
Médias sociaux : Les candidats MEDEF passés au banc d’essai

Après une première passe d’armes polémiques sur les réseaux sociaux contre la candidature finalement avortée de Laurence Parisot, sept candidats étaient jusqu’à jeudi 18 avril dans les starting-blocks pour décrocher la présidence du MEDEF le 3 juillet prochain. Grande première : tous ont eu recours aux réseaux sociaux pour cultiver leur influence, partager leurs idées pour le syndicat patronal et tenter d’attirer les votes.
Depuis, deux d’entre eux (Frédéric de Saint Geours et Jean-Claude Volot) ont jeté l’éponge dont un qui s’est officiellement rallié à Pierre Gattaz. Le Blog du Communicant a passé au crible les dispositifs digitaux de chacun. Quels enseignements peut-on en retirer ?
Twitter est-il un accélérateur de violence militante ?

Ce week-end a vu se dérouler l’épilogue nauséabond d’une passe d’armes digitale entre défenseurs forcenés du mariage pour tous et opposants farouches. Depuis plusieurs semaines, Twitter a été le réceptacle d’échanges d’insultes, de menaces et d’appels plus ou moins nuancés à la violence. D’abord verbale, la polémique a atteint son zénith avec l’agression au couteau d’un militant UMP prénommé Samuel Lafont et très en pointe dans les actions contre l’union gay. Les réseaux sociaux sont-ils des incubateurs de haine brutale ? Tentative de décryptage.
Il y a encore quelques semaines, Samuel Lafont était surtout connu des milieux militants de la droite musclée. Issu de l’UNI, syndicat étudiant et membre du conseil national de l’UMP, le jeune homme est ce qu’on appelle communément un activiste politique fortement engagé et qui n’hésite pas à le faire savoir. Il suffit d’aller faire un tour sur le site de sa société de conseil en communication et influence numérique baptisée E-Fluence pour aussitôt remarquer la tonalité droitière totalement assumée du personnage. Sitôt le projet de loi pour le mariage d’un couple du même sexe était-il engagé par le gouvernement que Samuel Lafont est monté au créneau sur son réseau favori : Twitter.
Mgr Hervé Giraud : « L’Eglise doit habiter les médias sociaux ! »

Evêque de Soissons depuis début 2008, Monseigneur Hervé Giraud est aussi le premier évêque français à avoir pleinement investi les médias sociaux pour amplifier la parole de l’Eglise catholique et toucher de nouveaux publics. Il m’a accordé un entretien absolument passionnant dans son bureau de l’évêché de la ville pour évoquer sa pratique du 2.0, sa vision de la foi sur les réseaux sociaux et les opportunités qui s’offrent à l’Eglise pour sortir de l’entre-soi et être à l’écoute du monde. Le numérique peut aussi être spirituel !
A première vue, l’idée de mêler religion et réseaux sociaux peut encore apparaître comme iconoclaste. En décembre 2012, la création du compte Twitter de Benoît XVI (@Pontifex) n’avait d’ailleurs pas été sans susciter des crispations et des craintes au sein de la hiérarchie catholique. Nombre d’ecclésiastiques redoutaient les commentaires agressifs, les blagues scabreuses ou les amalgames avec une récente actualité vaticane pas toujours limpide. Réactivé avec l’élection du Pape François, le compte Twitter qui se décline en 9 versions linguistiques rassemble aujourd’hui 4 millions de followers et enregistre près de 200 000 nouveaux abonnés par jour (1).
Carambar : Les blagues les meilleures sont les plus courtes

La poilade de Carambar aura imparablement nourri le buzz sur les réseaux sociaux et dans les médias mais elle laisse un désagréable arrière-goût de marketing manipulatoire pas forcément pas très pertinent à terme. Communicant et ex-journaliste, je ne cautionne pas ce type de coup médiatique.
Le compte à rebours s’est achevé et Carambar a jeté le masque. C’était donc une gigantesque blague : les plaisanteries potaches de la barre caramel continueront d’animer les cours de récré et les distributeurs automatiques. Le stratagème a parfaitement fonctionné mais il n’est pas sans soulever de cruciales questions déontologiques.
Carambar : Mauvaise blague ou coup de com’ génial ?

