Valérie Trierweiler détruit des meubles à l’Elysée : Itinéraire d’une rumeur matée ?

Pendant deux jours, le Web social est littéralement entré en ébullition. Objet de cette effervescence numérique : la supposée ire dévastatrice de l’actuelle compagne du président de la République depuis la révélation d’une liaison avec une actrice. Ivre de rage, Valérie Trierweiler aurait saccagé le mobilier du bureau présidentiel pour une ardoise s’élevant à 3 millions d’euros. La rumeur s’est aussitôt propagée sur les réseaux sociaux contraignant in fine à la publication d’un démenti officiel. Petite analyse à froid des ingrédients d’un hoax ravageur mais très instructif sur les croyances sociétales.

Depuis le scoop du magazine Closer sur une potentielle relation entretenue entre François Hollande et l’actrice Julie Gayet, l’affaire a déclenché une avalanche de rumeurs qui font les délices des amateurs d’histoires en coulisses que les médias officiels voudraient taire à tout prix. La dernière en date est celle de la colère ravageuse de Valérie Trierweiler qui aurait passé ses nerfs sur les précieux bibelots du patrimoine national ornant le bureau du président de la République. Une irascible scène de ménage qui aurait été évaluée au coût astronomique de 3 millions d’euros par un mystérieux fonctionnaire. Forcément, en ces temps de crise et de disette budgétaire, la dite affaire ne pouvait que crisper des contribuables français et des opposants de tout poil. Cela n’a pas manqué. Pendant deux jours, « l’information » a circulé à coups de tweets et de likes sur les médias sociaux.

Un terreau sociétal propice à la rumeur

Rumeur VT - blablaCe n’est une information pour personne. Le degré de confiance entre le corps sociétal et ses élites politiques est au plus bas depuis des années. Sondage après sondage, le désamour suspicieux est devenu l’unique baromètre d’une large majorité de citoyens à l’égard de leurs dirigeants politiques. Dans cette exaspération générale, les médias sont tout autant vilipendés et souvent accusés d’être purement et simplement à la botte des puissants. Une récente enquête d’opinion Ipsos/Le Monde souligne que seulement 23% des Français accordent leur confiance à la télévision, la radio et la presse écrite.

Une autre étude corrobore d’ailleurs cette défiance fortement enkystée. Lors de la conférence Reputation War qui s’est tenue le 17 janvier à Paris, Opinion Way a partagé les principaux enseignements d’une enquête menée sur les Français et le phénomène de la rumeur. Dans les résultats enregistrés, l’institut remarque notamment que près de 1 Français sur 2 estime que les choses sont présentées de manière différente des faits réels dans les grands médias. Ce qui conduit 72% des personnes interrogées à aller vérifier d’eux-mêmes sur Internet en cas d’information qui les étonne. Encore faut-il bien choisir ses sources !

Dans le cas précis du courroux destructeur de Valérie Trierweiler, s’ajoutent également des paramètres à consonance plus politique. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les réseaux sociaux étaient communément reconnus pour accueillir de manière débridée la « gauchosphère » contestataire en bloc. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui prévaut avec une myriade de sites, de blogs et de profils sociaux exécrant au plus haut point le gouvernement Hollande et son cap politique jugé déviant à bien des égards. Autant de circonstances qui ne pouvaient donc que contribuer à faire proliférer un fait accréditant l’idée que le pouvoir actuel est incompétent, décadent, irresponsable, etc.

Et soudain s’insurge un « petit colonel »

Le billet d'où tout est parti

Le billet d’où tout est parti

Comme souvent dans les affaires de rumeurs digitales, le foyer des spéculations démarre par le truchement initial d’un petit blog. Intitulé « Le Colonel Actualités », le site se veut un canal d’information alternatif face au blocus journalistique supposément exercé par les grandes enseignes médiatiques. A la manœuvre depuis mars 2013, on trouve un ancien officier militaire en retraite dénommé Régis Ollivier. Dénonçant à tire-larigot des complots judéo-maçonniques et autres renoncements christiano-politiques, l’homme se présente volontiers comme un militant de droite, catholique et personnage très informé des turpitudes et des errements du gouvernement actuel.

