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2 septembre 2019

Yann Moix : Plus qu’un parfum de scandale, une stratégie réputationnelle de victimisation délibérée

En publiant son nouvel opus littéraire « Orléans » qui se veut « une tétralogie de l’humiliation » (sic), l’écrivain Yann Moix récidive dans le scandale à grands coups de remugles familiaux qui ont fait les délices de la chronique médiatique et au passage, la promotion bien opportune du livre. Ne serait-il pas temps de prendre conscience que le personnage relève d’une stratégie d’image victimaire totalement assumée pour incarner un sulfureux et bankable Calimero des lettres modernes. L’objectif ? Vendre sa prose vomitique et rester sur le devant de l’intelligentsia médiatique et germanopratine.

« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie » écrivait le poète Alfred de Musset à son ami Edouard Boucher dans son recueil intitulé « Premières Poésies » (1828 – 1835). Et d’ajouter dans les vers suivants, ce constat : « C'est là qu'est la pitié, la souffrance et l'amour ; C'est là qu'est le rocher du désert de la vie ». Deux siècles plus tard, le controversé écrivain Yann Moix pourrait paraphraser à sa manière cette citation tant est grande sa propension à se dépeindre en auteur maudit et provocateur patenté. La ville d’Orléans était jusqu’alors connue pour sa célèbre pucelle de Jeanne d’Arc et sa non moins célèbre rumeur disséquée par l’éminent sociologue Edgar Morin. Faudra-t-il dorénavant y ajouter l’ouvrage éponyme au fumet sulfureux commis récemment par Yann Moix ? En effet, ce dernier y règle sans filtre ses comptes avec ses parents et indirectement son frère, Alexandre. Lequel se sentira tellement agressé et vilipendé qu’il rédigera une retentissante tribune dans Le Parisien où il réplique à son aîné en le qualifiant de menteur pathogène après la mise au point du père effectuée sur les assertions romanesques de son premier fils dans le quotidien local d’Orléans, La République du Centre. Les médias se délectent tellement du sac de nœuds déballé par Yann Moix qu’ils en viennent à lui déterrer une autre casserole : celle d’un passé d’auteur antisémite (L’Express) et d’une fréquentation assidue des négationnistes de la Shoah (Le Monde). Alors l’arroseur arrosé ? Pas si sûr ! Dans le petit monde putride moixien, un scandale permet toujours d’être un phénix médiatique.
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