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13 octobre 2019

#ExtinctionRebellion : Désobéir civilement est-il un acte de communication constructif ?

Ils décrochent les portraits présidentiels dans les mairies, ils squattent l’espace urbain en installant des campements à même la chaussée, ils barrent l’entrée des magasins des grands enseignes commerciales, ils prennent le contrôle de la circulation. Après les Gilets Jaunes et leur Acte 48 à ce jour, des rebelles activistes d’un nouveau genre viennent de débarquer dans l’agora publique. Tirant la sonnette d’alarme de l’urgence climatique, ils justifient leurs actions de communication au nom de la désobéissance civile et de l’état de nécessité. Avec un mouvement qui a le vent en poupe aujourd’hui : Extinction Rebellion. Est-on en face d’une communication binaire qui n’augure rien de bon ?

Le concept de désobéissance civile a surgi en 1849 sous la plume du philosophe et poète américain Henry David Thoreau. Il en fit même le titre éponyme de son essai où il développe et argumente son refus de payer une taxe levée par le gouvernement pour financer une expédition militaire au Mexique. Il entend ainsi afficher publiquement son opposition à une loi étatique tout en prônant une résistance non-violente en vue de faire reculer (voire s’effondrer) le pouvoir en place qui n’est rien à ses yeux sans le soutien du peuple. Un siècle plus tard, l’Histoire popularisera ce principe à travers deux grandes figures mondialement connues : le Mahatma Gandhi en Inde et le pasteur Martin Luther King aux Etats-Unis. Tous utiliseront ce mode de révolte farouche mais dénué de violence pour faire l’un triompher l’indépendance politique de son pays, l’autre faire reconnaître les droits civiques des Noirs américains.
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