Le 20 janvier, c’est précisément lui qui allume la mèche de la tornade colérique de Valérie Trierweiler. Sûr de son fait, il écrit sur son blog détenir un tuyau émanant d’un haut fonctionnaire du Mobilier national, témoin de la furia démolisseuse de celle qui est encore pour le moment Première Dame. Sous forme de rapport administratif, le récit comporte moult détails du saccage opéré par la concubine trompée et s’achève sur une estimation chiffrée des dégâts : 3 millions d’euros ! Régis Ollivier n’hésite pas une seconde. Désormais au parfum, il reprend la nouvelle sur son blog.

Interrogé par le magazine « Les Inrocks » sur la solidité de sa source, le blogueur ne se démonte pas (1) : « C’est une information qui avait été publiée par un de mes abonnés sur ma page Facebook. Après avoir réfléchi durant une nuit, j’ai décidé de publier cette information. Vous savez ce que c’est que l’information, je ne révèle pas mes sources. Je ne suis pas journaliste, j’ai trouvé que le récit était suffisamment détaillé en l’état, tout est à prendre au conditionnel hein ». Même si le Rouletabille du Web prend une ultime précaution, ses premiers lecteurs ne s’embarrassent pas en revanche de fioritures et s’empressent de viraliser le billet tandis que d’autres expédient des courriels aux rédactions pour narrer à leur tour la navrante et dispendieuse crise de nerfs !

Le vraisemblable fait office de vérité !

L'ouvrage à lire absolument !

L’ouvrage à lire absolument !

Si la rumeur a aussi bien fonctionné, c’est qu’elle s’appuie en partie sur des faits réels comme le raconte le magazine Closer dans son édition du 23 janvier. Furieuse de voir son cocufiage déballé sur la place publique, Valérie Trierweiler se serait ruée dans le bureau de son compagnon. Il se serait alors ensuivi une algarade monumentale et quelques bris en présence d’une dizaine de témoins selon Closer. Or, la force de la rumeur du mobilier cassée repose clairement sur les redoutables mais attestées colères dont Valérie Trierweiler est effectivement ponctuellement coutumière. Ensuite, il ne restait donc plus qu’à broder et lancer l’infernale mécanique.

Durant la conférence Reputation War, le sociologue Gérald Bronner a finement expliqué la logique implacable des rumeurs. Auteur d’un remarquable essai intitulé « La démocratie des crédules », il a expliqué aux participants qu’une rumeur se nourrit de tout ce qui peut apparaître vraisemblable tout en amalgamant quelques éléments bien concrets pour consolider la « crédibilité de l’ensemble ». Une fois cette consistance vraisemblable acquise, la rumeur vient à point nommé confirmer les ressentis de ceux qui cherchent justement des preuves renforçant leurs propres opinions et croyances. C’est ce que Gérald Bronner appelle le biais de confirmation (2) : « Aujourd’hui, on n’hésite pas entre le vrai et le faux, mais entre le vrai et le vraisemblable. Le vraisemblable est moins coûteux psychologiquement. Nous sommes mal équipés pour penser qu’une info soit, au départ, fausse : notre cerveau multiplie par 10 ou 15 chaque doute. Et justement, Internet agit comme un incubateur de mythologies contemporaines ». Ensuite, le reste n’est qu’un jeu d’enfant et la propagation peut alors commencer.

Dans cette rumeur de meubles de valeur subissant l’ire de Valérie Trierweiler, il est particulièrement flagrant de noter que ce sont majoritairement des personnes militantes de la droite dure et/ou issus des réseaux catholiques ultraréactionnaires, qui se sont empressées de véhiculer le dit scandale. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les commentaires glissés dans les tweets ci-dessous et d’aller jeter un œil aux portraits de ces twittos d’un genre particulier.

Rumeur Tweets

La caisse de résonnance s’active

Rumeur VT 3Très vite, la sulfureuse anecdote est colportée par quantité de petits sites nationalistes et ultra-conservateurs adeptes de tout ce qui peut étriller le gouvernement de gauche. Le fil Twitter de Régis Ollivier, auteur du scoop frelaté, est lui-même émaillé de commentaires à la teneur plus que douteuse. Puis des sites conspirationnistes comme « L’Observatoire du mensonge » et des sites comme « Economie Matin » entrent la danse. Sans barguigner, ils y vont de leurs analyses droitières sardoniques sous-entendant à peine que l’affaire sera étouffée car trop gênante pour le pouvoir en place !

