Médias sociaux : 3 enseignements du rapport Technorati Media 2013

par Olivier Cimelière
Technorati - Logo une communication

Depuis plus de 10 ans, le rapport annuel de Technorati, moteur de recherche américain spécialisé sur les blogs et régie publicitaire, est épié avec fébrilité par les acteurs des médias sociaux. Initialement baptisé « State of the Blogosphere », il mue cette année en « Digital Influence Report » pour mieux refléter les mécanismes à l’œuvre dans l’univers du 2.0. La cuvée 2013 est à nouveau riche en enseignements pour les entreprises et les marques dans leurs stratégies d’influence numérique.

Le « Digital Influence Report » de Technorati est une compilation de 3 études menées par la société américaine auprès de consommateurs, d’influenceurs et de responsables marketing issus des agences et des annonceurs aux Etats-Unis. Bien qu’il soit centré uniquement sur ce pays, le rapport n’en est pas moins pertinent sur les tendances du moment et celles à venir tant les USA ont une longueur d’avance en matière d’usage et d’intégration des médias sociaux dans les stratégies de communication. Une pertinence qui repose en outre sur des réponses fournies par plus de 6000 influenceurs, 1200 consommateurs et 150 professionnels du marketing.

 Oprah Winfrey, Twitter et la friteuse Seb : la bonne recette des réseaux sociaux ?

par Olivier Cimelière
SEB - Oprah Winfrey logo communication

Il a suffi de deux petits tweets enthousiastes et une photo à l’appui d’Oprah Winfrey pour booster en quelques jours Outre-Atlantique, la notoriété d’Actifry, la friteuse innovante du fabricant français d’électroménager Seb. Avec 500 millions de contacts en quelques heures (1), c’est un succès indéniable que la blogosphère s’est empressée de saluer. Au-delà de l’anecdote médiatique, ce buzz vertueux est l’exemple d’une entreprise qui a su considérer les réseaux sociaux comme autre chose qu’un nid de guêpes inextricable. C’est parti pour la recette !

Les stars médiatiques ont souvent été de formidables porte-drapeaux pour vanter les mérites d’un produit, d’un service ou d’une marque. Mais lorsque le compliment est spontanément adressé sur le fil Twitter d’une célèbre animatrice de la télévision américaine forte de 17 millions de followers, l’écho atteint des sommets que seuls les médias sociaux peuvent générer. Cette belle histoire est celle survenue à l’Actifry, une friteuse commercialisée aux USA sous la marque Tefal, propriété du groupe Seb. Une belle histoire qui ne doit rien au hasard selon les propres mots de Rodolphe Roux, VP Marketing digital du groupe Seb (2).

 Burger King & Jeep : Quelles leçons tirer des piratages sur Twitter ?

par Olivier Cimelière
Hacking - BK panneau tordu communication

Série noire pour deux célèbres marques sur les réseaux sociaux ! Coup sur coup, Burger King puis Jeep se sont fait subtiliser le contrôle de leur page Twitter par des plaisantins. Les ventriloques numériques en ainsi ont profité pour tweeter illico des messages farfelus et provocateurs et faire croire au rachat par leurs concurrents directs. Bien que le hacking ait été circonscrit en quelques heures, l’affaire a suscité un certain émoi. Le 2.0 serait-il un bourbier réputationnel pour les marques présentes ? Réflexions.

Quelle ne fut pas la surprise des twittos lundi 18 février d’apprendre soudainement que le Whopper de Burger King était gobé par le Giant Burger de McDonald’s. Rebelote le lendemain avec Jeep annonçant mettre le cap vers l’enseigne américaine concurrente Cadillac. A première vue, l’imposture était plutôt maligne puisqu’elle émanait des comptes Twitter certifiés des deux marques à tel point que des milliers de twittos se sont ainsi aussitôt abonnés au fil Burger King. Selon le site spécialisé Gizmodo, la supercherie aurait été réalisée par un obscur disc-jockey coutumier des blagues 2.0 plus ou moins douteuses.

 Veille en ligne : Bringr rend le monde 2.0 plus compréhensible en temps réel

par Olivier Cimelière
Bringr - Grand B logo communication

Bringr est une toute nouvelle solution SaaS d’écoute et d’analyse des réseaux sociaux. Après plusieurs mois passés à peaufiner une version bêta, les deux co-fondateurs Simon Robic et François-Guillaume Ribreau passent à la vitesse supérieure avec une version commerciale de Bringr disponible depuis février 2013. Ambition revendiquée : permettre aux marques et aux entreprises de bien comprendre ce que les internautes publient à leur propos. Alors énième logiciel de veille en ligne ? Pour en avoir le cœur net, le Blog du Communicant 2.0 a interrogé Simon Robic, l’un des deux compères créateurs de Bringr.

A la différence des outils traditionnels de veille qui peuvent vite muer en tableau de bord débordant de données de toutes sortes et d’indicateurs de performance parfois biaisés, Bringr se concentre avant tout sur deux axes : la pertinence de l’analyse et la simplicité d’utilisation. Avec une originalité comme socle : mettre les réseaux sociaux au cœur de Bringr qui prend en charge pour l’instant Facebook, Twitter, Instagram, Digg et WordPress en recevant leurs contenus en temps réel tout en réduisant le bruit au maximum et en offrant une grande sélectivité des sujets que l’on souhaite suivre. Bringr a été cofondé par Simon Robic (ex Human Connect & Numerama) et François-Guillaume Ribreau (ex Zlio & iAdvize).

