Centrales EDF vs Greenpeace : Portes ouvertes et communication verrouillée

par Olivier Cimelière
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La filière nucléaire tricolore se serait probablement bien passé du nouveau coup d’éclat des activistes de Greenpeace le 5 décembre dernier. En s’introduisant frauduleusement dans les centrales d’EDF de Nogent-sur-Seine et Cruas, ceux-ci ont mis en évidence les carences de l’énergéticien français en matière de sécurisation des sites nucléaires, surtout si pareille intrusion avait été perpétrée par des terroristes aux visées nettement plus belliqueuses.

A l’offensive heuristique choc des activistes écologistes, ont aussitôt répliqué de succinctes communications d’EDF minimisant la portée des faits. Le débat déjà bien exacerbé ces dernières semaines autour de l’atome civil ne risque guère d’y gagner en clarté et en sérénité.

Risque & Progrès : Quand la manipulation entre en jeu (10/12)

par Olivier Cimelière
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En mars 1979, l’industrie nucléaire connaît son premier épisode dramatique majeur sur l’île américaine de Three Mile Island en Pennsylvanie. Un réacteur de la centrale nucléaire est entré en fusion suite à une panne du système de refroidissement et menace à tout moment d’exploser. Après trois semaines de lutte intensive, le réacteur est muselé et accompagné en particulier par la mise au point de plans cohérents d’évacuation et d’information de la population. Le pire est évité mais la crainte du nucléaire est amorcée. Les manoeuvres manipulatoires aussi !

C’est certainement avec l’explosion de la centrale atomique de Tchernobyl en Ukraine le 26 avril 1986 que la suspicion va atteindre son paroxysme d’autant que l’opacité des autorités soviétiques sur le sujet est totale dans les premiers jours de l’accident.

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