Le tout vient de surcroît se téléscoper avec les propres « offs » fielleux auxquels se livrent certains proches de l’entourage de François Hollande à l’encontre de Valérie Trierweiler. Comme l’explique très clairement Bruno Roger-Petit sur le Plus du Nouvel Observateur, ces zélotes hollandistes alimentent une hostilité déclarée à Valérie Trierweiler dont ils ne supportent plus le comportement autoritaire. En retour, ils ne se privent guère de laisser fuiter des bribes d’infos sur les emportements rageurs chroniques de la Première Dame. Emportements qui deviennent oints de vérité médiatique lorsqu’un éditorialiste de la trempe de Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l’Express, s’empare à son tour du sujet.

Difficile dès lors de stopper cette rumeur magmatique qui charrie éléments avérés et détestations orientées. Pour tenter de couper court à ce qui commençait à s’imposer comme une histoire plausible aux yeux d’un grand nombre et après avoir adopté dans un premier temps une posture de silence pour ne pas souffler sur les braises, le staff élyséen s’est finalement résolu à relayer le ferme démenti émanant du Mobilier national sur sa page Facebook : « La rumeur qui circule sur internet, relative à une supposée destruction de mobilier au palais de l’Elysée. Elle repose sur des éléments totalement mensongers ».

Fermez le ban ? Pas si sûr !

Rumeur VT -4Après deux jours de croyances en folie et en dépit de la fin de non-recevoir officiellement opposée, l’ardeur de la rumeur n’est pas encore calmée. Certes, l’auteur du départ de feu, Régis Ollivier, a préféré supprimer l’article d’où tout est parti pour « la paix des ménages » comme il l’a tweeté et après avoir reçu une menace de poursuite judiciaire de la part de la famille Trierweiler (3). Néanmoins, même si l’article en question n’est plus disponible, les commentaires épileptiques continuent d’aller bon train.

En échangeant sur Twitter avec le journaliste Thierry de Cabarrus, lui et moi avons été rapidement pris à parti par un militant caché sous le pseudo Strogoff103 ! Pour lui, la cause est entendue. Si un démenti a été publié, c’est parce que le fonctionnaire « responsable » de la fuite a été menacé de licenciement s’il ne revenait pas sur ses propos.

Alors que nous essayons de lui rendre raison, le courageux anonyme en remet une couche en nous traitant de « bidons inféodés » à Manuel Valls et François Hollande !

Mieux ! Economie Matin relance également la machine depuis jeudi 23 avec un nouvel entrefilet annonçant victorieusement une découverte implacable : le communiqué du démenti du Mobilier national a disparu du site Web officiel. Et d’embrayer à nouveau sur des hypothèses de caviardage de la vérité et de mise à l’écart du fonctionnaire indélicat ! Bref, l’histoire est loin d’être consumée aux yeux de certains irréductibles !

Quelle issue pour rumeur sans issue ?

Rumeur VT - Belief communicationIl est fort à parier que dans la foulée de cette histoire de mobilier fracassé, Valérie Trierweiler et plus généralement le gouvernement vont devoir faire face à de nouvelles rumeurs plus ou moins inspirées de la précédente. Ceci d’autant plus que les adversaires les plus remontés n’en finissent pas de charrier des centaines d’allégations tendant à prouver que la rumeur n’est pas une rumeur !

Le sociologue Gérald Bronner confirme cette incontrôlable énergie cinétique de la rumeur (4) : « Internet a conduit à une massification de l’information : nous sommes noyés devant tant de signaux. Nous avons donc tendance à utiliser internet comme un biais de confirmation. Il est toujours possible de trouver une source qui confortera nos préjugés. Les croyants, c’est-à-dire ceux qui cherchent à faire passer un message, n’ont pas forcément raison mais ils sont plus motivés, plus actifs et peuvent développer jusqu’à des centaines d’arguments pour infirmer une théorie ».

