Gorafi & Co : Les sites d’informations pastiches alimentent-ils les théories du complot ?

Passés incomparablement maîtres dans l’art de rendre crédible la plus improbable ou grossière des actualités, les sites pastiches, Gorafi en tête, font florès sur le Web et piègent très régulièrement celles et ceux qui les lisent trop vite ou ne les connaissent pas. Toutefois, à force de tordre le cou à la réalité de manière humoristique et de brouiller les pistes avec les vrais médias (pas toujours exempts de reproches de surcroît), leurs canulars ne fournissent-ils pas un écho involontaire aux adeptes du conspirationnisme et des complots les plus alambiqués ? Ceci d’autant plus que la vraie actualité livre parfois des cas encore plus hallucinants et pourtant très authentiques. Réflexions libres.

Véritables caméléons de l’information, les sites pastiches comme le Gorafi en France, The Onion aux USA ou encore Nordpresse en Belgique savent allier à la perfection les codes graphiques et éditoriaux des médias classiques pour transformer une information pourtant absurde en sujet vraisemblable. L’ensemble est si habilement agencé que n’importe qui peut se laisser piéger et prendre ainsi des vessies pour des lanternes. Tout le monde se souvient par exemple de l’impayable bourde de la fondatrice du parti chrétien-démocrate Christine Boutin en février 2014. Alors en lutte contre un projet de loi sur la famille porté par le gouvernement Hollande, elle cite en direct sur le plateau de BFM TV avec un ton très sérieux, une citation extraite d’un tweet du Gorafi censé donner du poids à ses propres allégations. L’hilarité sera générale et la passionaria de la Manif pour Tous quitte pour une bonne poilade digitale à ses dépens.

Une tradition française du pastiche séculaire

Gorafi - JalonsPasticher l’information et ceux qui la fabriquent quotidiennement est loin d’être une nouveauté en soi. Surtout en France où détourner le contenu d’un journal à des fins parodiques ou caricaturales est devenu une activité en vogue dès le 19ème siècle comme l’explique l’historien des médias Christian Delporte (1). Dans les années 40, il y aura ensuite le célèbre Os à moëlle de l’humoriste Pierre Dac pour tourner en dérision l’actualité du moment ou encore dans les années 80, un florilège de titres de presse comme le magazine Actuel lancé par Jean-François Bizot dont le mot d’ordre était de cultiver une contre-culture informationnelle volontairement délirante. C’était également l’époque du collectif Jalons (initialement baptisé Groupe d’intervention culturelle Jalons) qui prenait un malin plaisir à imiter les grands titres nationaux en les affublant de noms moqueurs (comme Le Monde qui devient Le Monstre ou encore le Figaro en Figagaro) et en les remplissant d’articles farfelus et déjantés.

Les médias dits sérieux se sont également ponctuellement prêtés au jeu de la blague si grosse qu’elle en devient vraie pour quantité de lecteurs. Le 1er avril était à cet égard une date de prédilection pour publier des sujets d’une énormité flagrante. J’ai personnellement le souvenir d’un canular publié en 1988 par le quotidien régional La République du Centre (où je travaillais alors comme pigiste à la locale d’Orléans) qui avait mis en émoi le microcosme orléanais. La rédaction (2) avait en effet eu l’idée fumeuse d’annoncer que le tunnel sous la Manche serait prochainement prolongé jusque dans la cité johannique. A l’époque, le quartier de la gare était en plein chantier et le journal avait de surcroît publié des croquis d’architectes complices de la blague pour illustrer la chose. Le maire de l’époque, Jacques Douffiagues et le chargé d’affaire de l’ambassade de Grande-Bretagne avaient aussitôt téléphoné au journal pour se plaindre qu’ils n’avaient pas été avertis de ce projet avant de se voir signifier que c’était un poisson d’avril !

