’espoir. Les communicants commencent enfin à s’extirper progressivement des réflexes éculés et maquilleurs de leurs ainés pour privilégier de manière croissante, une communication nettement plus ouverte et honnête.

 Marque « France » : Et si on se donnait de vraies bonnes raisons d’y croire ?

par Olivier Cimelière
France - Logo communication

Sondage après sondage, les Français ne cessent de cultiver à l’égard de leur propre nation, un indécrottable pessimisme écartelé entre le nostalgique « c’était mieux avant » et la punk attitude « no future ». Avec une crise sociale et économique s’incrustant au quotidien, morigéner son pays est devenu une posture quasi atavique, voire un réflexe pavlovien comme si la France n’était plus qu’un vaste fatras déliquescent voué à une inexorable chute létale. Et si on tentait de modifier objectivement notre perception de déprimés et bougons patentés ? Sans nier les blocages réels et les difficultés sérieuses, la France dispose encore de solides atouts à mieux valoriser pour renverser cette image flétrie que nous projetons masochistement envers nous-mêmes et les autres pays.

Le 11 décembre dernier, un tout nouveau site participatif a investi la Toile pour tenter de battre le rappel, cesser de se lamenter les bras ballants et insuffler un nouvel état d’esprit envers le pays qui nous a vus naître ou qui nous a simplement accueillis et éduqués. Baptisée « J’aime mon pays », la démarche ne s’inspire nullement d’une vision cocardière visant à bouter de supposés ennemis de la patrie, ni à restaurer de surannées valeurs à ranger au musée de l’Histoire. Au contraire, elle souhaite, faire émerger, agréger et coaguler les témoignages de tous horizons pour refléter l’infinie richesse humaine, intellectuelle, sociale, économique, sportive, technique de la France et redonner des raisons d’y croire.

Bien qu’il soit encore bien trop tôt pour savoir si l’initiative parviendra à créer une brèche salvatrice dans le mur des lamentations tricolores, la démarche n’en demeure pas moins intéressante. Elle pose effectivement une question cruciale pour l’avenir et l’attractivité de la France : quelle image voulons-nous finalement renvoyer de nous-mêmes à nos compatriotes comme au reste du monde ? Veut-on continuer à réciter une extrême-onction imminente, trouver d’idoines coupables de nos maux ou bien nous retrousser les manches, évacuer les dogmes politiciens et relancer notre formidable dynamisme et notre esprit frondeur et créatif ?

 Communication : Un nouveau concept pour réconcilier Image et Opinions

par Olivier Cimelière
Wellcom - Origami

L’avènement des médias sociaux n’en finit pas de chambouler les paradigmes qui ont longtemps structuré les schémas communicants des entreprises et des institutions. Aujourd’hui, l’image de celles-ci évolue en permanence à pas comptés sur le terrain mouvant des opinions au risque de voir sa cohérence écornée ou distordue par des publics toujours plus bavards et critiques. C’est précisément pour mieux appréhender cette tectonique de l’image et des opinions que l’agence Wellcom vient de lancer le 27 novembre dernier, une intéressante démarche stratégique baptisée Origami System.

Loin d’être un énième concept brumeux de communicant en mal de théorie de laboratoire, l’approche d’Origami System est au contraire résolument pragmatique. Elle se présente sous la forme d’un outil de diagnostic, de construction et de pilotage de la communication d’une marque, d’une entreprise ou d’une institution. Avec un double postulat intrinsèque : construire l’image (ce que perçoivent les publics) et gérer les opinions (ce qu’expriment ces mêmes publics) pour préserver une cohérence globale de la réputation d’un acteur sociétal.

Le plus - Le nouvel observateur

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