Les journalistes sont de gauche : mythe ou réalité ?

par Olivier Cimelière
Journalisme - carte de presse communication

Il ne s’écoule guère une semaine sans que tintinnabule ce refrain réprobateur qui veut que l’immense majorité des journalistes en France soit vassalisée aux idées politiques de gauche. Autrement dit, la presse roule plus ou moins ouvertement pour ce camp tout en s’évertuant à miner l’autre. Cette vision relève-t-elle de la légende urbaine, d’une réalité avérée ou d’un contexte beaucoup plus alambiqué qu’il n’y paraît ? Tentative d’analyse.

Avec ce billet, je ne prétends évidemment pas pouvoir fournir un exhaustif tour d’horizon de cette question cruciale. Un livre n’y suffirait d’ailleurs sans doute pas. Pas sûr même que toutes les réponses ne soient disponibles. En revanche, j’ai voulu remettre dans la focale de chacun, quelques éléments concrets qui montrent que les faits sont plus complexes et moins gouvernés par l’échiquier politique que ne le prétendent les arguments exacerbés de ceux qui s’agacent du travail des journalistes.

 L’émission Koh Lanta peut-elle décemment continuer ?

par Olivier Cimelière
Koh Lanta - Logo une communication

Avec le suicide du médecin en charge des candidats de Koh-Lanta,  le producteur Adventure Line Productions et le diffuseur TF1 sont confrontés à une crise médiatique sans précédent. Mort subite d’un participant, accusations anonymes et suicide, il ne pouvait y avoir pire scénario de communication de crise. Que faire ?

 Réseaux sociaux & sportifs : mariage d’amour ou de raison ?

par Olivier Cimelière
Sportifs - Social Media logo communication

Avec l’émergence des réseaux sociaux, nombreux sont les athlètes de haut niveau à avoir enfilé le maillot du 2.0 pour communiquer à leur façon avec les fans et les passionnés de sport. Au fil des ans, l’exercice du digital est quasiment devenu incontournable dans la réputation d’un sportif professionnel. Un exercice qui requiert toutefois tact et pertinence pour éviter de transformer l’aventure en bad buzz catastrophique. Interview exclusive avec Sylvain Caillot, un expert numérique qui accompagne de grands noms du sport.

Depuis neuf ans avec son agence de communication Interactive One, Sylvain Caillot conseille des sportifs célèbres et d’autres en devenir pour construire avec intelligence leur réputation numérique sur Internet et les réseaux sociaux. A l’instar de la préparation d’un match de haut niveau, la conversation digitale d’une personnalité sportive ne s’engage pas sans un minimum d’implication et de dextérité. Le Blog du Communicant 2.0 s’est entretenu avec Sylvain Caillot qui livre quelques clés fondamentales pour tout aspirant sportif épris de nouvelles technologies de communication.

 Jennifer Preston du New York Times : « Journalistes, osez les réseaux sociaux ! »

par Olivier Cimelière
NYT - Logo une communication

Lors du Netexplo Forum qui a eu lieu les 14 et 15 février à Paris, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Jennifer Preston, rédactrice en chef de la newsroom médias sociaux du prestigieux quotidien américain The New York Times. Jennifer a eu l’extrême gentillesse de répondre à mes questions sur l’usage du crowdsourcing et de l’UGC (User Generated Content) dans la stratégie éditoriale de la « Vieille Dame Grise ». Entretien exclusif et instructif pour le Blog du Communicant 2.0.

Au cours d’une table ronde avec Minter Dial, consultant en stratégies numériques, Jennifer Preston a expliqué comment le journal new-yorkais a enrichi sa couverture journalistique de la guerre civile en Syrie avec des contenus issus d’internautes. A la fin de ce billet, vous pouvez d’ailleurs retrouver l’intégralité de la captation vidéo de ce dialogue sur le site de la conférence.  A la suite de ce captivant échange, le Blog du Communicant 2.0 en a profité pour prolonger la discussion autour des contributions écrites et vidéos issues des réseaux sociaux et de leur intégration dans les contenus journalistiques que publie le New York Times.