Le Gorafi, ce digne héritier

Gorafi - BoutinSurgi en février 2012 d’abord sous la forme d’un simple compte Twitter, le Gorafi s’inscrit dans cette veine truculente et trublione pleinement revendiquée. Le succès va être très rapidement au rendez-vous. De fil Twitter avec désormais 485 000 abonnés, il devient un vrai site Web éditorialisé quotidiennement, une page Facebook (968 000 abonnés) et même une chronique télévisuelle dans le Grand Journal de Canal +. En 2013, le site affichait plus de 900 000 visiteurs mensuels (3) sans compter les innombrables partages qui s’ensuivaient sur les réseaux sociaux. A leur tableau de chasse et outre l’inoubliable Christine Boutin, ils épingleront régulièrement plusieurs confrères journalistes qui reprendront les informations du Gorafi pour argent comptant.

Cet engouement a largement inspiré d’autres auteurs un peu partout. Y compris dans des pays où l’information n’est pas toujours un travail de tout repos, ni sans risques. En Tunisie par exemple, L’Erpresse exploite un filon similaire au Gorafi avec une vitalité qui ne se dément pas et en détournant les codes éditoriaux du premier quotidien national, La Presse. En Belgique, c’est le site parodique Nordpresse.be qui s’amuse à titiller les esprits chagrins et à imaginer les histoires les plus délirantes en ne s’interdisant aucune limite. A tel point que certains papiers du site sont viralisés par d’autres sites étrangers sans même se douter qu’il s’agit d’un faux en info. Le pire est que désormais un site tabloïd belge Sudpresse.be a décidé de pousser le bouchon encore plus loin en mélangeant allègrement exagération patentée, information réelle et trash poussé au maximum comme le déplore le chercheur universitaire en médias sociaux, Nicolas Vanderbiest. Non sans effet puisque ce site affiche actuellement plus de 500 000 lecteurs (4).

La ligne jaune est-elle franchie ?

Gorafi - Moon_Landing_HoaxLoin de remettre en cause la légitimité et même la nécessité de ces sites pastiches qui savent nous faire sourire d’une actualité souvent bien morose, il n’en demeure pas moins que des questions se posent. A l’heure où l’information circule à une vitesse folle et où les médias dits officiels sont régulièrement conspués et suspectés de toutes les villes collusions, le maniement de l’information parodique n’est pas sans explosivité éditoriale. Ceci d’autant plus qu’il emprunte des mécaniques de construction de l’information assez similaires aux complotistes et autres adeptes de la vérité qu’on nous cache. En effet, si les blagues du Gorafi fonctionnent tellement bien, c’est qu’elles obéissent à des techniques rédactionnelles très soignées et en s’appuyant sur des faits qui ont à première vue un indice de vraisemblance correct.

Or, aujourd’hui, le mode de consommation des médias qui relève fréquemment du snacking et de la junk-information n’aide pas forcément à disposer du recul nécessaire pour comprendre qu’il s’agit d’un but parodique et rien d’autre. Certes, le Gorafi a atteint actuellement un tel degré de notoriété qu’il est plus aisé de distinguer le vrai du pastiche. Mais pour d’autres sites moins connus et cultivant la même veine, l’exercice peut s’avérer plus problématique. Particulièrement dans le contexte sociétal contemporain où la défiance percole dans toutes les strates de la population comme le fait remarquer Rudy Reichstadt, fondateur du site Conspiracy Watch (5) : « Il y a sans doute un lien entre l’essor du complotisme et la crise de légitimité des grandes autorités constituées (la science, la presse, l’Etat…). De même qu’un lien entre le conspirationnisme et l’extrême complexité de nos sociétés. Peu de gens ont une idée très nette de la manière dont se fabriquent l’information ou le savoir scientifique. Sans parler des multiples fantasmes que nous projetons sur la sphère politique ».

De la poilade … et de la vigilance aussi !

