Une marque (ou une entreprise) peut-elle devenir un média à part entière ?

par Olivier Cimelière
Brand newsroom - Logo UNE communication

Et si une marque ou une entreprise se transformait en son propre média ? Avec l’avènement de l’édition digitale et le concours de médias professionnels, les marques et les organisations ont plus que jamais l’opportunité d’endosser les habits d’éditeur pour publier des contenus relatifs à leurs produits, leurs activités et leurs domaines d’expertise. Point à date sur une tendance qui décolle en Amérique du Nord et qui ne saurait tarder à franchir l’Atlantique.

C’est le sujet chaud par excellence qui agite depuis début 2013 les revues anglo-saxonnes spécialisées dans le marketing et la communication : les marques doivent-elles se doter de newsroom dédiées (salles de rédaction) à l’instar des médias classiques ? L’idée en soi n’est pas totalement révolutionnaire. Depuis plusieurs décennies, certaines entreprises disposent déjà de « consumer magazines » dont la vocation est justement fidéliser et resserrer les liens avec ses clients privilégiés. En France, c’est par exemple le cas de la revue « Du Côté de chez vous » tirée à plus de 760 000 exemplaires (1) par l’enseigne de bricolage et d’aménagement Leroy Merlin depuis une dizaine d’années. A l’exception près que l’irruption de la publication numérique a totalement chamboulé la donne en ouvrant des perspectives beaucoup plus puissantes pour les marques et les entreprises qui souhaitent communiquer par elle-même.

 Les journalistes sont de gauche : mythe ou réalité ?

par Olivier Cimelière
Journalisme - carte de presse communication

Il ne s’écoule guère une semaine sans que tintinnabule ce refrain réprobateur qui veut que l’immense majorité des journalistes en France soit vassalisée aux idées politiques de gauche. Autrement dit, la presse roule plus ou moins ouvertement pour ce camp tout en s’évertuant à miner l’autre. Cette vision relève-t-elle de la légende urbaine, d’une réalité avérée ou d’un contexte beaucoup plus alambiqué qu’il n’y paraît ? Tentative d’analyse.

Avec ce billet, je ne prétends évidemment pas pouvoir fournir un exhaustif tour d’horizon de cette question cruciale. Un livre n’y suffirait d’ailleurs sans doute pas. Pas sûr même que toutes les réponses ne soient disponibles. En revanche, j’ai voulu remettre dans la focale de chacun, quelques éléments concrets qui montrent que les faits sont plus complexes et moins gouvernés par l’échiquier politique que ne le prétendent les arguments exacerbés de ceux qui s’agacent du travail des journalistes.

 Valérie Trierweiler : Est-elle condamnée pour toujours au bûcher médiatique ?

par Olivier Cimelière
Trierweiler - Dessin Glez communication

Il a suffi d’une brève séquence vidéo passée en boucle où Valérie Trierweiler empoigne rageusement la capuche d’un journaliste caméraman pour que se déchaîne à nouveau la vindicte sur les réseaux sociaux et dans les médias. La première Dame de France est-elle vouée à traîner une image détestable ou peut-elle enrayer l’hémorragie médiatique ?

Quelques secondes d’énervement contre un reporter d’image et voilà Valérie Trierweiler encore clouée au pilori de la lessiveuse médiatique. Il faut bien avouer que la compagne du Président de la République a « l’art et la manière » de cristalliser les agacements de toutes parts. Explications.

 Affaire Cahuzac : La communication doit aussi faire son ménage !

par Olivier Cimelière
Cahuzac - LOGO communication

Au-delà des questions d’éthique républicaine et de morale publique que soulève l’affaire Cahuzac, un autre dossier mérite également d’être scruté et nettoyé de fond en comble: la communication gouvernementale et particulièrement ceux qui en tirent discrètement les ficelles sans jamais assumer les conséquences de leurs « conseils ».

Les plus hautes instances gouvernementales seraient fort avisées de lire et relire l’excellent article (1)  du Monde en date du 4 avril consacré à Stéphane Fouks, puissant patron de l’agence Havas Worldwide et jusqu’à présent conseiller en communication plus ou moins officiel de l’ex-ministre du Budget. C’est une opportunité unique de se débarrasser de certaines déviances communicantes.

 Journalisme & Armée : L’équation communicante impossible ?

par Olivier Cimelière
War - Journaliste F2 communication UNE

L’intervention armée française au Mali a remis au goût du jour l’antienne récurrente qui ponctue les rapports compliqués entre les militaires et les journalismes. Chacun suspecte l’autre de l’entraver dans ses missions sans vraiment parvenir à placer le juste curseur entre ce qui doit être impérativement su de l’opinion publique et ce qui doit strictement relever du confidentiel défense. Analyse d’un communicant qui a aussi été journaliste !

