Communication & Relations Presse

 BPI France : Une communication déjà au bord de la contorsion

par Olivier Cimelière
BPI France - Logo UNE communication

A peine née de la volonté du programme présidentiel de François Hollande, la Banque Publique d’Investissement traverse déjà ses premières turbulences communicantes. Alors qu’elle s’efforce de se bâtir un solide territoire d’image issu de la fusion des entités qui la composent, la communication de BPI France est brouillée par les couacs entre son directeur général et sa vice-présidente et d’autres. A cela, s’ajoute l’emménagement des équipes parisiennes dans un siège très luxueux au loyer dantesque. Attention, risque patent de distorsion d’image pour une structure censée inspirer la confiance et soutenir le dynamisme économique des petites entreprises hexagonales.

C’est officiellement le 23 avril 2013 qu’a été publié le faire-part de naissance de la marque BPI France avec à la clé un nouveau logo, un slogan résolument volontariste (« Servir l’avenir ») et un univers chromique fait de gris taupe et de jaune pour incarner le sérieux, le pragmatisme, le rassurant et la France rayonnant selon les mots (1) de Patrice Bégay, directeur exécutif de la communication de la nouvelle entité bancaire publique.

 Google Glass : innovation utile ou illusion d’optique ?

par Olivier Cimelière
Google Glass - Sergey Brin communication

Et si Google se mettait le doigt dans l’œil avec sa récente et flamboyante nouveauté : les Google Glass ? Brandie comme le must absolu de l’innovation lors de la grande messe techno Google I/O du 15 au 17 mai dernier, la paire de bésicles ultra high-tech n’est peut-être pas le meilleur atout d’image dont puisse se prévaloir le géant de Mountain View. Au-delà du fantasme geek, l’objet soulève de dérangeantes questions auxquelles Google n’apporte aujourd’hui aucune réponse si ce n’est son éternelle et primesautière « googly » attitude. Est-ce suffisant pour convaincre ?

L’opticien Alain Afflelou n’a qu’à bien se tenir. La folie qu’il promet à longueur de temps dans ses pubs pour lunettes pourrait bientôt faire place nette à l’addiction pour le nouveau gadget concocté par les cervelles technoïdes des ingénieurs de Mountain View : les Google Glass. On en a beaucoup parlé, ils l’ont fait et l’ont dévoilé lors de la dernière conférence I/O qui rassemble annuellement des milliers de développeurs à San Francisco.

 PSG : Champion de France de football en titre mais toujours pas en réputation

par Olivier Cimelière
PSG 1 - New logo communication

Carlo Ancelotti veut partir. Cette velléité de départ résonne comme un énorme désaveu pour les investisseurs qatariens du club. C’est aussi une fracture révélatrice de la totale incompréhension des dirigeants en matière de communication. Gagner ne suffit pas à forger une réputation séduisante et mobilisatrice.

Nouveau et incontestable champion de France en titre, les dirigeants du Paris Saint Germain ne peuvent guère prétendre à de pareils lauriers sur le plan de la communication du club depuis qu’ils en conduisent les rênes. En dépit d’objectifs ultra-ambitieux et de quelques belles réussites sportives, l’image du PSG vacille toujours au moindre avis de tempête. Les récents événements ont administré la preuve que l’éblouissant show pyrotechnique du Parc de Princes samedi dernier ne peut prétendre uniquement suffire à bâtir une authentique aura à l’image des légendaires Manchester United, Barcelone, Bayern Munich et consorts. Revue de détail d’une image toujours controversée et suggestions pour y remédier.

 Bangladesh : Et si les marques textiles cessaient leur com’ cousue de fil blanc ?

par Olivier Cimelière
Bangladesh - Logo Clean Clothes communication

Il aura malheureusement fallu 1127 morts dans l’effondrement d’une vaste usine de textile à Dacca au Bangladesh pour qu’une dizaine de grandes marques d’habillement accepte de parapher le 16 mai un accord visant à renforcer la sécurité des ateliers de confection du pays. En dépit d’une communication de crise décousue, la réputation des géants du textile s’en tire dans l’immédiat à moindre mal mais sûrement pas à plus long terme. Le déni n’est plus tenable. Analyse et perspectives.

Le 24 avril dernier, un énorme bâtiment de confection où travaillent 3000 employés du textile s’écroule comme un château de cartes dans la banlieue industrieuse de la capitale du Bangladesh. A mesure que les jours passent, le tribut humain atteint des proportions encore jamais vues dans un pays où 40% de la main-d’œuvre assemble des vêtements pour le compte de célèbres enseignes internationales dans près de 5000 ateliers disséminés qui font du Bangladesh, le 2ème exportateur mondial de produits textiles finis (1).

Dans les gravats ensanglantés, journalistes et secouristes ne cessent également de retrouver des brassées d’étiquettes et de documents commerciaux émanant de marques plus habituées à figurer dans la rubrique mode des magazines que dans celle des faits divers. Face à cette crise d’une ampleur inégalée, ces dernières ont diversement joué la montre pour tenter d’estomper l’impact des révélations. Elles ont renoué de fait avec les vieilles ficelles éculées d’une communication négationniste. Une tactique court-termiste qui semble n’avoir vraiment pas compris que la donne change. La communication responsable et authentique est désormais une exigence sociétale en passe de modifier radicalement l’image des géants du secteur. Il n’est plus question de se contenter de sparadraps cosmétiques pour préserver une réputation.

