Information

197Une marque (ou une entreprise) peut-elle devenir un média à part entière ?

par Olivier Cimelière
Brand newsroom - Logo UNE communication

Et si une marque ou une entreprise se transformait en son propre média ? Avec l’avènement de l’édition digitale et le concours de médias professionnels, les marques et les organisations ont plus que jamais l’opportunité d’endosser les habits d’éditeur pour publier des contenus relatifs à leurs produits, leurs activités et leurs domaines d’expertise. Point à date sur une tendance qui décolle en Amérique du Nord et qui ne saurait tarder à franchir l’Atlantique.

C’est le sujet chaud par excellence qui agite depuis début 2013 les revues anglo-saxonnes spécialisées dans le marketing et la communication : les marques doivent-elles se doter de newsroom dédiées (salles de rédaction) à l’instar des médias classiques ? L’idée en soi n’est pas totalement révolutionnaire. Depuis plusieurs décennies, certaines entreprises disposent déjà de « consumer magazines » dont la vocation est justement fidéliser et resserrer les liens avec ses clients privilégiés. En France, c’est par exemple le cas de la revue « Du Côté de chez vous » tirée à plus de 760 000 exemplaires (1) par l’enseigne de bricolage et d’aménagement Leroy Merlin depuis une dizaine d’années. A l’exception près que l’irruption de la publication numérique a totalement chamboulé la donne en ouvrant des perspectives beaucoup plus puissantes pour les marques et les entreprises qui souhaitent communiquer par elle-même.

 Les journalistes sont de gauche : mythe ou réalité ?

par Olivier Cimelière
Journalisme - carte de presse communication

Il ne s’écoule guère une semaine sans que tintinnabule ce refrain réprobateur qui veut que l’immense majorité des journalistes en France soit vassalisée aux idées politiques de gauche. Autrement dit, la presse roule plus ou moins ouvertement pour ce camp tout en s’évertuant à miner l’autre. Cette vision relève-t-elle de la légende urbaine, d’une réalité avérée ou d’un contexte beaucoup plus alambiqué qu’il n’y paraît ? Tentative d’analyse.

Avec ce billet, je ne prétends évidemment pas pouvoir fournir un exhaustif tour d’horizon de cette question cruciale. Un livre n’y suffirait d’ailleurs sans doute pas. Pas sûr même que toutes les réponses ne soient disponibles. En revanche, j’ai voulu remettre dans la focale de chacun, quelques éléments concrets qui montrent que les faits sont plus complexes et moins gouvernés par l’échiquier politique que ne le prétendent les arguments exacerbés de ceux qui s’agacent du travail des journalistes.

 Affaire Cahuzac : La communication doit aussi faire son ménage !

par Olivier Cimelière
Cahuzac - LOGO communication

Au-delà des questions d’éthique républicaine et de morale publique que soulève l’affaire Cahuzac, un autre dossier mérite également d’être scruté et nettoyé de fond en comble: la communication gouvernementale et particulièrement ceux qui en tirent discrètement les ficelles sans jamais assumer les conséquences de leurs « conseils ».

Les plus hautes instances gouvernementales seraient fort avisées de lire et relire l’excellent article (1)  du Monde en date du 4 avril consacré à Stéphane Fouks, puissant patron de l’agence Havas Worldwide et jusqu’à présent conseiller en communication plus ou moins officiel de l’ex-ministre du Budget. C’est une opportunité unique de se débarrasser de certaines déviances communicantes.

 Jennifer Preston du New York Times : « Journalistes, osez les réseaux sociaux ! »

par Olivier Cimelière
NYT - Logo une communication

Lors du Netexplo Forum qui a eu lieu les 14 et 15 février à Paris, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Jennifer Preston, rédactrice en chef de la newsroom médias sociaux du prestigieux quotidien américain The New York Times. Jennifer a eu l’extrême gentillesse de répondre à mes questions sur l’usage du crowdsourcing et de l’UGC (User Generated Content) dans la stratégie éditoriale de la « Vieille Dame Grise ». Entretien exclusif et instructif pour le Blog du Communicant 2.0.

Au cours d’une table ronde avec Minter Dial, consultant en stratégies numériques, Jennifer Preston a expliqué comment le journal new-yorkais a enrichi sa couverture journalistique de la guerre civile en Syrie avec des contenus issus d’internautes. A la fin de ce billet, vous pouvez d’ailleurs retrouver l’intégralité de la captation vidéo de ce dialogue sur le site de la conférence.  A la suite de ce captivant échange, le Blog du Communicant 2.0 en a profité pour prolonger la discussion autour des contributions écrites et vidéos issues des réseaux sociaux et de leur intégration dans les contenus journalistiques que publie le New York Times.

 Journalisme infiltré : Information nécessaire ou déformation caractérisée ?

par Olivier Cimelière
Infiltrés - Logo communication

Le récent reportage en caméra cachée de deux journalistes de la télévision allemande sur les coulisses peu reluisantes d’un entrepôt d’Amazon à Bad Hersfeld a remis sur le devant de la scène l’épineuse question du journalisme d’infiltration. Sous prétexte de contourner l’opacité mise en œuvre par la communication des entreprises, les investigateurs rivalisent d’astuces pour enquêter ni vu, ni connu au-delà des portes closes et des micros verrouillées. Que penser de ce mode opératoire digne des meilleurs espions de John Le Carré ?

