PSG : Champion de France de football en titre mais toujours pas en réputation

par Olivier Cimelière
PSG 1 - New logo communication

Carlo Ancelotti veut partir. Cette velléité de départ résonne comme un énorme désaveu pour les investisseurs qatariens du club. C’est aussi une fracture révélatrice de la totale incompréhension des dirigeants en matière de communication. Gagner ne suffit pas à forger une réputation séduisante et mobilisatrice.

Nouveau et incontestable champion de France en titre, les dirigeants du Paris Saint Germain ne peuvent guère prétendre à de pareils lauriers sur le plan de la communication du club depuis qu’ils en conduisent les rênes. En dépit d’objectifs ultra-ambitieux et de quelques belles réussites sportives, l’image du PSG vacille toujours au moindre avis de tempête. Les récents événements ont administré la preuve que l’éblouissant show pyrotechnique du Parc de Princes samedi dernier ne peut prétendre uniquement suffire à bâtir une authentique aura à l’image des légendaires Manchester United, Barcelone, Bayern Munich et consorts. Revue de détail d’une image toujours controversée et suggestions pour y remédier.

 Bangladesh : Et si les marques textiles cessaient leur com’ cousue de fil blanc ?

par Olivier Cimelière
Bangladesh - Logo Clean Clothes communication

Il aura malheureusement fallu 1127 morts dans l’effondrement d’une vaste usine de textile à Dacca au Bangladesh pour qu’une dizaine de grandes marques d’habillement accepte de parapher le 16 mai un accord visant à renforcer la sécurité des ateliers de confection du pays. En dépit d’une communication de crise décousue, la réputation des géants du textile s’en tire dans l’immédiat à moindre mal mais sûrement pas à plus long terme. Le déni n’est plus tenable. Analyse et perspectives.

Le 24 avril dernier, un énorme bâtiment de confection où travaillent 3000 employés du textile s’écroule comme un château de cartes dans la banlieue industrieuse de la capitale du Bangladesh. A mesure que les jours passent, le tribut humain atteint des proportions encore jamais vues dans un pays où 40% de la main-d’œuvre assemble des vêtements pour le compte de célèbres enseignes internationales dans près de 5000 ateliers disséminés qui font du Bangladesh, le 2ème exportateur mondial de produits textiles finis (1).

Dans les gravats ensanglantés, journalistes et secouristes ne cessent également de retrouver des brassées d’étiquettes et de documents commerciaux émanant de marques plus habituées à figurer dans la rubrique mode des magazines que dans celle des faits divers. Face à cette crise d’une ampleur inégalée, ces dernières ont diversement joué la montre pour tenter d’estomper l’impact des révélations. Elles ont renoué de fait avec les vieilles ficelles éculées d’une communication négationniste. Une tactique court-termiste qui semble n’avoir vraiment pas compris que la donne change. La communication responsable et authentique est désormais une exigence sociétale en passe de modifier radicalement l’image des géants du secteur. Il n’est plus question de se contenter de sparadraps cosmétiques pour préserver une réputation.

 Dave Senay, PDG FleishmanHillard : « L’heure du “Power of True” a sonné »

par Olivier Cimelière
FH - Logo corporate communication

PDG de FleishmanHillard, l’un des premiers réseaux mondiaux de conseil en communication, Dave Senay était de passage à Paris pour dévoiler le nouveau positionnement corporate de l’entreprise qu’il préside depuis juillet 2006. Il a accordé un entretien exclusif au Blog du Communicant pour expliquer cette évolution visuelle,  affirmer ses convictions en matière de communication et de réputation des marques et insister sur l’importance de l’éthique dans les relations publics.

« J’ai quasiment grandi avec FleishmanHillard ! » n’hésite pas à résumer dans un grand sourire Dave Senay lorsqu’on l’interroge sur son parcours professionnel. De fait, il a rejoint en 1984 le groupe originaire de Saint-Louis au Missouri à l’époque où celui-ci ne disposait que de 4 bureaux sur tout le territoire américain. Aujourd’hui, l’enseigne fait partie du groupe Omnicom et compte plus de 80 bureaux dans 29 pays ainsi que des sociétés affiliées dans 42 pays.

Dave Senay a occupé un rôle de premier plan lorsque FleishmanHillard a démarré son internationalisation en réalisant de nombreuses acquisitions stratégiques, notamment en Europe. Au fil de ce brillant parcours qui tient de la plus pure tradition de la « success story » américaine, il s’est forgé de solides convictions au sujet de la communication et de son devoir d’exemplarité en termes d’authenticité, d’éthique et de transparence. Entretien sans langue de bois.