 Dave Senay, PDG FleishmanHillard : « L’heure du “Power of True” a sonné »

par Olivier Cimelière
FH - Logo corporate communication

PDG de FleishmanHillard, l’un des premiers réseaux mondiaux de conseil en communication, Dave Senay était de passage à Paris pour dévoiler le nouveau positionnement corporate de l’entreprise qu’il préside depuis juillet 2006. Il a accordé un entretien exclusif au Blog du Communicant pour expliquer cette évolution visuelle,  affirmer ses convictions en matière de communication et de réputation des marques et insister sur l’importance de l’éthique dans les relations publics.

« J’ai quasiment grandi avec FleishmanHillard ! » n’hésite pas à résumer dans un grand sourire Dave Senay lorsqu’on l’interroge sur son parcours professionnel. De fait, il a rejoint en 1984 le groupe originaire de Saint-Louis au Missouri à l’époque où celui-ci ne disposait que de 4 bureaux sur tout le territoire américain. Aujourd’hui, l’enseigne fait partie du groupe Omnicom et compte plus de 80 bureaux dans 29 pays ainsi que des sociétés affiliées dans 42 pays.

Dave Senay a occupé un rôle de premier plan lorsque FleishmanHillard a démarré son internationalisation en réalisant de nombreuses acquisitions stratégiques, notamment en Europe. Au fil de ce brillant parcours qui tient de la plus pure tradition de la « success story » américaine, il s’est forgé de solides convictions au sujet de la communication et de son devoir d’exemplarité en termes d’authenticité, d’éthique et de transparence. Entretien sans langue de bois.

 Communication & santé : Instrumentaliser l’émotion est-il éthique ?

par Olivier Cimelière
Alexion - Logo communication

Cela est d’abord apparu comme une magnifique histoire de vie et de revanche sur la maladie. Sauf que derrière le récit bouleversant d’un garçonnet de 7 ans atteint d’une grave pathologie rare, s’articulait une opération de communication froidement manœuvrée en coulisses par le laboratoire pharmaceutique américain Alexion pour faire pression sur les autorités de santé belges et obtenir le remboursement de leur médicament révolutionnaire. Que retenir de cette dérive communicante très incommodante ?

Tout commence fin avril en Belgique avec la médiatisation émouvante d’un cas pathologique très sérieux  affectant un enfant âgé de 7 ans. Le public apprend alors que Viktor Ameys souffre du syndrome hémolytique et urémique atypique répertorié sous l’acronyme médical de SHUa. Sans soins appropriés, les conséquences de cette maladie rare peuvent être dramatiques. Elles se traduisent notamment par une insuffisance rénale et des problèmes sanguins pouvant à terme impacter d’autres organes du corps humain et mettre en péril la vie de Viktor. La situation est par conséquent critique d’autant qu’il existe justement un traitement révolutionnaire : l’eculizumab, un anticorps nouvelle génération développé par le laboratoire Alexion Pharmaceuticals sous le nom de Soliris.

 Une marque (ou une entreprise) peut-elle devenir un média à part entière ?

par Olivier Cimelière
Brand newsroom - Logo UNE communication

Et si une marque ou une entreprise se transformait en son propre média ? Avec l’avènement de l’édition digitale et le concours de médias professionnels, les marques et les organisations ont plus que jamais l’opportunité d’endosser les habits d’éditeur pour publier des contenus relatifs à leurs produits, leurs activités et leurs domaines d’expertise. Point à date sur une tendance qui décolle en Amérique du Nord et qui ne saurait tarder à franchir l’Atlantique.

C’est le sujet chaud par excellence qui agite depuis début 2013 les revues anglo-saxonnes spécialisées dans le marketing et la communication : les marques doivent-elles se doter de newsroom dédiées (salles de rédaction) à l’instar des médias classiques ? L’idée en soi n’est pas totalement révolutionnaire. Depuis plusieurs décennies, certaines entreprises disposent déjà de « consumer magazines » dont la vocation est justement fidéliser et resserrer les liens avec ses clients privilégiés. En France, c’est par exemple le cas de la revue « Du Côté de chez vous » tirée à plus de 760 000 exemplaires (1) par l’enseigne de bricolage et d’aménagement Leroy Merlin depuis une dizaine d’années. A l’exception près que l’irruption de la publication numérique a totalement chamboulé la donne en ouvrant des perspectives beaucoup plus puissantes pour les marques et les entreprises qui souhaitent communiquer par elle-même.

 Jusqu’où la communication peut-elle provoquer ?

par Olivier Cimelière
Provo - Paquet Marlboro communication

Pour émerger dans un univers médiatique saturé de messages, la communication de certaines marques et causes n’hésite pas à recourir à la provocation. En interpelant de manière choquante et/ou décalée, elle espère ainsi gagner les faveurs de ses publics. Est-ce une impasse ou une brèche à exploiter ? Avec quels garde-fous ?

Ces questions épineuses ont été soulevées le 11 avril lors d’un colloque qui s’est tenu à l’université de la Sorbonne. L’événement était organisé par la jeune mais dynamique association d’étudiants, Sorbonne Communication qui avait rassemblé pour la circonstance, un panel d’intervenants particulièrement pertinents et impliqués sur le sujet. Le Blog du Communicant retrace les temps forts et les points clés des éclairages apportés par les témoins.

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