« Qu’est-ce qui est vert, qui monte et qui descend ? ». Vous séchez ? Réponse : « Un petit pois dans un ascenseur ». Cette blague potache est l’une des milliers concoctées depuis 1969 par la confiserie Carambar. Cette tradition pourrait disparaître le 15 avril. Info, manip ou intox ?
C’est peu de dire que la célèbre barre de caramel mou à mâcher a suscité un vif émoi depuis qu’elle a annoncé mercredi dernier son intention de mettre un terme aux petites blagues qui accompagnaient les papiers d’emballage de Carambar. Terminés les jeux de mots improbables ou les boutades absurdes. Place à des questions ludo-éducatives et des devinettes culturelles. Véritable repositionnement marketing, bluff pour raviver la flamme ou simple test grandeur nature ? Le Blog du Communicant passe au crible trois hypothèses.
Election à la présidence du MEDEF : Quand le Web 2.0 s’en mêle

Fraîchement élue lauréate du Grand Prix de l’e-réputation dans la catégorie « Economie », la présidente du MEDEF, Laurence Parisot obtient un joli clin d’œil pour son activisme numérique avéré depuis plusieurs années. C’est aussi, ironie de l’histoire, par le Web 2.0 qu’une pugnace opposition décoche tweets assassins et messages de défiance à son encontre depuis qu’elle tente un passage en force pour conserver les rênes de l’organisation patronale. Le champ de bataille digital pourrait-t-il être une des clés du prochain vote des grands électeurs du MEDEF ? Revue des troupes en présence et analyse.
Depuis octobre 2012, Laurence Parisot s’ingénie à dramatiser la situation économique pour mieux justifier la nécessité de lui confier un troisième mandat à l’issue des élections qui désigneront en juillet 2013, le nouveau chef de file du MEDEF. Seul hic de taille : les statuts actuels ne prévoient pas la possibilité d’une passe de trois. En toute logique, la vice-présidente de l’Ifop devrait donc s’effacer. C’est pourtant un tout autre scénario qui est en train de s’écrire où Laurence Parisot entend faire évoluer les règles du jeu pour garder son leadership. Dans une interview donnée au Monde début mars, elle a d’ailleurs été sans ambages (1) : « J’ai l’audace de pouvoir espérer être candidate ». Effet collatéral de ce scénario en force : une intense fronde 2.0 s’est déclenchée autour de ce que d’aucuns qualifient sans rechigner de « putsch à la Poutine».
Réseaux sociaux & sportifs : mariage d’amour ou de raison ?

Avec l’émergence des réseaux sociaux, nombreux sont les athlètes de haut niveau à avoir enfilé le maillot du 2.0 pour communiquer à leur façon avec les fans et les passionnés de sport. Au fil des ans, l’exercice du digital est quasiment devenu incontournable dans la réputation d’un sportif professionnel. Un exercice qui requiert toutefois tact et pertinence pour éviter de transformer l’aventure en bad buzz catastrophique. Interview exclusive avec Sylvain Caillot, un expert numérique qui accompagne de grands noms du sport.
Depuis neuf ans avec son agence de communication Interactive One, Sylvain Caillot conseille des sportifs célèbres et d’autres en devenir pour construire avec intelligence leur réputation numérique sur Internet et les réseaux sociaux. A l’instar de la préparation d’un match de haut niveau, la conversation digitale d’une personnalité sportive ne s’engage pas sans un minimum d’implication et de dextérité. Le Blog du Communicant 2.0 s’est entretenu avec Sylvain Caillot qui livre quelques clés fondamentales pour tout aspirant sportif épris de nouvelles technologies de communication.















