Pétitions en ligne : Tendance durable ou science-fiction ?

par Olivier Cimelière
Pétition - Logo Une communication

La pétition en ligne est-elle la nouvelle arme d’influence face à laquelle les pouvoirs et influenceurs dévissent progressivement de leur piédestal séculaire au profit de groupes organisés et très efficaces ? Sans jouer les pythonisses « low cost », cette tendance lourde a de fortes chances de se consolider et de s’amplifier en 2013 et au-delà. Etat des lieux d’un phénomène à comprendre et intégrer d’urgence dans les stratégies de communication.

Plus aucune thématique  n’échappe à la mobilisation de ces bataillons numériques. Qu’il s’agisse d’une sordide histoire de viol collectif dans l’Ohio dont s’emparent les Anonymous pour trouver les coupables ou d’une pétition mondiale portée par l’organisation online Avaaz pour faire accéder la Palestine à un nouveau statut à l’ONU, n’importe quel sujet est susceptible de tomber dans l’escarcelle de ces militants qui entendent faire valoir leurs opinions et peser autant que les tenants classiques des pouvoirs politiques, économiques, sociaux et médiatiques. Avec un penchant certain pour la pétition 2.0 !

 Politique et Numérique : « Aux tweets, citoyens ! Formez vos opinions »

par Olivier Cimelière
Elections - Carte électorale

En 2012, les réseaux sociaux se sont immiscés plus que jamais dans la campagne électorale. Si les partis avaient déjà massivement investi le Web, le taux de participation des citoyens s’est à son tour nettement orienté à la hausse depuis la dernière présidentielle.

Sous l’égide de la Fédération française des Télécoms, deux chercheuses ont dévoilé le 10 mai les résultats d’une étude terrain qu’elles ont conduite in vivo pendant 2 mois auprès d’un échantillon représentatif d’électeurs de 18 à 80 ans. Premiers enseignements des usages et des impacts du numérique sur le bulletin de vote.

 Google est-il en train de renier les valeurs de son moteur de recherche ?

par Olivier Cimelière
Google SPYW - Google evil

Depuis le 10 janvier, Google a fait évoluer son moteur de recherche en introduisant « Search Plus Your World ». Objectif de cette innovation : répondre aux requêtes des internautes en incluant des informations issues de leurs réseaux sociaux en plus de celles traditionnellement indexées. L’initiative a écorné le slogan fétiche de Google : « Don’t Be Evil ».

Sur le papier, le mouvement opéré par Google avec Search Plus Your World (SYPW – pour l’instant uniquement disponible aux Etats-Unis) s’inscrit dans une évolution stratégique logique. Aujourd’hui, les contenus disponibles sur la Toile émanent en effet autant des sites classiques que le moteur indexe inlassablement depuis 1998 que des réseaux sociaux où les internautes partagent à tour de bras quantité d’informations avec leurs contacts et leurs amis.

 Ethique & communication : peut-on acheter un mot-clé pour informer ?

par Olivier Cimelière
Google muscle

L’immixtion des mots clés dans la chaîne de l’information a connu un énième rebondissement avec le récent achat par l’UMP du mot « perquisition » sur Google pour atténuer la pression médiatique liée à l’enquête autour de l’affaire Woerth-Bettencourt. Le procédé n’est pas nouveau pour le parti majoritaire qui y recourt depuis 2005 de manière chronique pour attirer l’attention des internautes sur ses argumentaires et promouvoir ses idées politiques. Des entreprises s’adonnent également à l’usage tactique du mot-clé sur les moteurs de recherche pour mieux émerger dans le débat environnant et contrer d’éventuels opposants lors de période de crise. Le géant pétrolier BP y a d’ailleurs fait recours intensivement à la suite de la marée noire provoquée par l’explosion de sa plateforme d’extraction dans le Golfe du Mexique.

Si l’approche marketing et consumériste des mots clés peut se concevoir pour vendre des produits, des marques et des services, peut-on en revanche utiliser les mêmes outils commerciaux de référencement dès lors qu’il s’agit de sujets d’information aux enjeux sociétaux nettement plus sensibles. L’intrusion des mots clés dans l’arsenal du communicant d’entreprise et/ou politique soulève de véritables questions éthiques. Peut-on orienter le débat d’idées et les sujets d’actualité comme on promeut un modèle de voiture ou un site de petites annonces immobilières ? La question mérite d’être posée car elle sous-tend des déviances dangereuses pour la chaîne de l’information déjà suffisamment complexe et brouillée à l’heure actuelle.

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