Gorafi - SocietyDu coup, quelle réaction adopter lorsque l’intention initiale de faire rire ou de piéger humoristiquement se mue en croyance naïve, voire en désinformation qui se propage sans personne pour rappeler le contexte ? Interpelé sur ce point, la réponse du Gorafi est cash (6) : « C’est aux gens de faire un travail pour avoir du recul, pour vérifier leurs informations. On n’y est pour rien. On n’est pas non plus là pour critiquer les médias, on ne veut rien prouver du tout. Si on se mettait à donner des leçons, on perdrait toute pertinence, on deviendrait chiants ! ».

Dans un monde idéal, la position du Gorafi peut se concevoir. Le souci est juste que le premier degré s’est dorénavant souvent imposé dans la lecture d’une information. L’esprit critique ou le souci de comprendre qui exprime quoi et sur quelle base ne sont pas les vertus les plus répandues. L’ « homo communicatus » a une nette propension à gober et à partager aussi vite qu’il a découvert un contenu qui lui parle. Or, dans cette luxuriance informationnelle qui n’existait pas à ce niveau il y a encore 15 ou 20 ans, la boussole éditoriale peut très vite se démagnétisée. Certaines marques en jouent d’ailleurs éhontément pour des fins promotionnelles comme Carambar qui annonça en mars 2013 la fin de ses blagues potaches mythiques avant de rétropédaler et dire qu’il s’agissait là d’un coup de buzz.

Face à ce jeu des faux nez pas toujours bien intentionnés, il convient donc d’avoir la plus grande vigilance possible et de contribuer par exemple à l’initiative pertinente de l’Express lancée en janvier 2015. Intitulé « C’est quoi ce site », le projet appelle chacun à signaler des sites surgis de nulle part pour tenter de percer qui est vraiment derrière et quels sont les objectifs véritables ? S’il est question d’humour, pas de souci. Mais s’il est question de « contre-information » ou « ré-information », attention danger. On se situe alors dans la vraie intox militante et plus dans le rire salvateur. Et si l’on veut pouvoir continuer à rire, il est préférable de savoir trier le bon grain de l’ivraie. Les conspirationnistes sont en effet loin d’être des rigolos au sens de l’humour aiguisé !

Sources

– (1) – Annabelle Laurent – « Les sites parodiques comme le Gorafi sont-ils si inoffensifs ? » – 20 minutes.fr – 20 février 2013
– (2) – Echanges de courriels entre l’auteur et Christian Bidault, ancien grand reporter à la République du Centre et aujourd’hui directeur de la publication et rédacteur en chef du site d’infos régionales Mag Centre.fr – 15 février 2015
– (3) – David Doucet – « Le Gorafi, le faux site d’info qui cartonne » – Les Inrocks.fr – 11 juin 2013
– (4) – Nicolas Vanderbiest – « Sexe, trash, populisme. Pour le torchon Sudpresse, du moment que ça clique ! » – Reputatio Lab.com – 2 mars 2016 –
– (5) – Dominique Albertini & Jonathan Bouchet-Petersen – « Rudy Reichstadt: «Une vision du monde de plus en plus paranoïaque » – Libération – 11 mars 2016
– (6) – Annabelle Laurent – « Les sites parodiques comme le Gorafi sont-ils si inoffensifs ? » – 20 minutes.fr – 20 février 2013

6 commentaires sur “Gorafi & Co : Les sites d’informations pastiches alimentent-ils les théories du complot ?

