Web 2.0 : 5 tendances de communication à intégrer d’urgence en 2013

par Olivier Cimelière
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Lors de la conférence LabCom du 21 janvier, j’ai eu l’opportunité de partager avec l’auditoire les tendances de communication qui vont à mes yeux, régir les relations entre les entreprises et les citoyens-consommateurs dès 2013 et au-delà. Bien que d’aucuns persistent à s’accrocher aux désuets modèles communicants où le « top-down » ultra-standardisé prévaut plus que jamais, la communication des marques et des entreprises est entrée de plain-pied dans une ère où les acteurs entendent dialoguer d’égal à égal et avec des exigences nettement plus critiques. Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que les réseaux sociaux ont totalement ébréché et chamboulé les paradigmes gouvernant la communication des entreprises depuis les années 80.

Si la tentation de la communication « flonflon et paillettes » a quasiment trépassé, crise socio-économique oblige, nombreux sont ceux qui s’arqueboutent encore sur la communication incantatoire et calibrée comme un poulet de batterie. En dépit des bad buzz et des fails qui se multiplient au fil du temps, la prise de conscience des dirigeants et des communicants tarde à éclore pleinement. Beaucoup préfèrent couper les budgets et cantonner la communication à l’élaboration de jolis petits gadgets numériques au lieu de la consacrer comme un outil authentiquement stratégique et vecteur de valeur ajoutée pour l’entreprise, ses salariés et ses activités. Ces 5 tendances devraient les en dissuader.

 Com’ d’entreprise, activisme et enjeux informationnels : l’ère de l’ « infowar » s’annonce

par Olivier Cimelière
L'infowar, c'est notamment l’arrivée du web 2.0, une montée en flèche d’activismes de toutes sortes, un monde sans cesse en situation de crise, la tyrannie de l’information, souvent incomplète, et dans des cycles ultra-courts...

Le Blog du Communicant 2.0 a l’extrême plaisir d’accueillir son tout premier invité contributeur et non des moindres. Il s’appelle David Millian. Basé au Québec depuis plus de deux ans, David est un consultant expérimenté et expert en intelligence économique, stratégie de communication et enjeux informationnels. Il anime également le blog Comfluences où il décortique avec brio les enjeux et les tactiques d’influence développés par divers acteurs économiques, politiques et même militaires pour gagner la bataille de l’opinion.

A ses yeux, cette bataille qu’il qualifie volontiers d’ « infowar » ne fait que commencer. Avec l’immixtion incontournable des réseaux sociaux dans la donne communicante, les stratèges d’entreprise et les communicants vont devoir sérieusement réviser leurs méthodes face à des nouveaux adversaires rompus à l’activisme et capables d’endommager une réputation et/ou de déstabiliser durablement une société ou une institution. En exclusivité pour le Blog du Communicant 2.0, il a accepté de détailler sa vision très pertinente de ces nouveaux enjeux. Interview en toute franchise de David Millian.

 Note de lecture : L’explosion du journalisme, des médias de masse à la masse des médias d’Ignacio Ramonet

par Olivier Cimelière
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C’est avec un vif intérêt que j’ai lu le dernier opus d’Ignacio Ramonet, incontestable sommité du journalisme. Intérêt teinté au départ d’un certain scepticisme car ce journaliste multiculturel et multicartes n’a jamais fait mystère de son tropisme altermondialiste prononcé. Du coup, j’appréhendais quelque peu que la réflexion ne vire au manifeste gauchiste, nostalgique de la rotative, de l’encre qui tâche et d’un soi-disant meilleur journalisme d’antan.

J’ai été agréablement surpris par le recul et la pertinence des analyses formulées par Ignacio Ramonet. Certes, il n’hésite pas çà et là à balancer quelques coups de griffe gauchisants mais cela serait dénaturer la qualité de la réflexion que de s’en tenir à ces saillies militantes. Même s’il n’a pas eu des mots tendres à l’égard du métier que je pratique (Relire à ce propos son brûlot « La tyrannie de la communication »), Ignacio Ramonet apporte un éclairage vraiment indispensable pour qui accepte d’entendre des critiques et/ou des voix originales sur le futur du journalisme.

