
L’imagerie du Web 2.0 entretient volontiers le mythe séduisant de l’internaute local pouvant embrasser le monde global en un seul clic de souris. En d’autres termes, les réseaux sociaux auraient aboli les distances entre micro et macro. Global et local se mêleraient dans un grand tout homogène. La 9ème conférence de l’association Media Aces qui s’est tenue le 25 octobre à Paris, a voulu vérifier le bien-fondé de cette vision communément répandue en invitant plusieurs témoins à partager leur expérience terrain.
Il ressort des instructifs débats de la conférence que la réalité des médias sociaux est infiniment plus subtile. Même si la Toile englobe désormais la quasi-totalité de la planète et que plus d’un tiers de la population mondiale est connectée à Internet (1), les usages varient en autant de pratiques qui oscillent entre « local », « global » et néologisme de circonstance, « glocal » où les deux premières dimensions s’imbriquent et se fondent en autant de publics concernés. Pour s’en convaincre, il suffit de revenir sur les deux témoignages très édifiants de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitations Agricoles) et de la compagnie aérienne Air France.

