  1. Yannick -

    Le gorafi a publié un article sur l’assassinat de JFK, en laissant penser qu’il y a encore des zones d’ombre, alors que personne n’a jamais démontré qu’il y avait plusieurs tireurs.
    Laurent Joffrin a démontré qu’il n’y avait qu’un seul tireur :
    http://www.conspiracywatch.info/Pourquoi-Oswald-est-le-seul-tueur-de-JFK_a1159.html

    Le gorafi a participé à faire progresser le doute, et on sait que le doute est très dangereux.
    http://www.legorafi.fr/2012/07/06/assassinat-de-jfk-une-nouvelle-enquete-americaine-conclut-a-un-suicide/

    1. Olivier Cimelière -

      Merci Yannick
      Intéressant ! J’ignorais totalement ces éléments ! Ceci dit, je ne pense pas que la blague du Gorafi ait relancé le débat autour de l’assassinat de JFK qui porte plus sur le nombre exact de tueurs et l’identité des commanditaires. Là, le Gorafi parle de « suicide » .. J’ose espérer que tout le monde saut au moins comment le président américain a perdu la vie. D’autant qu’il existe de tragiques images filmées

  2. Lafaurie -

    Salut Olivier,
    ce serait long de réfléchir ensemble aux raisons du succès de ces sites. Je pense que ça pose surtout le problème de l’impasse intellectuelle, morale et éthique, dans laquelle nous nous trouvons. Avec une partie de nos concitoyens 2.0 qui ont abdiqué presque volontairement tout esprit critique… d’autres qui se croient intelligents parce qu’ils critiquent le système (heu, quel système ?) et voient de la manipulation partout…

    Juste pour abonder sur le fait que le danger principal ne vient pas des parodies potaches (enfin l’utilité de la partie bleue de la gomme a été découverte !, @legorafi) mais bien de la diffusion de fausses informations destinées à foutre le bazard. Pour mémoire : http://www.slate.fr/story/102425/agence-internet-russe-fausses-catastrophes-etats-unis

    A bientôt.

    1. Olivier Cimelière -

      Salut Mathieu

      Je te rejoins pleinement. Les sites pastiches ne sont pas les coupables en soi. D’ailleurs la citation du Gorafi que j’ai mise dans l’article dépeint bien la problématique actuelle et que tu soulignes très justement : des gens qui ont abdiqué en majorité tout esprit critique et d’autres qui manipulent à tout va. Pris dans ce maelström, les sites parodiques sont alors lus au premier degré par nombre de personnes. N’est-ce pas Madame Boutin ? !!!

      Je ne sais plus qui disait « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ». J’ai l’impression que cette phrase résume bien le problème !!! Amitiés

  3. Laurent Calixte -

    Merci pour ce papier Olivier, j’avais alerté il y a quelques temps mon syndicat de journalistes, je disais ceci : « Actuellement, on voit déferler sur les réseaux sociaux des « infos » issues de sites parodiques soi-disant « humoristiques » qui inventent en fait des infos suffisamment crédibles pour que les gens cliquent en masse.

    Ce type de sites faussement parodiques est extrêmement dangereux : sous couvert d’humour ils diffusent carrément de fausses informations. Dans l’exemple de cet article (https://el-manchar.com/2015/09/03/lemir-du-qatar-a-propos-de-laccueil-des-refugies-syriens-nous-avons-assez-desclaves-comme-ca/) le ton est extrêmement sérieux et crédible tout au long du papier, et ce n’est qu’à la fin qu’on comprend -si on veut bien le comprendre- que cette citation est totalement inventée. Surtout si on sait que l’esclavage est encore une réalité dans cette région du monde. Ce type de site est extrêmement dangereux.

    Mais il y a pire : Nordpresse.be, le site belge équivalent ( en moins drôle) du Gorafi, a publié une « info » selon laquelle à Roubaix, Valls allait offrir des maisons au prix d’1 euros aux migrants ». (http://nordpresse.be/manuel-valls-offre-1000-maisons-de-roubaix-aux-migrants/)

    Ici on a la quintessence de l’article soi-disant humoristique et en fait pas drôle du tout ( il n’y a aucun gag ou aucune blague dans l’article qui permet de faire comprendre que tout ceci est un canular), et qui est écrit uniquement pour diffuser une fausse information.

    Le but ? Faire cliquer massivement les lecteurs afin d’augmenter l’audience et donc les recettes publicitaires.

