Note de lecture : « La condition numérique » de Bruno Patino et Jean-François Fogel

par Olivier Cimelière
Patino - Logo UNE condition numérique communication

A ceux que le titre un soupçon philosophico-éthéré pourrait dissuader, je conseille vivement d’aller outre leurs réticences et de dévorer illico ce brillant essai commis par Jean-François Fogel, consultant en journalisme et professeur à Sciences-Po, et Bruno Patino, récemment nommé directeur des programmes de France Télévisions après avoir été directeur du développement numérique du groupe télévisuel public. Avec l’immixtion quotidienne du numérique, les deux auteurs s’interrogent sur le devenir de notre humanité. L’homo sapiens est-il devenu un homo numericus à part entière ?

En neuf chapitres très vivants et riches en références, les deux auteurs explorent toutes les facettes de l’existence humaine que le numérique a chamboulées. Ici, point de fulgurances de gourous égotiques persuadés de détenir les clés explicatives du monde à venir. Avec beaucoup d’humilité et de souci de pertinence, le duo s’attache avant tout à comprendre comment Internet (avec au premier chef, les réseaux sociaux et la connectivité permanente qui vont de pair) a considérablement remodelé la façon d’être et de se comporter de millions d’internautes.

 Digital Detox ou accro aux médias sociaux : C’est grave docteur ?

par Olivier Cimelière
DETOX - Logo communication

Si 60% des Français admettent se connecter quotidiennement à Internet selon une étude de Médiamétrie en mars 2013, un nombre non négligeable d’entre eux déclare éprouver de plus en plus essoufflement, lassitude et même envie effrénée de déconnexion face à l’emprise croissante du Web  et des réseaux sociaux dans leur existence. Alors que l’ « Always On » était encore brandi jusqu’à peu comme le summum de la « branchitude » techno, une autre tendance émerge : la « Digital Detox » ! Danger ou opportunité ?

 Italie : l’agitateur Beppe Grillo augure-t-il de la future politique 2.0 ?

par Olivier Cimelière
Beppe - Grillo portrait communication

A l’aube des élections législatives du week-end prochain, Beppe Grillo, comique italien reconverti en politicien disruptif et populiste, pourrait chambouler l’échiquier politique transalpin. Les sondages lui prêtent aujourd’hui environ 18% d’intentions de vote pour ses candidats. Fort du dédain profond qu’inspire l’establishment en Italie, le trublion alimente et amplifie sa campagne agressive en recourant intensivement à Internet et aux meetings sur le terrain. Ce phénomène présage-t-il d’une nouvelle espèce de politiciens dopés à l’influence numérique et participative ?

Que ce soit sur son fil Twitter, sa page Facebook ou son blog archi-fréquenté, Beppe Grillo ne fait jamais dans la dentelle. Alors que l’heure du scrutin se rapproche pour élire les nouveaux députés du Parlement italien, l’homme fanfaronne avec délectation à chaque billet qu’il publie en le ponctuant d’un bravache « Rendez-vous au Parlement » ! Le scénario n’est pourtant pas aussi fantasque pour celui que les médias ont surnommé le « Coluche italien » par analogie à l’homme à la salopette qui avait fait trembler les éléphants politiques français en 1981 en voulant se présenter à la présidence de la République. A la différence de Coluche qui s’était finalement retiré, Beppe Grillo a déjà converti ses convictions en magot électoral grâce à une stratégie finement rôdée sur Internet. Le 2.0 dans toute son influence ?

 Veille en ligne : Bringr rend le monde 2.0 plus compréhensible en temps réel

par Olivier Cimelière
Bringr - Grand B logo communication

Bringr est une toute nouvelle solution SaaS d’écoute et d’analyse des réseaux sociaux. Après plusieurs mois passés à peaufiner une version bêta, les deux co-fondateurs Simon Robic et François-Guillaume Ribreau passent à la vitesse supérieure avec une version commerciale de Bringr disponible depuis février 2013. Ambition revendiquée : permettre aux marques et aux entreprises de bien comprendre ce que les internautes publient à leur propos. Alors énième logiciel de veille en ligne ? Pour en avoir le cœur net, le Blog du Communicant 2.0 a interrogé Simon Robic, l’un des deux compères créateurs de Bringr.

A la différence des outils traditionnels de veille qui peuvent vite muer en tableau de bord débordant de données de toutes sortes et d’indicateurs de performance parfois biaisés, Bringr se concentre avant tout sur deux axes : la pertinence de l’analyse et la simplicité d’utilisation. Avec une originalité comme socle : mettre les réseaux sociaux au cœur de Bringr qui prend en charge pour l’instant Facebook, Twitter, Instagram, Digg et WordPress en recevant leurs contenus en temps réel tout en réduisant le bruit au maximum et en offrant une grande sélectivité des sujets que l’on souhaite suivre. Bringr a été cofondé par Simon Robic (ex Human Connect & Numerama) et François-Guillaume Ribreau (ex Zlio & iAdvize).