En soi, la technique du journaliste incognito est loin d’être totalement inédite. Déjà en 1887, la journaliste américaine Nellie Bly avait recouru à ce stratagème pour  briser l’omerta sur les conditions réelles des aliénés internés dans l’asile de Blackwell Island. Pendant 10 jours, elle s’était faite passer pour folle et avait pu vivre de l’intérieur les maltraitances abominables administrées aux patients par le personnel de l’établissement. Son récit publié dans le New York World fera grand bruit et consacrera même la naissance de ce type de journalisme baptisé par les anglo-saxons, « stunt journalism » (1).

 Italie : l’agitateur Beppe Grillo augure-t-il de la future politique 2.0 ?

par Olivier Cimelière
Beppe - Grillo portrait communication

A l’aube des élections législatives du week-end prochain, Beppe Grillo, comique italien reconverti en politicien disruptif et populiste, pourrait chambouler l’échiquier politique transalpin. Les sondages lui prêtent aujourd’hui environ 18% d’intentions de vote pour ses candidats. Fort du dédain profond qu’inspire l’establishment en Italie, le trublion alimente et amplifie sa campagne agressive en recourant intensivement à Internet et aux meetings sur le terrain. Ce phénomène présage-t-il d’une nouvelle espèce de politiciens dopés à l’influence numérique et participative ?

Que ce soit sur son fil Twitter, sa page Facebook ou son blog archi-fréquenté, Beppe Grillo ne fait jamais dans la dentelle. Alors que l’heure du scrutin se rapproche pour élire les nouveaux députés du Parlement italien, l’homme fanfaronne avec délectation à chaque billet qu’il publie en le ponctuant d’un bravache « Rendez-vous au Parlement » ! Le scénario n’est pourtant pas aussi fantasque pour celui que les médias ont surnommé le « Coluche italien » par analogie à l’homme à la salopette qui avait fait trembler les éléphants politiques français en 1981 en voulant se présenter à la présidence de la République. A la différence de Coluche qui s’était finalement retiré, Beppe Grillo a déjà converti ses convictions en magot électoral grâce à une stratégie finement rôdée sur Internet. Le 2.0 dans toute son influence ?

 Contenus en ligne : Les commentaires sont-ils plus nuisibles qu’utiles ?

par Olivier Cimelière
Troll - Radar troll communication

Au risque d’être quelque peu provocateur, je m’interroge de plus en plus sur la finalité des commentaires déposés en ligne par les lecteurs internautes. D’une saine initiative où le dialogue est  encouragé, on observe désormais une tendance accrue à la binarisation exacerbée et au défouloir gratuit. Une étude toute récente menée aux USA montre que les trolls sont source de radicalisation. Que pourrait-on faire pour enrayer cette pollution verbale tout en conservant la libre expression et le relèvement du débat ?

Au nom de la transparence démocratique, les médias en ligne (mais aussi les blogueurs, les plateformes de contenus et les sites de marques et d’entreprises) ont ouvert leurs pages aux lecteurs. A peine un article est-il publié que ceux-ci peuvent aussitôt apporter leurs remarques en complément des investigations, des analyses et des informations récoltées par le journaliste ou même par l’émetteur d’un billet. Ne boudons pas notre plaisir. Il s’agit d’une authentique avancée dans le rapport que les médias peuvent entretenir avec le reste de la société civile puisque cela n’a pas toujours été le cas.

 Blog du Communicant 2.0 : Petit tour d’horizon après … 200 articles publiés !

par Olivier Cimelière
200 - Logo Communication

200 ! C’est le chiffre exact du nombre de billets publiés à ce jour sur le Blog du Communicant 2.0. En me lançant à titre personnel le 25 mai 2010 sur la « terra incognita 2.0″, j’étais loin de me douter que ce blog deviendrait une aventure aussi longue, passionnante et pleine d’anecdotes, de rencontres et d’opportunités professionnelles. A l’occasion de ce 200ème post, je me suis dit que cela valait le coup de partager avec mes lecteurs, surtout les plus fidèles, un petit tour d’horizon des principaux faits saillants survenus depuis la naissance du blog. Loin de moi, l’idée de m’abandonner à une célébration narcissique (d’autant que je reste un blog de niche. Pas de quoi attraper le « melon » !) mais juste l’envie de donner un coup d’oeil dans le rétroviseur pour mieux mesurer le chemin accompli.

Sur les ressorts qui ont présidé à la création du Blog du Communicant 2.0, inutile de repartir dans une prose bavarde. J’ai déjà tout dit dans quelques petites interviews, notamment celles accordées à Widget Booster en mars 2011 et Conseils Marketing en octobre 2012. Comme disait un célèbre slogan publicitaire, ce n’est pas la peine d’en rajouter. Tout est dit bien que je tienne à nouveau à saluer quelques personnes qui ont diablement compté dans mon initiation digitale depuis très longtemps : Laurent Zubac (fondateur de l’Atelier Buz et auteur du design de ce blog), Benoît Chamontin (aujourd’hui consultant en communication à Montréal et auteur du blog « Geeks and Com« ), Stéphane Bordage (fondateur de l’agence Breek) et mon frère Jean-Christophe (Microsoftie de talent qui a su numériser son littéraire de frangin. Ce n’était pas gagné !).

Le plus - Le nouvel observateur

Catégories

Ma liste de blogs