Dans ce contexte de lessiveuse qui s’autoalimente jusqu’à l’ivresse des croyances, existe-t-il alors seulement des issues pour contrer ou enrayer les rumeurs ? Conseillère en gestion de rumeurs et docteur de l’Université de Louvain, Aurore van de Winkel a récemment identifié 4 options possibles (suite à la rumeur du 9-3) : le silence, le démenti, l’enquête et le recours judiciaire. Dans son excellent billet, elle note toutefois qu’aucune des options n’offre de solution radicale et que chacune peut même parfois aggraver le mal !

Dans ces circonstances, sommes-nous alors condamnés à être bombardés d’informations plus ou moins probables sans avoir les moyens de s’en dépêtrer de façon rationnelle ? Une chose est certaine comme le met en évidence l’étude d’Opinion Way sur les rumeurs : le Web social a clairement appuyé sur la pédale d’accélérateur à rumeurs. Pour 63% des personnes interrogées, le Web a contribué à augmenter le nombre de rumeurs en circulation. Pour 48%, Internet est même le foyer n°1 pour les engendrer et les viraliser. S’il n’existe donc pas de vaccin imparable, il n’en revient pour autant pas moins à chacun de nous de s’astreindre à un petit travail intellectuel de vérification et de recoupement à travers plusieurs sources lorsqu’une rumeur commence à sourdre. C’est encore le meilleur moyen pour ne pas se laisser embarquer par les pulsions et les croyances qui peuvent à tout moment prendre le dessus sur notre raison !

Sources

– (1) – David Doucet – « Un blogueur de droite propage une fausse information sur Valérie Trierweiler sur le web » – Les Inrocks – 22 janvier 2014
– (2) – Amandine Schmitt – « Pourquoi les rumeurs prospèrent-elles autant sur Internet ? » – Le Nouvel Observateur – 17 janvier 2014
– (3) – David Doucet – « Un blogueur de droite propage une fausse information sur Valérie Trierweiler sur le web » – Les Inrocks – 22 janvier 2014
– (4) – Amandine Schmitt – « Pourquoi les rumeurs prospèrent-elles autant sur Internet ? » – Le Nouvel Observateur – 17 janvier 2014

A lire par ailleurs sur le blog du Communicant

– « Légende urbaine : elle tweete, elle tweete la rumeur du 9-3 » – 3 novembre 2013

Autres lectures

– Benoît Deshayes – « Historique des rumeurs des chefs d’Etat » – L’Internaute – 20 janvier 2014

– Aurore van de Winkel – « Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits » – Edipro – 2012

– Gérald Bronner – « La démocratie des crédules » – PUF – 2013



16 commentaires sur “Valérie Trierweiler détruit des meubles à l’Elysée : Itinéraire d’une rumeur matée ?

  1. Senechal  - 

    Que la rumeur soit justifiée ou pas il y a cette conduite d’un Président de la République
    qui est inqualifiable ! Ce n’est un exemple pour personne. A ce stade de la renommée
    fracassante de ce personnage, a ce stade de l’impopularité, il n’a plus qu’une décision à prendre : DEMISSIONNER !

  2. Yann Gourvennec  - 

    Tout d’abord, un super billet de décryptage comme à ton habitude … chapeau !

    Par contre, d’accord avec @Lib pour la remarque. Cependant, la réponse à cette question est documentée, comme toujours, sur l’excellent site de Guillaume Brossard Hoaxbuster. Je vous laisse la découvrir. Il ne déclare pas encore la rumeur infondée, mais il en démonte les faits et les chiffres annoncés un par un.

    Ceci étant, elle a peut-être cassé un vase … ça se comprendrait.

    http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/remue-menage-l-elysee

    1. Olivier Cimelière  - 

      Merci Yann et merci également de joindre l’éclairage d’Hoaxbuster qui n’était pas encore publié lorsque j’écrivais mon billet.

      Ca rejoint très globalement ce que je me suis efforcé de décrire et ça apporte quand même beaucoup d’éléments convergeant vers une version bien loin de celle balancée par le « colonel » ! Ensuite, qu’il y ait eu de la casse, on ne le saura probablement jamais mais c’est fort probable. Quiconque a vécu des scènes de ménage ou en a vu, peut constater que les gestes vont encore plus vite que la parole :-) ! Un journal anglais a d’ailleurs évoqué un vase de Sèvres brisé.