 Journalisme infiltré : Information nécessaire ou déformation caractérisée ?

par Olivier Cimelière
Infiltrés - Logo communication

Le récent reportage en caméra cachée de deux journalistes de la télévision allemande sur les coulisses peu reluisantes d’un entrepôt d’Amazon à Bad Hersfeld a remis sur le devant de la scène l’épineuse question du journalisme d’infiltration. Sous prétexte de contourner l’opacité mise en œuvre par la communication des entreprises, les investigateurs rivalisent d’astuces pour enquêter ni vu, ni connu au-delà des portes closes et des micros verrouillées. Que penser de ce mode opératoire digne des meilleurs espions de John Le Carré ?

En soi, la technique du journaliste incognito est loin d’être totalement inédite. Déjà en 1887, la journaliste américaine Nellie Bly avait recouru à ce stratagème pour  briser l’omerta sur les conditions réelles des aliénés internés dans l’asile de Blackwell Island. Pendant 10 jours, elle s’était faite passer pour folle et avait pu vivre de l’intérieur les maltraitances abominables administrées aux patients par le personnel de l’établissement. Son récit publié dans le New York World fera grand bruit et consacrera même la naissance de ce type de journalisme baptisé par les anglo-saxons, « stunt journalism » (1).

 Contenus en ligne : Les commentaires sont-ils plus nuisibles qu’utiles ?

par Olivier Cimelière
Troll - Radar troll communication

Au risque d’être quelque peu provocateur, je m’interroge de plus en plus sur la finalité des commentaires déposés en ligne par les lecteurs internautes. D’une saine initiative où le dialogue est  encouragé, on observe désormais une tendance accrue à la binarisation exacerbée et au défouloir gratuit. Une étude toute récente menée aux USA montre que les trolls sont source de radicalisation. Que pourrait-on faire pour enrayer cette pollution verbale tout en conservant la libre expression et le relèvement du débat ?

Au nom de la transparence démocratique, les médias en ligne (mais aussi les blogueurs, les plateformes de contenus et les sites de marques et d’entreprises) ont ouvert leurs pages aux lecteurs. A peine un article est-il publié que ceux-ci peuvent aussitôt apporter leurs remarques en complément des investigations, des analyses et des informations récoltées par le journaliste ou même par l’émetteur d’un billet. Ne boudons pas notre plaisir. Il s’agit d’une authentique avancée dans le rapport que les médias peuvent entretenir avec le reste de la société civile puisque cela n’a pas toujours été le cas.

 Information & jeu vidéo : le newsgame est-il un mariage pertinent ou délirant ?

par Olivier Cimelière
Newsgame - Logo Une communication

A première vue, que peut-il y avoir de commun entre un jeu vidéo et le traitement d’une information journalistique ? C’est pourtant cette question iconoclaste mais ô combien riche en perspectives nouvelles qu’une conférence du CFPJ Lab a choisi de traiter le 18 décembre dernier à Paris. Pour accroître l’interactivité et l’engagement des internautes, le journalisme en ligne n’hésite plus à emprunter du côté du jeu vidéo pour aborder des sujets d’actualité complexes mais essentiels.

En complément des web-documentaires qui gagnent du terrain dans la palette des formats journalistiques, le « newsgame » est également en train d’opérer une percée prometteuse dans l’univers du contenu éditorial diffusé par les médias. L’enjeu : élargir les formats journalistiques mais également capter des audiences souvent rétives aux approches traditionnelles des médias.

 Communication & Entreprise : Peut-on librement parler aux journalistes ?

par Olivier Cimelière
ITW - logo communication

La banque américaine Citigroup vient de licencier sur le champ deux de ses analystes pour avoir divulgué des informations sur l’IPO de Facebook aux journalistes de la newsletter spécialisée TechCrunch. La fuite est en effet le cauchemar du communicant là où le scoop est l’obsession du journaliste. Dans ce jeu de cache-cache périlleux, les employés les mieux informés de l’entreprise constituent un enjeu sensible, communicants y compris. Réflexions en toute liberté pour une gouvernance plus responsable et apaisée.

Personne n’est à l’abri d’un dérapage verbal ou d’une confidence improprement distillée lorsqu’un journaliste s’entretient avec un représentant d’une entreprise. Que ce soit dans le cadre codifié des relations presse où dirigeants et porte-paroles appointés sont censés connaître leur périmètre d’expression ou que ce soit sur l’insistance d’un journaliste ayant réussi à contacter un salarié sans passer par la voie classique, l’art de placer le curseur discursif relève d’un délicat et permanent exercice d’équilibrisme.

Le plus - Le nouvel observateur

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