 Exclusif ! A lire l’avant-propos du futur livre du Blog du Communicant 2.0

par Olivier Cimelière
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Encore quelques semaines de patience et j’aurai l’immense plaisir de pouvoir publier en ligne un essai intitulé « Journalistes, nous avons besoin de vous !  » grâce au concours d’une jeune maison d’édition numérique, Edicool et de mes amis de Noise. Pour remercier les fidèles lecteurs du Blog du Communicant 2.0, je diffuse donc en avant-première l’intégralité de l’avant-propos de l’ouvrage. N’hésitez pas à réagir !

Le livre s’attachera dans un premier temps à rappeler en quoi la pratique du journalisme entraîne nécessairement des rapports de force complexes et ambivalents avec les pouvoirs politiques et économiques où alternent tentatives de mise au pas, antagonismes et/ou collusions. Il décortique ensuite les reproches et les critiques qui nourrissent la fracture médiatique entre les journalistes et l’opinion publique. Fracture qui a entraîné aujourd’hui l’émergence d’un alter-journalisme sur Internet avec un mot d’ordre permanent autour de la théorie du complot et de la vérité occultée par les grands médias.

Il revient également pourquoi la presse traditionnelle traîne des boulets structurels qui lui sont de plus en plus fatals face aux nouveaux médias numériques dont le business model reste encore certes aléatoire mais tellement inéluctable au regard de l’explosion de la consommation des contenus digitaux.

Pour finir, le livre esquisse quelques pistes pour que les journalistes reviennent au coeur des enjeux éditoriaux et démocratiques pour que chacun puisse continuer à disposer d’une information viable et éclairante dans un monde saturé d’images et de mots en haut débit. Il en va de la pérennité de la démocratie et de la libre expression. Et maintenant, place à l’avant-propos !

 Conférence Media Aces : quelques prédictions pour les réseaux sociaux en 2011 … et au-delà !

par Olivier Cimelière
Media-Aces-Conference

C’est avec un riche plateau d’intervenants et de cas d’entreprise que la conférence Media Aces, 5ème du nom, s’est tenue le 8 février dans les locaux de l’ESG Management School à Paris. France Télévisions, INA, Alcatel-Lucent ou encore MMA pour ne citer qu’eux sont venus partager leur expérience terrain des médias sociaux.

L’événement a été également marqué par le lancement officiel du livre « Les médias sociaux expliqués à mon boss » réalisé par Hervé Kabla et Yann Gourvennec, les deux initiateurs de Media Aces en France. Une présentation a toutefois particulièrement retenu mon attention. Consultant britannique en stratégie de marque et médias sociaux, Minter Dial s’est livré à quelques prédictions autour des tendances qui vont animer les réseaux sociaux en 2011 et au-delà.

 Tunisie – Egypte : Peut-on vraiment parler de révolution 2.0 ?

par Olivier Cimelière
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La destitution éclair du régime Ben Ali en Tunisie puis l’effritement du pouvoir autocrate de Hosni Moubarak en Egypte ont suscité moult salves de commentaires enthousiastes attribuant aux réseaux sociaux une influence directe sur ces deux événements. A leur lecture, il ne fait guère de doute que c’est la Toile et ses millions d’internautes activistes qui ont fait basculer les gouvernements autoritaires tunisiens et égyptiens. Pour d’aucuns, ces deux mouvements contestataires sous-tendus par une épine dorsale numérique particulièrement vivace augurent même d’une ère nouvelle. Une ère marquée par un renversement radical des pouvoirs entre des gouvernements dictatoriaux et la volonté d’émancipation démocratique des peuples.

Derrière l’image d’Epinal digitale séduisante, peut-on raisonnablement penser que l’ère de la cyber-révolution version 2.0 est désormais avérée ? N’est-ce pas aller un peu vite en besogne que d’attribuer autant d’influence décisive aux médias sociaux au point de générer des manifestations monstres et des renversements express d’antidémocrates ? Sous les octets de la contestation et à la lumière des récents événements de Tunisie et d’Egypte, le Blog du Communicant 2.0 tente de faire le point et de démêler les faits entre mythologie militante et réalité entêtante.