 Nutella : une communication qui ne tourne pas autour du pot

par Olivier Cimelière
Nutella - Pot Une logo communication

Sale temps pour la célèbre pâte à tartiner chocolatée ! Si Nutella ravit toujours autant les papilles des petits et grands, la marque est également dans la ligne de mire de nutritionnistes, de politiques et d’associations de consommateurs. Leur enjeu en termes de communication : en faire l’emblème honni de la malbouffe néfaste à la santé et facteur d’obésité galopante. Face à ces assauts ciblés, Ferrero, son fabricant, n’est pas resté les bras croisés. Et si la recherche frénétique d’un bouc émissaire était antinomique d’un débat intelligent ?

Il est gras comme un sumo. Il est gorgé de sucres. Il ne cesse de vous faire saliver d’envie au moindre spot publicitaire et pourtant il est le chouchou incontesté des tartines hexagonales. En 2012, les Français ont ainsi englouti 75 000 tonnes de Nutella représentant ainsi 25%de ses ventes mondiales. Un plébiscite alimentaire qui situe la marque en quasi-monopole sur son segment avec 85%de parts de marché, très loin devant les succédanés s’échinant à cloner la recette subtile de cette inimitable pâte onctueuse.

 @EquipierQuick : Du bad buzz dans le hamburger ?

par Olivier Cimelière
Quick - Logo Une

Pendant une dizaine de semaines fin 2012, un mystérieux équipier a semé la zizanie dans un restaurant d’une enseigne Quick d’Avignon en tweetant rageusement sur ses conditions de travail critiquables et le non-respect des normes d’hygiène. Finalement démasqué, l’auteur a été licencié et se prépare désormais à affronter son ex-employeur devant les prétoires de la justice. Quelle lecture retirer de cette passe d’armes sur les réseaux sociaux où marques et entreprises sont souvent vulnérables ?

Cette anecdote est loin d’être un épiphénomène. Elle s’inscrit au contraire dans un contexte général où depuis quelques années, les tensions au travail se sont exacerbées et la défiance managériale accrue tandis que s’imposaient concomitamment les médias sociaux dans la vie quotidienne de chacun, au domicile comme au bureau. Dès lors, rapide a été la tentation d’en faire un exutoire des avatars subis au boulot et un déversoir des rancœurs et frustrations diverses que l’univers professionnel engendre de manière croissante et parfois traumatisante. Déjà en 2010, des salariés d’Alten, une société d’ingénierie et de services, avaient été congédiés pour avoir dénigré leur entreprise sur Facebook. Portée en justice, l’affaire a accouché de verdicts fluctuants sans pour autant endiguer la multiplication des litiges.

 Pétitions en ligne : Tendance durable ou science-fiction ?

par Olivier Cimelière
Pétition - Logo Une communication

La pétition en ligne est-elle la nouvelle arme d’influence face à laquelle les pouvoirs et influenceurs dévissent progressivement de leur piédestal séculaire au profit de groupes organisés et très efficaces ? Sans jouer les pythonisses « low cost », cette tendance lourde a de fortes chances de se consolider et de s’amplifier en 2013 et au-delà. Etat des lieux d’un phénomène à comprendre et intégrer d’urgence dans les stratégies de communication.

Plus aucune thématique  n’échappe à la mobilisation de ces bataillons numériques. Qu’il s’agisse d’une sordide histoire de viol collectif dans l’Ohio dont s’emparent les Anonymous pour trouver les coupables ou d’une pétition mondiale portée par l’organisation online Avaaz pour faire accéder la Palestine à un nouveau statut à l’ONU, n’importe quel sujet est susceptible de tomber dans l’escarcelle de ces militants qui entendent faire valoir leurs opinions et peser autant que les tenants classiques des pouvoirs politiques, économiques, sociaux et médiatiques. Avec un penchant certain pour la pétition 2.0 !

 Coca-Cola parle d’obésité : Pari risqué ou initiative opportune ?

par Olivier Cimelière
Coke UNE communication

Régulièrement mis à l’index comme facteur coupable de favoriser l’obésité, Coca-Cola vient de diffuser une vidéo plutôt inédite sur les chaînes câblées des Etats-Unis. En deux minutes, l’empereur des sodas invite chaque consommateur à prendre conscience des calories contenues dans ses boissons et à pratiquer l’exercice physique pour brûler les excès caloriques. Communication suicidaire ou approche pertinente pour mieux s’impliquer dans un sujet sociétal particulièrement crucial et épidermique aux USA et ailleurs ?

Avec plus d’un tiers des adultes américains en état de surcharge pondérale, il n’est nul besoin de longs discours pour comprendre que l’obésité est devenue un problème de santé majeur pour les autorités du pays (et sur le reste du globe).  Le CDC (Centre for Disease control & Prevention), organisme gouvernemental de santé a d’ailleurs chiffré l’impact économique en termes de coûts médicaux pour la prise en charge de la maladie aux Etats-Unis(1) : 147 milliards de dollars en 2008. Un montant vertigineux à rapprocher d’une autre statistique du CDC : les personnes obèses coûtent en moyenne 1429 $ de plus par an par rapport à un patient « classique ».  Devant de tels chiffres sans cesse haussiers, la recherche de responsables tout désignés était inévitable à terme. En ligne de mire, sont alors vite apparus les embouteilleurs de boissons sucrées et leur incontournable chef de file mondial, Coca-Cola.

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