      En dépit de ce que dit @Lib, je ne rejoins pas un camp en disant que la rumeur n’existe pas. Je dis que les proportions de l’histoire sont diablement difficiles à croire. Ce qu’Hoaxbuster dit également. Qu’il y ait eu engueulade et bris de quelque chose, je ne dis pas le contraire. Y compris dans le billet !

      Mais les vases font parfois l’histoire ! Souvenons nous de Clovis :-) !!!

      1. DIOGENE LE CYNIK  - 

        Hoaxbuster n’a jamais brillé par sa neutralité et ses capacités à détecter les rumeurs.
        Je me souviens en 2006,7 les avoir vu condamner les articles du GEAB, Laboratoire Européen d’Anticipation Politique , annonçant la crise systémique mondiale que nous sommes en train de vivre….
        Il est vrai que Franck Biancheri, à l’origine du programme Erasmus est un fervent adepte des Hoax…..

        Si ce sont là vos seules références pour détecter les hoax, …..

  3. Lib  - 

    J’ai sans doute lu trop vite, mais je n’ai pas trouvé dans votre papier d’élément objectif établissant que la rumeur est fausse.
    SI vous avez des infos spécifiques, vous devriez les partager. Sinon, vous devriez peut-être considérer cette rumeur comme « undecided » plutôt que de vous enrôler dans un des camps de croyants.

    1. Olivier Cimelière  - 

      Dans mon papier j’ai surtout focalisé sur la mécanique de viralisation et les paramètres entrant en jeu lors d’une rumeur sur le Web …

      Sur le fond de l’affaire, je pars du principe que tant qu’aucune preuve concrète, avérée et tangible n’existe pas ou n’est disponible, on reste au stade des spéculations de tout ordre. J’en reste au principe de ce bon vieux Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois ! …

      1. DIOGENE LE CYNIK  - 

        En vérité, je me fiche de savoir si Madame Trierweiler a cassé des vases précieux sur la tête de son compagnon d’alors. Ce vaudeville ne m’intéresse pas.
        Par contre, votre article est intéressant dans la mesure ou sous couvert d’analyse sociologique de la rumeur, analyse que vous prétendez neutre, vous prenez parti, tout simplement par l’utilisation d’un lexique dévalorisant et méprisant envers celui que vous nommez « le petit colonel ». Je ne vais pas vous faire la liste des expressions et autres tournures que vous trouvez neutres, mais elles sont légion.

        D’autre part, ce colonel est peut-être  » un militant de droite, catholique », que vient faire cette précision dans votre analyse « scientifique », voire « professionnelle » et neutre, comme elle se doit du coup? Les idées de ce monsieur participent-elles à la mécanique de la rumeur, à « la mécanique de viralisation et les paramètres entrant en jeu lors d’une rumeur sur le Web » … ?
        Allez, je suis sure que vous vous êtes fait violence pour ne pas le traiter de facho, tant que vous y étiez ….

        Bref, retournez en fac ou peut-être vous apprendrez à faire la part des choses entre vos idées et votre analyse.
        C’est une sociologue qui vous le conseille….

        1. Olivier Cimelière  - 

          Merci pour vos leçons de sociologue ! Etonnant qu’à votre niveau, vous ne sachiez toujours pas que des opinions politiques et des convictions religieuses peuvent amener à véhiculer des rumeurs par simple détestation du camp adverse. Relisez votre collègue autrement plus étayé qu’est Gérald Bronner, « La Démocratie des crédules » … Mais quand on ne veut pas entendre ce qui nous dérange, on attaque et on mord … C’est bien connu. Sociologue ou pas :-)

        2. Olivier Cimelière  - 

          Au fait, j’aime bien les gens qui assènent leurs idées derrière un pseudo sans jamais avoir le courage d’avancer à visage découvert et qui se réclament d’une expertise (sociologue en l’occurence) sans jamais avancer les preuves réelles … Très facile .. Trop facile de critiquer tranquillement planqué derrière son petit pseudo … Y compris sur son soi-disant site prétendant dénoncer mais sans jamais se dévoiler soi-même… Je me marre !

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