 WikiLeaks : Que penser après le bruit et la fureur médiatiques ?

par Olivier Cimelière
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De site quasi confidentiel vénéré par une poignée d’initiés du crypto-Web, WikiLeaks est devenu en l’espace de quelques mois le phénomène Internet dont tout le monde s’empare. Autour du répertoire de données informatives brutes fondé par Julian Assange, se cristallisent désormais les passions les plus acharnées. Antis et pros se cognent et s’étripent à grand renforts d’arguments fracassants et de manipulations informatiques dignes de l’agit-prop des grandes heures.

Même au plus haut niveau de l’Etat français, la schizophrénie guette pour commenter l’action de WikiLeaks. Le 29 novembre dernier, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, se montre sur les ondes de RMC plutôt enthousiaste envers la révélation massive des télégrammes de la diplomatie américaine (1) : « L’important, c’est la transparence, c’est pour çà que c’est bien ». Le lendemain, elle est sévèrement contredite par Nicolas Sarkozy aux yeux duquel WikiLeaks fait figure de « dernier degré d’irresponsabilité » (2).

Cette dissonance gouvernementale est révélatrice du climat qui entoure aujourd’hui WikiLeaks. Pour les uns, le site est un formidable appel d’air à la liberté d’expression et à la transparence de l’information. Pour les autres, le site est une grenade dégoupillée aux motivations partiales et éminemment nuisibles. Une chose est en tout cas certaine. Il y a désormais un avant et un après WikiLeaks. Pas sûr en revanche que la qualité de l’information, la clarté des enjeux et la compréhension des citoyens sortent toujours gagnants de cette nouvelle donne éditoriale. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ?

 Wikileaks : renaissance du journalisme ou imposture médiatique ?

par Olivier Cimelière
Wikileaks Logo

Pour les assoiffés d’investigation journalistique, Wikileaks est le canal médiatique hype du moment. Depuis quelques semaines, le site d’information participatif est sous les feux des projecteurs pour avoir balancé sur la place publique plus de 90 000 documents internes sur les opérations de l’armée américaine en Afghanistan. Cautionné et repris en exclusivité par un trio de médias chevronnés et renommés (The Guardian, Der Spiegel et The New York Times, excusez du peu !), Wikileaks a soudainement gagné ses galons de journaliste enquêteur là où il apparaissait jusqu’à présent comme un ovni éditorial faisant certes bouger les lignes de l’information mais aux intentions parfois difficiles à cerner.

Fondé en décembre 2006 par Julian Assange, ce site entend révéler au public des vérités sensibles ou estampillées « confidentiel défense » qu’institutions, entreprises et médias classiques s’échineraient à bâillonner. Avec le récent coup d’éclat des « warlogs » américains sur l’Afghanistan, le démiurge de Wikileaks joue maintenant dans la cour éditoriale des grands. A tel point qu’il est célébré par d’aucuns comme le nouveau héraut de la démocratie et de la transparence totale. Mi-août, il fut ainsi invité à s’exprimer sur le reportage d’investigation devant les étudiants de la prestigieuse école de journalisme de l’université de Berkeley en Californie. Autre signe d’adoubement institutionnel : Julian Assange écrit des tribunes éditoriales pour le quotidien suédois Aftonbladet. Enfin, il reçu de la branche britannique d’Amnesty International, le Prix des Médias pour saluer son œuvre de défense des droits de l’Homme.

Julian Assange est désormais le tribun qu’on s’arrache pour parler journalisme, investigation et censure dans les colloques les plus prestigieux ou celui qu’on cite volontiers pour parler de liberté de l’information. Cet engouement pour ce justicier épris de transparence suscite pourtant quelques questions épineuses et non des moindres. N’est-on pas au final en train de propulser un peu vite l’énigmatique Julian Assange en preux chevalier des temps éditoriaux ou nouvel Albert Londres des réseaux numériques ?

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