    Le fait qu’il soit publié sur un site connu pour être parodique en Belgique n’excuse absolument rien puisque les gens se partagent ce type d’information sur les réseaux sociaux (en France et au Québec aussi, donc) sans nécessairement prêter attention à l’identité du site diffuseur.

    Je dis, je maintiens et j’affirme que ce type de procédé est absolument scandaleux, notamment dans les circonstances actuelles.

    Au niveau des procédés qui laissent penser que le site cultive volontairement l’ambiguïté, et fait même tout pour qu’on pense que l’info est vraie :

    1/ Création de faux tweets qui crédibilisent l’info (mais non cliquables, ce qui aurait permis de découvrir que ce sont des faux)

    2/ Aucun gag réel dans le corps de l’article (de ceux qui font dire : « ah oui là c’est trop gros, c’est sûrement une blague »)

    3/ Inclusion de photos réelles et d’infos réelles (Valls a bien proposé des maisons à 1 euro) et de liens vers des sites où l’info authentique est parue.

    4/ Phrases dont on sait qu’elles vont révolter les populations les plus sensibles aux questions d’immigration, et qu’elles vont les inciter à partager l’article en masse : « [Valls] leur donne le statut de résident permanent. Grâce à cela, ils pourront chercher un travail et bénéficier de la sécurité sociale. »

    Ou encore « Akram, jeune Syrien de 24 ans est ravi : « Je suis réparateur de vélo et durant mon séjour ici à Calais, j’avais monté un petit business. J’ai un peu économisé et j’ai pu acheter 10 maisons. Ainsi, je pourrai faire venir ma famille et les sauver du régime meurtrier ». 5/ Lire les commentaires situés sous l’article permet de voir que les gens ne prennent pas ça du tout au second degré, et prennent ça au sérieux.

    Je crois que nous devons prendre la parole sur ce sujet, je vous propose que nous y réfléchissions un jour.

    L’humour ne doit pas être le pare-feu juridique pouvant protéger la diffusion de fausses informations notoires visant à faire du clic à tout prix.

    Cordialement
    Laurent »

    1. Olivier Cimelière -

      Bonjour Laurent

      Merci pour cet très édifiant commentaire. Je suis « ravi » qu’il fasse de surcroît réagir connu pour être attaché à la pratique sérieuse de son métier.

      Loin de moi de vouloir remettre en cause le droit à la satire et au pastiche. C’est même essentiel qu’on puisse rire et se moquer dans cette période où le politiquement correct écrase trop souvent tout ..

      Mais effectivement, beaucoup de gens ont largement tendance à tout confrondre et à répercuter ce qui se veut une blague comme une vérité établie au service de leurs croyances souvent bercées par une vision binaire et ostrasciste ! Nordpresse est un exemple mais depuis il y a pire : Subpresse.be qui verse dans une surenchère que renaieraient pas des pseudo-sites d’information (pas marrants du tout ceux-là) comme Egalité & Réconciliation d’Alain Soral, Fdesouche, Boulevard Voltaire (proche de Meyssan et sa clique de conspirationnistes), Salon Beige (proche des intégristes catholiques) qui véhiculent des rumeurs ou des à peu-près venant se mixer à des blagues issues de sites humoristiques (mais pas compris comme tels par certains – Même Christine Boutin s’est fait avoir !).

      Peut-être faudrait-il être plus « indicatif » sur l’aspect humoristique du contenu comme le faisait un temps l’émission « Le Vrai Journal » de Canal + en indiquant en incrustation « Ceci est une parodie ». Néanmoins le mélange des genres entre information éditoriale et infotainment constitue un vrai point crucial. Surtout en cette période où on viralise à tout va, sans chercher d’où ça provient et si c’est réellement vrai. Moi-même , je me suis fait piéger 2/3 fois par des « hoax » super bien fichus …

      Cette recherche du clic à tout prix ne doit pas faire l’impasse de cette réflexion en effet mais le veut-on vraiment ?? Cordialement Olivier

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