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11 mai 2022

Greentrolling vs greenwashing : Les entreprises doivent-elles redouter cette nouvelle menace réputationnelle ?

De plus en plus d’internautes reprennent à leur compte les techniques harceleuses des trolls pour ridiculiser sur Twitter et d’autres réseaux sociaux, les campagnes de communication d’entreprises qui flirtent avec le « greenwashing ». L’industrie gazière et pétrolière est particulièrement visée par le « greentrolling ». Ce militantisme en ligne d’un nouveau genre veut amuser et alerter les citoyens-consommateurs sur le verdissement abusif dont certains acteurs économiques entourent leurs produits et leurs activités. Explications d’une tendance à ne pas négliger.

Elle s’appelle Mary Heglar. Si elle n’est pas encore vraiment connue du grand public, elle est revanche le cauchemar numérique des industriels et tout particulièrement ceux des énergies fossiles. Cette jeune femme de 37 ans est une militante écologiste américaine, essayiste et coéditrice et animatrice de l’émission de podcasts intitulée Hot Take (https://www.hottakepod.com/). Disponible depuis novembre 2019, cette émission étrille les entreprises qui se livrent au « greenwashing » sur le sujet du changement climatique. A l’heure actuelle, 45 épisodes ont déjà été mis en ligne avec un succès certain au regard des notes attribuées par les internautes avec une moyenne de 4,6/5. Un secteur industriel attise notamment son activisme en ligne : le pétrole. Sur son compte Twitter, elle voit en effet défiler quantité de posts sponsorisés émanant d’acteurs pétroliers qui invitent les consommateurs à faire des efforts pour réduire leur empreinte carbone au quotidien. Le ton culpabilisateur des messages a le don de l’agacer prodigieusement. C’est là en 2019 qu’elle décide de frapper un grand coup et c’est le géant pétrolier britannique BP qui va d’abord en faire les frais.
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Managers, Parlez numérique... et boostez votre communication!

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