 Communication & santé : Instrumentaliser l’émotion est-il éthique ?

par Olivier Cimelière
Alexion - Logo communication

Cela est d’abord apparu comme une magnifique histoire de vie et de revanche sur la maladie. Sauf que derrière le récit bouleversant d’un garçonnet de 7 ans atteint d’une grave pathologie rare, s’articulait une opération de communication froidement manœuvrée en coulisses par le laboratoire pharmaceutique américain Alexion pour faire pression sur les autorités de santé belges et obtenir le remboursement de leur médicament révolutionnaire. Que retenir de cette dérive communicante très incommodante ?

Tout commence fin avril en Belgique avec la médiatisation émouvante d’un cas pathologique très sérieux  affectant un enfant âgé de 7 ans. Le public apprend alors que Viktor Ameys souffre du syndrome hémolytique et urémique atypique répertorié sous l’acronyme médical de SHUa. Sans soins appropriés, les conséquences de cette maladie rare peuvent être dramatiques. Elles se traduisent notamment par une insuffisance rénale et des problèmes sanguins pouvant à terme impacter d’autres organes du corps humain et mettre en péril la vie de Viktor. La situation est par conséquent critique d’autant qu’il existe justement un traitement révolutionnaire : l’eculizumab, un anticorps nouvelle génération développé par le laboratoire Alexion Pharmaceuticals sous le nom de Soliris.

 Affaire Cahuzac : Jouer la victime peut-il réparer son image ?

par Olivier Cimelière
Cahuzac - Logo UNE communication

L’entretien exclusif accordé au quotidien régional La Dépêche du Midi marque-t-il le début d’une lente reconquête d’image de la part de Jérôme Cahuzac ? A sa lecture, on devine une posture victimaire se dessiner. Est-ce une option viable en termes de communication ?

Depuis ses aveux, Jérôme Cahuzac a dû subir une déferlante médiatique et politique sans précédent. Entre réprobation écœurée et sans appel de ses désormais ex-amis politiques et télescopage d’une actualité lourde en révélations sur les frasques fiscales de divers riches Français, il est devenu à son corps défendant, le symbole honni d’une dérive patente des élites dirigeantes.

 Valérie Trierweiler : Est-elle condamnée pour toujours au bûcher médiatique ?

par Olivier Cimelière
Trierweiler - Dessin Glez communication

Il a suffi d’une brève séquence vidéo passée en boucle où Valérie Trierweiler empoigne rageusement la capuche d’un journaliste caméraman pour que se déchaîne à nouveau la vindicte sur les réseaux sociaux et dans les médias. La première Dame de France est-elle vouée à traîner une image détestable ou peut-elle enrayer l’hémorragie médiatique ?

Quelques secondes d’énervement contre un reporter d’image et voilà Valérie Trierweiler encore clouée au pilori de la lessiveuse médiatique. Il faut bien avouer que la compagne du Président de la République a « l’art et la manière » de cristalliser les agacements de toutes parts. Explications.

 Affaire Cahuzac : La communication doit aussi faire son ménage !

par Olivier Cimelière
Cahuzac - LOGO communication

Au-delà des questions d’éthique républicaine et de morale publique que soulève l’affaire Cahuzac, un autre dossier mérite également d’être scruté et nettoyé de fond en comble: la communication gouvernementale et particulièrement ceux qui en tirent discrètement les ficelles sans jamais assumer les conséquences de leurs « conseils ».

Les plus hautes instances gouvernementales seraient fort avisées de lire et relire l’excellent article (1)  du Monde en date du 4 avril consacré à Stéphane Fouks, puissant patron de l’agence Havas Worldwide et jusqu’à présent conseiller en communication plus ou moins officiel de l’ex-ministre du Budget. C’est une opportunité unique de se débarrasser de certaines déviances communicantes.

 Carambar : Les blagues les meilleures sont les plus courtes

par Olivier Cimelière
Carambar - Logo UNE 2 Communication

La poilade de Carambar aura imparablement nourri le buzz sur les réseaux sociaux et dans les médias mais elle laisse un désagréable arrière-goût de marketing manipulatoire pas forcément pas très pertinent à terme. Communicant et ex-journaliste, je ne cautionne pas ce type de coup médiatique.

Le compte à rebours s’est achevé et Carambar a jeté le masque. C’était donc une gigantesque blague : les plaisanteries potaches de la barre caramel continueront d’animer les cours de récré et les distributeurs automatiques. Le stratagème a parfaitement fonctionné mais il n’est pas sans soulever de cruciales questions déontologiques.

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