 Web 2.0 : 5 tendances de communication à intégrer d’urgence en 2013

par Olivier Cimelière
Labcom - Logo Une Communication

Lors de la conférence LabCom du 21 janvier, j’ai eu l’opportunité de partager avec l’auditoire les tendances de communication qui vont à mes yeux, régir les relations entre les entreprises et les citoyens-consommateurs dès 2013 et au-delà. Bien que d’aucuns persistent à s’accrocher aux désuets modèles communicants où le « top-down » ultra-standardisé prévaut plus que jamais, la communication des marques et des entreprises est entrée de plain-pied dans une ère où les acteurs entendent dialoguer d’égal à égal et avec des exigences nettement plus critiques. Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que les réseaux sociaux ont totalement ébréché et chamboulé les paradigmes gouvernant la communication des entreprises depuis les années 80.

Si la tentation de la communication « flonflon et paillettes » a quasiment trépassé, crise socio-économique oblige, nombreux sont ceux qui s’arqueboutent encore sur la communication incantatoire et calibrée comme un poulet de batterie. En dépit des bad buzz et des fails qui se multiplient au fil du temps, la prise de conscience des dirigeants et des communicants tarde à éclore pleinement. Beaucoup préfèrent couper les budgets et cantonner la communication à l’élaboration de jolis petits gadgets numériques au lieu de la consacrer comme un outil authentiquement stratégique et vecteur de valeur ajoutée pour l’entreprise, ses salariés et ses activités. Ces 5 tendances devraient les en dissuader.

 Note de lecture : « I’m feeling lucky, the confessions of Google Employee #59 » de Douglas Edwards

par Olivier Cimelière
Google - Cover Logo UNE

Bien qu’il soit uniquement disponible en anglais à l’heure actuelle, il serait dommage de passer à côté du livre de Douglas Edwards paru en juillet 2011. Pour tous ceux que Google fascine et interroge, il constitue un témoignage inédit des coulisses intérieures d’un génial moteur de recherche qui s’est rapidement mu en gigantesque et incontournable entreprise numérique. L’envers du décor vécu par le 59ème embauché chez Google !

Douglas Edwards est en effet le 59ème employé recruté par Google en 1999, à peine un an après la création de la start-up et l’industrialisation de PageRank, le célèbre algorithme conçu par Larry Page et Sergey Brin par lequel toute l’aventure Google a commencé. En soi, l’arrivée de Douglas Edwards est déjà une mini-révolution dans la culture « geek » déjà très affirmée de la prometteuse pousse. Avant d’être estampillé employé n°59, l’homme a été journaliste pendant de longues années au San Jose Mercury News et Marketplace et également communicant. Il débarque chez Google avec pour mission de jeter les fondations du marketing et du « consumer brand management » de la marque Google qui rencontre un vif écho auprès des utilisateurs du monde entier et de l’écosystème Internet. Une sacrée gageure dans un univers où archi-domine une pensée d’ingénieur obsédé par les lignes de code, les statistiques, l’innovation technologique et la vision disruptive de ses deux fondateurs qui ont eux-mêmes une répulsion à peine dissimulée pour les artifices publicitaires et les opérations de communication.

 Petites astuces illustrées pour ne plus avoir l’angoisse de la page blanche (suite)

par Olivier Cimelière
UNE - Astuces

Il y a quelques jours, je m’interrogeais ici même ouvertement sur les affres éditoriales sur lesquelles tout blogueur trébuche un jour ou l’autre lorsque l’inspiration se fait rétive. La torpeur estivale s’esquissant, la question n’a cessé de me tarauder pour dénicher des astuces aidant à garder le rythme sans s’égarer dans la logorrhée numérique. Episode 2 de la boîte à trucs du blogueur en panne d’idées !

Pur hasard ou bienheureuse synchronicité de la recherche sur la Toile ? Toujours est-il qu’avais-je à peine posté la précédente infographie sur les ficelles pour optimiser la planification et l’écriture de ses contenus que je suis tombé sur cette autre excellente et très exhaustive infographie (voir ci-dessous). Rendez-vous compte ! 22 suggestions pour continuer à créer du contenu pertinent lorsque vous accusez vous-même un léger coup de mou derrière le clavier.

 Petites astuces illustrées contre l’angoisse de la page blanche sur son blog

par Olivier Cimelière
A

Qui d’entre nous n’a pas éprouvé un jour une soudaine exténuation, voire une totale panne d’inspiration à l’idée d’écrire un billet et d’entretenir l’exigence horlogerie de la mise à jour de son blog ? Hormis quelques robots à la productivité inlassable, nous sommes tous passés par ces aléas désagréables.

Est-ce l’orée approchante d’un petit break estival qui engourdit mes neurones de blogueur mais toujours est-il que je ne parviens plus en ce moment à maintenir le fil des posts. Or comme je me refuse systématiquement à bâtonner de la copie pour simplement garder l’illusion d’un blog accumulant les contenus, je vais ralentir le rythme des publications. Histoire de mieux rebondir en inspiration et en intérêt pour mes lecteurs lorsque le cerveau de mes chroniques numériques aura rechargé les accus ! 

Le plus - Le nouvel observateur

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