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18 mai 2020

Raison d’être ou raison de paraître : A-t-on trouvé la chloroquine de la communication ?

Est-ce pour se rassurer et conjurer le sort d’une crise violente qui frappe les budgets communication des annonceurs (et par ricochet les revenus des agences) à l’aune de la pandémie de Covid-19 ? Toujours est-il que ces dernières semaines ont vu naître une floppée (pour ne pas dire une logorrhée) de discours et de tribunes enflammés autour de l’avènement de la raison d’être des entreprises et d’une communication forcément plus authentique qui en découlera grâce au coronavirus venu ébranler une trop confortable routine communicante. Suffisait-il donc d’une grave crise sanitaire pour qu’enfin la communication corporate s’empare sainement du concept de « purpose » ? Pas si sûr.

Il faut bien reconnaître que les marques n’ont globalement pas mégoté pour prendre la parole et apporter une contribution dans la lutte mondiale contre le virus. Entre février et mars 2020, les médias n’avaient que l’embarras du choix pour faire écho à la mobilisation générale des entreprises. En France, c’est d’abord LVMH qui a sonné le tocsin. Devant les ruptures de stock massives en gels hydroalcooliques, sa division Parfums & Cosmétiques du groupe a mis en branle dès la mi-mars, trois de ses usines pour fabriquer le précieux produit et livrer gratuitement les flacons au sein des 39 établissements de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Très vite, d’autres fleurons industriels vont emboîter le pas comme le chimiste Arkema, le cosmétologue L’Oréal, le sucrier Tereos ou encore l’un des leaders des spiritueux Pernod Ricard.
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Managers, Parlez numérique... et boostez votre communication!

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