S’il fallait résumer d’une phrase les relations qu’entretiennent journalistes et soldats lors d’un conflit, celle-ci pourrait ressembler à une formule à la Michel Audiard du style « Les baveux et la Grande Muette » tant les premiers veulent raconter ce que les seconds s’obstinent à tenir secret pour motif de guerre. Le déclenchement de l’opération Serval pour la reconquête du territoire Nord du Mali le 10 janvier n’a pas manqué d’emprunter à nouveau au registre des chiens de faïence. Pendant longtemps, les journalistes ont été confinés dans les bases urbaines de Bamako à l’écart des premières manœuvres offensives qu’effectuaient les soldats français, maliens et tchadiens sur le terrain occupé par les djihadistes terroristes. Est-il pourtant possible d’envisager le travail de la presse et celui d’une armée sans que l’un ne mette en péril l’autre ?

 Jennifer Preston du New York Times : « Journalistes, osez les réseaux sociaux ! »

par Olivier Cimelière
NYT - Logo une communication

Lors du Netexplo Forum qui a eu lieu les 14 et 15 février à Paris, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Jennifer Preston, rédactrice en chef de la newsroom médias sociaux du prestigieux quotidien américain The New York Times. Jennifer a eu l’extrême gentillesse de répondre à mes questions sur l’usage du crowdsourcing et de l’UGC (User Generated Content) dans la stratégie éditoriale de la « Vieille Dame Grise ». Entretien exclusif et instructif pour le Blog du Communicant 2.0.

Au cours d’une table ronde avec Minter Dial, consultant en stratégies numériques, Jennifer Preston a expliqué comment le journal new-yorkais a enrichi sa couverture journalistique de la guerre civile en Syrie avec des contenus issus d’internautes. A la fin de ce billet, vous pouvez d’ailleurs retrouver l’intégralité de la captation vidéo de ce dialogue sur le site de la conférence.  A la suite de ce captivant échange, le Blog du Communicant 2.0 en a profité pour prolonger la discussion autour des contributions écrites et vidéos issues des réseaux sociaux et de leur intégration dans les contenus journalistiques que publie le New York Times.

 Journalisme infiltré : Information nécessaire ou déformation caractérisée ?

par Olivier Cimelière
Infiltrés - Logo communication

Le récent reportage en caméra cachée de deux journalistes de la télévision allemande sur les coulisses peu reluisantes d’un entrepôt d’Amazon à Bad Hersfeld a remis sur le devant de la scène l’épineuse question du journalisme d’infiltration. Sous prétexte de contourner l’opacité mise en œuvre par la communication des entreprises, les investigateurs rivalisent d’astuces pour enquêter ni vu, ni connu au-delà des portes closes et des micros verrouillées. Que penser de ce mode opératoire digne des meilleurs espions de John Le Carré ?

En soi, la technique du journaliste incognito est loin d’être totalement inédite. Déjà en 1887, la journaliste américaine Nellie Bly avait recouru à ce stratagème pour  briser l’omerta sur les conditions réelles des aliénés internés dans l’asile de Blackwell Island. Pendant 10 jours, elle s’était faite passer pour folle et avait pu vivre de l’intérieur les maltraitances abominables administrées aux patients par le personnel de l’établissement. Son récit publié dans le New York World fera grand bruit et consacrera même la naissance de ce type de journalisme baptisé par les anglo-saxons, « stunt journalism » (1).

 Contenus en ligne : Les commentaires sont-ils plus nuisibles qu’utiles ?

par Olivier Cimelière
Troll - Radar troll communication

Au risque d’être quelque peu provocateur, je m’interroge de plus en plus sur la finalité des commentaires déposés en ligne par les lecteurs internautes. D’une saine initiative où le dialogue est  encouragé, on observe désormais une tendance accrue à la binarisation exacerbée et au défouloir gratuit. Une étude toute récente menée aux USA montre que les trolls sont source de radicalisation. Que pourrait-on faire pour enrayer cette pollution verbale tout en conservant la libre expression et le relèvement du débat ?

Au nom de la transparence démocratique, les médias en ligne (mais aussi les blogueurs, les plateformes de contenus et les sites de marques et d’entreprises) ont ouvert leurs pages aux lecteurs. A peine un article est-il publié que ceux-ci peuvent aussitôt apporter leurs remarques en complément des investigations, des analyses et des informations récoltées par le journaliste ou même par l’émetteur d’un billet. Ne boudons pas notre plaisir. Il s’agit d’une authentique avancée dans le rapport que les médias peuvent entretenir avec le reste de la société civile puisque cela n’a pas toujours été le cas.

Le plus - Le nouvel observateur

Catégories

Ma liste de blogs